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Revue n° 40, 2000

Publication du texte final de la Charte de la Terre

PARIS — Après huit années de délibérations auxquelles ont participé plus de 100 000 personnes représentant une cinquantaine de pays, la Commission de la Charte de la Terre a publié le texte final de la Charte de la Terre à l’issue d’une réunion tenue du 12 au 14 mars 2000.

La Charte se veut être un code universel de conduite basé sur des valeurs et des principes fondamentaux qui guideront les gens et les nations vers un développement pacifique, juste et durable.

La Commission, qui est composée de 25 personnalités représentant le monde des affaires, la politique, les religions, l’éducation et l’environnement, espère que la Charte sera adoptée par l’Organisation des Nations Unies et considérée comme l’équivalent de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le préambule est à la fois une vision de l’avenir et un avertissement sévère. La Charte débute par ces mots : « Nous nous trouvons à un moment déterminant de l’histoire de la Terre, le moment où l’humanité doit décider de son avenir. Dans un monde de plus en plus interdépendant et fragile, le futur est à la fois très inquiétant et très prometteur. Pour évoluer, nous devons reconnaître qu’au milieu d’une grande diversité de cultures et de formes de vie nous formons une seule humanité et une seule communauté sur Terre partageant une destinée commune. Nous devons unir nos efforts pour donner naissance à une société mondiale durable, fondée sur le respect de la nature, les droits universels de l’être humain, la justice économique et une culture de la paix. »

La Charte souligne également la « responsabilité universelle » de l’humanité envers chacun et toute vie et déclare : « nous devons choisir d’intégrer dans notre vie le principe de la responsabilité universelle, nous identifiant autant à la communauté de la Terre qu’à nos communautés locales ».

« Nous sommes à la fois citoyens de différentes nations et d’un seul monde où le local et le mondial sont interdépendants. Nous partageons tous la responsabilité de garantir le bien-être présent et futur de la grande famille humaine et de toutes les autres formes de vie. L’esprit de solidarité et de fraternité à l’égard de toute forme de vie est renforcé par le respect du mystère de la création, par la reconnaissance du don de la vie et par l’humilité devant la place que nous occupons en tant qu’êtres humains dans l’univers. »

En moins de 25 000 mots, la version finale de la Charte énonce un code général visant à promouvoir le respect et la protection de la communauté de la vie, à restaurer l’intégrité des systèmes écologiques de la Terre, à encourager la justice sociale et économique et à défendre la démocratie, la non-violence et la paix. A cette fin, elle invite par exemple au renforcement des institutions démocratiques ainsi qu’à la promotion d’une gouvernance qui obéisse aux principes de transparence et de justiciabilité.

La Charte lance un appel urgent en faveur du libre échange et de l’application élargie des connaissances, puis incite à soutenir la coopération scientifique et technique sur le développement durable, en portant une attention particulière aux besoins des pays en voie de développement.

Selon le Conseil de la Terre, qui a géré le processus de rédaction de la Charte, celle-ci sera utilisée comme un outil au service de l’éducation formelle et non formelle et comme la référence en matière de codes de déontologie et de plans de développement nationaux.

« La Charte de la Terre est une déclaration d’interdépendance et de responsabilité et un appel urgent à la mise en œuvre d’un partenariat mondial pour le développement durable », dit le Conseil. « Les principes de la Charte de la Terre sont étroitement liés les uns aux autres. Aujourd’hui, ils présentent une conception du développement durable et énoncent des principes fondamentaux pour sa mise en œuvre. »

Pendant toute cette décennie, la Communauté internationale bahá’íe a été un partenaire international actif dans le processus de rédaction : elle a apporté ses idées, organisé des réunions pour recueillir des commentaires, et pris part à différents comités pour la Charte de la Terre.

Le document final résulte d’un processus de consultation fondé sur le consensus, ce qui lui donne sa légitimité dans le monde entier.



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Dernière mise à jour le 25/09/2017