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Revue n° 40, 2000

La religion et l’amélioration de la condition de la femme


Note de la rédaction : L’article ci-après est paru pour la première fois dans un opuscule publié par la Communauté internationale bahá’íe, à l’occasion de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes de 1995, et intitulé « La grandeur qui pourrait être la leur ». L’article, signé Janet Khan, avait pour titre « La religion, facteur de la promotion de la femme à tous les niveaux ». Nous publions cet extrait, suite à la Conférence Beijing Plus Cinq qui a eu lieu au mois de juin 2000 au siège des Nations Unies.

« L’esprit du temps veut que les femmes progressent et remplissent leur mission dans tous les domaines de la vie, devenant ainsi les égales des hommes. Elles doivent être mises sur un même pied d’égalité et jouir des mêmes droits. Ceci est ma très sincère prière. »

‘Abdu’l-Bahá

Le programme d’action de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin souligne l’importance de la sauvegarde des droits de la femme, et met l’accent sur le partage des responsabilités et le partenariat entre hommes et femmes, comme principe fondamental de l’égalité, du développement et de la paix. Il établit un calendrier de l’égalité construit sur la force de la connaissance, de l’énergie, de la créativité et des talents de la femme, pour les personnes de tous âges et de tous les milieux. Le programme d’action aborde ainsi les questions liées à la promotion de la femme d’un point de vue moral et non purement pragmatique. Pour atteindre réellement ces objectifs, il faudra nécessairement que s’opèrent des changements de valeurs, de comportements et de procédures, ainsi qu’une modification des mécanismes internes du pouvoir et des structures organisationnelles de la société.

Traditionnellement, les grandes religions mondiales ont été sources majeures de valeurs et de projets d’avenir, ainsi que des facteurs essentiels de socialisation. Les valeurs et principes spirituels qu’elles inculquent, constituent non seulement la base d’une perspective unificatrice du monde, mais elles motivent également les individus et les institutions sociales à agir selon ces principes et à s’en servir comme étalon de mesure de leur action pratique.

Les valeurs religieuses ont un potentiel double - soit favoriser la solidarité humaine, soit intensifier les processus de division et de fragmentation sociale.

Historiquement, en effet, les religions ont joué un rôle très inégal en matière de promotion de la condition féminine. Si, au cours des premières années de leur existence, les religions ont généralement eu tendance à encourager l’émancipation et la participation des femmes, elles les ont aussi, par ailleurs, radicalement tenues à l’écart et opprimées, en particulier lorsque les forces extrémistes prédominaient.

Nombreux sont les observateurs qui, tout en reconnaissant la pertinence et la pérennité des valeurs spirituelles universelles prônées par les religions, estiment néanmoins, que leur application nécessite d’être réexaminée à la lumière de la mondialisation en cours, de même que le paysage social changeant et son impact sur les femmes.

Pour illustrer ce discours, voyons comment la religion bahá’íe envisage la question, elle dont le système de valeurs affirme catégoriquement l’égalité de l’homme et de la femme dans tous les domaines de l’entreprise humaine, et dont la communauté mondiale œuvre activement à l’émancipation de la femme, en particulier dans les parties du monde où ses droits sont traditionnellement et constamment bafoués. Nous mettrons en lumière les principes moraux et spirituels dont le respect faciliterait, de notre point de vue, le nécessaire changement de valeurs requis pour la mise en œuvre effective du calendrier de l’égalité.

Reconnaître l’unité fondamentale de l’humanité est une condition préalable essentielle à l’évolution sociale et au bien-être futur de la terre et de ses peuples. Or, l’égalité des sexes fait partie intégrante de ce concept. Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi bahá’íe, a clairement prôné les droits de la femme, affirmant que « les femmes et les hommes ont été et seront toujours égaux aux yeux de Dieux ». L’âme rationnelle n’a pas de genre, et les inégalités sociales qui ont pu être dictées par d’anciens impératifs de survie ne peuvent plus se justifier à une époque où le membres de la race humaine deviennent chaque jour plus interdépendants.

Le principe de l’égalité a de profondes incidences sur la définition du rôle des femmes et des hommes. Il pèse sur tous les aspects des relations humaines et fait partie intégrante de la vie familiale, économique et communautaire. L’application de ce principe doit forcément entraîner un changement dans de nombreuses coutumes et pratiques traditionnelles. Il rejette les définitions rigides des rôles, les modèles de domination et les décisions arbitraires, et accueille les femmes dans un partenariat complet dans tous les domaines de l’entreprise humaine. Il permet de faire évoluer le rôle de l’homme et de la femme.

Ce principe de l’égalité influe également sur la façon de promouvoir la condition de la femme. Selon les écrits bahá’ís, l’humanité est semblable à un oiseau dont une aile représente la femme et l’autre, l’homme. Tant que ses deux ailes ne seront pas aussi fortes et aussi développées l’une que l’autre, l’oiseau ne pourra prendre son envol. Le développement de la femme est considéré comme vital au plein épanouissement de l’homme et comme une condition préalable à la paix.

Ainsi, les membres de la communauté bahá’íe, hommes et femmes confondus, et ses conseils administratifs démocratiquement élus partagent-ils l’engagement ferme de mettre en œuvre le principe d’égalité, tant dans leur vie personnelle et au sein de leur famille, que dans tous les aspects de la vie sociale et civique. Individus et organismes sociaux collaborent pour encourager le développement et l’émancipation des femmes ainsi que l’élaboration et la mise en place de programmes propres à favoriser leur développement spirituel, social et économique.

La religion bahá’íe accorde une place primordiale à l’éducation comme un moyen important pour rendre les femmes autonomes. Hormis l’acquisition du savoir et des valeurs morales, facteurs d’évolution sociale, l’éducation leur permet de se former l’esprit, d’acquérir un raisonnement logique et analytique, ainsi que des compétences en matière d’organisation, d’administration et de gestion, de se revaloriser et d’améliorer leur condition au sein de la communauté.

Le type d’éducation envisagé et activement encouragé par la communauté bahá’íe, renforce le rôle des mères et favorise l’esprit de coopération chez l’individu. il prépare les femmes à participer à toutes sortes d’entreprises, et leur fournit les compétences pratiques nécessaires au partage du pouvoir et de la prise de décisions.

Le système de valeurs prôné par la foi bahá’íe a donné lieu à l’émergence d’une communauté mondiale pleine de vitalité, soucieuse de promouvoir l’émancipation des femmes et d’améliorer leur condition. L’approche adoptée est réaliste et évolutionniste.

A long terme, cette religion s’engage à mettre en œuvre des plans systématiques, guidés et soutenus par le principe de l’égalité des sexes, développés en concertation et avec l’entière participation des femmes, mis en œuvre dans un esprit de coopération et bénéficiant de l’appui total de ses institutions administratives.

Ce genre d’approche vise à reconstruire la société de fond en comble et milite fortement en faveur des objectifs du calendrier pour l’égalité tel que défini dans le Programme d’action.



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Dernière mise à jour le 21/11/2017