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Revue n° 44, 2002

Un empire financier bâti à partir d’un principe spirituel

LINZ, Autriche — Fondé par Faramarz Ettehadieh au début des années 1970, l’Imperial Finanz Group est devenu entre 1980 et 1990, une entreprise multinationale ayant géré plus de 1,1 milliard d’euros au cours des 30 dernières années.

Son capital, c’était essentiellement une idée. Le jeune entrepreneur a imaginé un nouveau type d’investissement permettant à des autrichiens de condition moyenne de se regrouper pour investir dans la propriété immobilière en évitant des paperasseries interminables. Cet arrangement est connu dans d’autres pays sous le nom de société de placements immobiliers. Or, le concept était inconnu en Autriche et, vu la complexité du système de droit foncier en Autriche, on le pensait inapplicable.

M. Ettehadieh a passé outre l’avis de ceux qui pensaient que ses objectifs étaient irréalisables : « Toute ma vie, quoi que j’ai voulu faire, les gens m’ont toujours dit que ça ne marcherait pas pour telle ou telle raison. Ils pensent qu’il est impossible de faire une chose qu’ils ne peuvent visualiser. Pour faire quelque chose, il faut avoir la vision de cette chose et pouvoir la transmettre aux autres. »

Grâce à l’argent de plusieurs petits investisseurs et à un apport personnel de 2.500 Euros, le premier projet de M. Ettehadieh a été d’acheter et d’exploiter un terrain vague dévasté par les bombardements et laissé à l’abandon depuis la deuxième guerre mondiale.

« J’avais trouvé ce terrain au cœur de la ville de Linz, mais il appartenait à plusieurs personnes et tout le monde me disait qu’elles ne seraient jamais d’accord pour l’exploiter », dit-il. « Plusieurs propriétaires se chamaillaient mais je voulais qu’ils s’entendent alors je les ai réunis et leur ai fait signer, devant notaire, les papiers nécessaires. C’est ainsi qu’Imperial a démarré. » M. Ettehadieh a ensuite fait appel à une poignée de petits investisseurs pour financer l’exploitation du terrain et créer un fonds dans lequel les actionnaires pourraient acheter ou vendre librement à bon prix. C’est ainsi qu’il a construit en 1974 huit étages de bureaux.

C’est là que se trouve aujourd’hui le siège de l’Imperial Finanz Group d’où M. Ettehadieh contrôle une gigantesque société financière et d’investissements immobiliers qui gère l’argent de quelque 50.000 investisseurs, huit hôtels de charme en Autriche et en Italie et plus de 70 petits centres commerciaux en Autriche, Allemagne, Hongrie, Italie et Espagne.

« C’est très nouveau et très dynamique », dit Peter Muzik, rédacteur en chef du Wirtschaftsblatt, qui est aujourd’hui le seul quotidien financier autrichien et qui a été cofondé en 1995 par M. Ettehadieh. « Il est très compétent en affaires et il a trouvé de nombreux nouveaux domaines à explorer. »

De son côté, Faramarz Ettadieh attribue son succès au fait que pour créer sa société il a appliqué à la lettre quelques règles de conduite simples empruntées aux principes spirituels de la foi bahá’íe. « Après avoir bien réfléchi à tous les détails, il se trouve qu’en appliquant certains principes vous finissez par avoir du succès sur le long terme », dit M. Ettehadieh. « Mais, si vous ne les respectez pas, au bout du compte, vous échouerez. »

Ces principes, précise-t-il, se résument aux vertus élémentaires qui sont enseignées par chaque religion. Il s’agit notamment de l’importance de l’honnêteté, de la loyauté totale et de la prédominance de l’altruisme sur l’égoïsme.

Par exemple, son idée de société de placements immobiliers lui est venue en partie de son appréhension des principes d’équité et de justice qui l’ont amené à se demander comment il pourrait engager des investissements stables et rentables pour les hommes et les femmes de condition moyenne.

M. Ettehadieh explique sa démarche : « Les pauvres, et même ceux qui appartiennent à la classe moyenne, n’ont pratiquement aucun moyen d’acheter un terrain ou de réaliser un projet immobilier quelconque, mais avec nous ils peuvent mettre de l’argent de côté tous les mois et au bout de 20 ou 30 ans ils auront économisé une somme importante dans quelque chose de solide. »

M. Ettehadieh a aussi veillé à ce que ces investissements soient le plus rentables possibles en mettant l’accent sur un autre principe spirituel : le service.

« Le profit est le principal objectif de nombreuses sociétés », dit-il encore. « Et parfois, ça marche à court terme. Mais notre démarche vise avant tout à rendre service à nos clients. Puis à utiliser les profits pour montrer qu’on est au service des gens. »

Le « Club Cordial », ou système d’hôtels en temps partagé, montre qu’on peut réussir en mettant l’accent sur le service.

Les programmes traditionnels de temps partagé obligent les gens à acheter une période donnée dans une station donnée, habituellement par tranches hebdomadaires. Commercialisés à la fois comme un investissement et comme un moyen d’abaisser le coût des vacances, ces programmes ont aussi été critiqués parce qu’ils obligent parfois les clients à aller au même endroit à la même période de l’année.

Le Club Cordial permet à ses clients d’acheter et de cumuler des « points » dans le système au lieu de devoir une « prestation » à un moment et dans un lieu donnés. Ainsi, le client/investisseur est-il plus un actionnaire qu’un client de l’hôtel.

« Ce système est absolument unique en Europe », dit M. Ettehadieh, expliquant que c’est en pensant tout d’abord au client qu’il a eu cette idée. « Avec les autres systèmes en temps partagé, vous pouvez par exemple acheter des points mais vous ne pouvez pas accumuler de vraies parts. C’est le principe du service qui change tout. »

M. Ettehadieh a également construit en Autriche plus de 70 centres commerciaux, tous situés en dehors des centres urbains. « Au départ, personne ne voulait financer ces projets », dit-il. « On disait que personne ne voudrait prendre sa voiture pour faire ses courses. Mais au fil du temps l’idée a fait son chemin. »

Par ailleurs, M. Ettehadieh a créé en 1995 un nouveau quotidien financier Wirtschaftsblatt. « L’objectif était d’être constructif et non négatif », dit M. Ettehadieh. « Nous voulons donner au lecteur une information utile. Nous voulions éviter les futilités telles que les ragots. »

Les perspectives d’avenir de M. Ettehadieh et l’orientation qu’il prend sont assurément positives.

Imperial s’est constamment développé dans d’autres pays, notamment en Europe de l’Est, visant à offrir aux petits investisseurs la meilleure garantie financière possible.

En 1992, le groupe a fondé la Partner Bank qui s’occupe de ses activités croissantes dans le domaine de la gestion de portefeuilles et des opérations de banque privée. La Partner Bank s’est aujourd’hui séparée juridiquement et économiquement d’Imperial et est entièrement aux mains de la fondation Ettehadieh, elle-même créée essentiellement dans le but de promouvoir le développement économique et social de l’hémisphère Sud.

Au milieu des années 1990, M. Ettehadieh a fondé Two Wings Network, organisation non gouvernementale qui vise à établir des partenariats Nord-Sud afin de renforcer les capacités des femmes [Voir article sous le titre « Two Wings Network – Cette entreprise de développement ... » dans le même numero.].

Marié depuis plus de 23 ans, M. Ettehadieh est très attaché à sa femme et à ses enfants. « Ma femme, Bahia, est architecte et non seulement elle s’intéresse généralement à mon travail mais elle a aussi participé à la décoration de nos hôtels », dit-il. « Nous sommes de vrais partenaires en ce sens que nous nous soutenons et nous encourageons mutuellement pour développer nos capacités au maximum, avoir une vie de famille harmonieuse et être au service de la société. »



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Dernière mise à jour le 20/09/2017