The earth is but one country and mankind its citizens --

 Baha'u'llah
ONE COUNTRY ONE COUNTRY EN ONE COUNTRY FR

Pour les dernières nouvelles concernant la Communauté Internationale Bahá’íe en anglais, se référer au site : Bahá'í World News Service
Revue n° 41, 2001

A Maurice, l’éducation est l’une des priorités du Comité sur la pauvreté

MAURICE — Avec l’expansion de l’industrie manufacturière et touristique, l’île Maurice a très vite acquis la réputation de « Tigre de l’Océan Indien ».

Le niveau de vie des mauriciens s’est beaucoup amélioré ces dernières années. Cependant, l’île comporte encore plusieurs zones très défavorisées au sein desquelles des familles entières sont entassées dans des taudis et où les enfants sont soumis à des conditions inhumaines et souffrent parfois de malnutrition.

Le Comité sur la Pauvreté

Pour combattre ce fléau, le Président de la République, M. Cassam Uteem, a institué en 1997 un « Comité sur la Pauvreté » ainsi qu’un « Presidential Educational Trust », cherchant ainsi à initier « un élan national pour lutter contre la pauvreté ».

« Le Comité sur la Pauvreté a été institué par la Présidence après une étude pluridisciplinaire sur le phénomène de l’exclusion à Maurice et après un constat des conditions de vie déplorables dans certaines régions du pays », précise M. Uteem.

L’objectif est d’initier et d’encourager des actions pour éliminer la grande pauvreté dans le pays. L’éducation et le logement sont les domaines d’intervention prioritaires.

Plusieurs projets pilotes ont été mis en oeuvre pour venir en aide aux enfants qui, faute de moyens, ne fréquentaient pas l’école ainsi qu’aux sans abris dont les maisons ont été détruites par des cyclones.

Education

L’une des initiatives du Comité sur la pauvreté a été de permettre à 20 enfants défavorisés de Camp Firinga d’aller à l’école.

Jusqu’alors, l’école n’était pour eux qu’un rêve irréalisable. Ils se contentaient de voir passer devant eux d’autres enfants de la région qui pouvaient aller à l’école car leurs parents en avaient les moyens.

« Dès le départ, nous nous sommes rendus compte de l’importance de l’éducation - dans le sens large du terme - dans le combat contre la pauvreté », précise M. Uteem. « Par conséquent, nous nous sommes attelés à accentuer nos efforts pour faire passer ce message aux parents. Nous avons compris que rendre l’éducation, qui est gratuite à Maurice, accessible aux enfants ne suffisait pas et qu’il fallait réunir les conditions nécessaires pour que les enfants de différents milieux et couches sociales bénéficient des mêmes chances et opportunités. »

Grâce aux efforts du Comité sur la pauvreté, les enfants défavorisés de Camp Firinga vont désormais à l’école pré-primaire « Le Terasson ».

« Je suis contente de pouvoir aller à l’école. Ici, on mange, on chante, on apprend, on fait de la peinture ! », s’exclame Déborah, 4 ans, qui arbore, tout comme ses petits camarades un visage souriant. A l’école « Le Terasson », on écoute les élèves avec attention et on les traite comme des enfants à part entière.

« Ces enfants sont venus avec leur bagage difficile à surmonter de par leur niveau de vie et les relations qu’ils ont à la maison. Même leur langage était différent », explique Mme Coopamah Kundasamy, la directrice de l’école.

« Néanmoins, on sait comment s’y prendre. Il a fallu beaucoup travailler pour initier les enfants à un environnement différent. Maintenant, ils parlent le français et le plus encourageant, c’est qu’ils sont plus sûrs d’eux-mêmes. Ils participent également à une classe de moralité. Aujourd’hui ce sont des enfants très cultivés et même plus doués que certains autres enfants qui n’ont pas connu les mêmes difficultés dans la vie. Tout ce dont ils avaient besoin, c’était une direction. Leurs progrès nous font extrêmement plaisir. »

Mme Kundasamy a également tenté de sensibiliser les parents en insistant pour qu’ils s’occupent d’avantage de leurs enfants.

En plus des enfants de Camp Firinga, deux autres régions, dont Grand Sable et Vallée Pitôt, ont été choisies par le Comité sur la pauvreté pour venir en aide aux enfants défavorisés. C’est ainsi qu’un total de 83 enfants de 3 à 5 ans sont suivis dans leur scolarité. Cet accompagnement scolaire, qui prend diverses formes, se fera jusqu’à ce que les enfants atteignent l’âge de 15 à 18 ans.

Jumelage

Afin de permettre à ces enfants de côtoyer des camarades d’autres milieux, un nouveau projet prévoit le jumelage d’une école internationale de l’île Maurice avec les écoles maternelles où sont inscrits les enfants défavorisés.

Une cinquantaine d’enfants de l’école internationale parraineront chacun un enfant défavorisé, permettant ainsi à des enfants issus de classes sociales très diverses de partager leur expérience et leurs connaissances.

- Homa Mungapen-Azadi



back to top




Page d'accueil | Langues | Recherche | A propos  | Nations Unies
 | Interreligieux | Profil | Perspective | Paix | Education | Arts
 | Développement | Livre | Environnement | Femmes | Prospérité mondiale | Droits de l'homme

La revue en ligne de la Communauté Internationale Bahá'íe
Copyright 2005 © par la Communauté Internationale Bahá'íe
Copyright and Reprint Permissions
Dernière mise à jour le 25/09/2017