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Revue n° 41, 2001

Les « projets mondiaux » de l’Exposition universelle : une nouvelle Tour Eiffel ?

L’Exposition universelle de la fin du millénaire, l’Expo 2000, tenue à Hanovre au tournant du millénaire, a introduit deux nouveautés importantes dans l’histoire des expositions universelles. Tout d’abord, ce ne sont plus uniquement les nations qui ont présenté leur histoire, leurs particularités et leur vision de l’avenir. En second lieu, pour la première fois de son histoire, l’exposition ne s’est pas tenue dans un seul lieu.

Ce que l’on a appelé les « projets mondiaux » a été un élément fondamentalement nouveau. Un jury international a choisi au total 767 projets exemplaires présentés par 124 pays et qui, dans les domaines suivants : l’homme, la santé, l’alimentation, la connaissance, le travail, l’énergie et les besoins fondamentaux de l’homme, remplissaient le mieux les critères suivants :

- le développement durable
- l’application de solutions pratiques
- la prise en compte des besoins futurs
- l’exemplarité
- des partenariats nouveaux.

Chaque projet a été intégré dans l’exposition. Ainsi, l’Expo 2000 s’est déroulée dans 767 endroits, plus un : Hanovre.

Une centaine de ces projets ont été regroupés dans le Pavillon international, 300 autres ont été exposés dans les différents pavillons des nations et dans le parc à thèmes et ont fait l’objet de conférences sur le « dialogue mondial ». Tous les projets ont été présentés sur Internet en anglais, allemand, espagnol et français.

Un tel regroupement de projets tournés vers l’avenir, la recherche de solutions aux problèmes et un tel foisonnement d’idées novatrices et concrètes pour le développement durable sont inédits.

Et ensuite ? Peut-on croire en quelque chose de durable ? Ou bien, s’agit-il seulement d’un feu de paille qui s’est éteint le 31 octobre 2000 à la clôture de l’exposition ?

Ces questions trouvent d’elles-mêmes une réponse à partir du moment où l’on s’interroge sur l’utilité d’une collaboration durable à travers ces projets axés sur des solutions. La mondialisation qui touche actuellement presque tous les domaines de la société, apporte une réponse claire et positive.

La société civile, représentée par les ONG, les associations de consommateurs, les communautés religieuses et d’autres organismes non gouvernementaux et sans but lucratif, entre dans une nouvelle phase de développement. Pendant des décennies, elle a été essentiellement l’avocat, ou plutôt la « conscience du monde » au regard des nombreux problèmes écologiques, sociaux et humanitaires qui empêchent l’humanité de se muer en une société mondiale. Aujourd’hui, la société civile devrait avoir son mot à dire dans tous les processus de prise de décision concernant les questions clés de l’avenir de l’humanité.

Depuis la conférence de Rio sur l’environnement en 1992, suivie par toute une série de conférences de l’ONU, une transformation, qui s’accélère, s’est peu à peu amorcée : la société civile devient de plus en plus le partenaire à part entière du dialogue mondial entre le monde économique, le monde politique et la société civile.

De ce fait, le rôle de la société civile évolue. Elle ne se contente plus de présenter des exigences aux décideurs politiques et économiques ou de faire des propositions pour la formulation de déclarations d’intention ou d’accords, mais on fait de plus en plus, appel à sa compétence pour trouver des solutions.

Dans la recherche de solutions efficaces et durables, elle joue un rôle clé. En effet, la politique et l’économie sont encore trop prisonnières, l’une des intérêts nationaux et l’autre d’une réflexion à courte vue. Les acteurs de la société civile mondiale sont beaucoup moins gênés pour formuler des valeurs et des exigences générales. Ils sont aussi plus libres pour formuler des solutions valables pour tous.

Comment la société civile peut-elle s’adapter à cette nouvelle situation ? Que doit-elle faire pour faire entendre sa voix dans les forums internationaux, autour des tables rondes internationales tout en faisant preuve d’une compétence aussi solide qu’innovante ?

Ce n’est pas par hasard que la société civile se trouve aujourd’hui dans une phase d’internationalisation en ce qui concerne ses efforts, ses échanges de vues et d’expériences et sa collaboration entre les frontières. La mise sur pied d’un réseau de projets mondiaux particulièrement axés sur la recherche de solutions peut être très précieuse. Un tel réseau peut renforcer de façon décisive les processus d’apprentissage au sein de la société civile, tout en lui permettant d’être prise au sérieux dans les réunions internationales où elle se retrouve aux côtés des acteurs de la vie politique et économique.

L’humanité se trouve aujourd’hui sur le chemin tracé par Bahá’u’lláh au siècle dernier, alors qu’il parlait de la terre comme d’un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens. Nous sommes encore loin de comprendre ce que cela signifie et comment nous devons créer les conditions de l’unicité de l’humanité. Un réseau de projets de développement durable axés sur des solutions concrètes et menés par des experts peut permettre d’accélérer ce processus d’apprentissage au niveau mondial.

Peter Spiegel



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Dernière mise à jour le 24/11/2017