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Revue n° 49-50, 2004

Un festival de cinéma honore la créativité des réalisateurs bahá’ís

EDMONTON, Canada — Parmi tous les festivals, le festival du film bahá’í n’était certainement pas le plus important, ni le plus célèbre, ni encore le plus médiatisé.

Néanmoins, ce qu’il a révélé de la créativité artistique des bahá’ís ainsi que de leur approche envers la création cinématographique en fait un événement très intéressant.

Organisé par trois bahá’ís du Canada, CEBfest 2003 a été le premier festival de films sur des thèmes bahá’ís.

« Le nombre de réalisateurs qui font ici des films bahá’ís ou inspirés par la foi bahá’íe a surpris tout le monde », dit Tobin Smith, l’un des organisateurs de CEBfest et réalisateur lui-même. « Nous pensions présenter cinq ou six films », dit-il. « Or, en fin de compte, il y en a eu une quinzaine. »

De plus, la variété et la qualité des films ont été applaudies. « Cette diversité a été très enrichissante », dit Tara Rout, 25 ans, une des organisatrices du festival et également étudiante en droit. « Le festival a dépassé toutes nos attentes en termes de qualité artistique. Les films étaient à la fois stimulants pour l’esprit et divertissants. »

Au-delà du divertissement, le festival visait un but précis : transmettre des valeurs positives par le truchement du cinéma.

« Le but de la religion est de rendre le monde meilleur et le seul moyen d’y parvenir est de changer les cœurs », dit encore Tar Rout. « C’est sans doute à travers l’art que l’on touche le mieux le cœur des gens. Comme le cinéma est actuellement l’expression artistique la plus accessible au grand public, il semble être le moyen idéal pour transmettre des messages aux gens et élever l’esprit. »

Les films étaient en majorité des documentaires. « Tous racontent en quelque sorte l’histoire de la foi ou une démarche personnelle à l’intérieur de la foi », dit M. Smith. Ils montrent que « nous consacrons beaucoup de temps à notre foi et qu’elle n’est pas uniquement l’affaire d’un jour par semaine ».

Pour Gretchen Jordan-Bastow, réalisatrice d’un film sur la peinture de sable des Navajo, ce festival a fourni l’occasion rare de voir réunis des films sur les valeurs morales, sociales et spirituelles.

« Aujourd’hui, les médias nous abreuvent de récits de meurtres, de guerres et de violence en tous genres qui rabaissent la société et découragent l’esprit humain », dit Mme Jordan-Bastow, productrice et réalisatrice depuis plus de 16 ans.

« Les films bahá’ís cherchent à mettre en avant tout le bon travail qui est accompli par les gens de bonne volonté aux quatre coins du monde. »

« Les bahá’ís conçoivent l’art comme un tout », dit Angela Rout (la soeur de Tara Rout) qui a présenté un film. « L’art est enrichissant, utile, il fait partie de notre vie quotidienne. Il nous élève, nous rappelle la vraie finalité et la noblesse de l’homme. »

« L’empreinte spirituelle de ce festival le rend très différent », dit Angela. Selon un autre réalisateur, Ramin Eshraghi Yazdi, les films peuvent servir le progrès social. « L’art doit avoir une finalité et une fonction qui le transcendent et nous inciter à réfléchir, encourager la consultation ou élever l’esprit par le biais de la forme esthétique », dit-il.

Chaque nouvelle religion a suscité le développement des arts et inspiré chez ses disciples une forme privilégiée d’expression artistique : la peinture avec le christianisme, l’architecture avec l’islam, la sculpture avec l’hindouisme et le bouddhisme. Les organisateurs espèrent que le festival déclenchera le développement du cinéma bahá’í.

« Ce que nous voulons, c’est essayer de transformer le cinéma en général de manière à produire plus de films qui fassent réfléchir et cherchent à changer le monde », dit Tara Rout qui se dit « fan de cinéma ».

« Je pense que tous les films qui sont présentés ici nous apportent quelque chose, pour nous éduquer, nous expliquer les choses ou nous apporter un espoir », dit-elle. « Ce n’est pas un film qui changera tout, mais de tous ces films jaillira peut-être la petite étincelle à laquelle nous n’avions encore jamais pensé. »



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Dernière mise à jour le 24/11/2017