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 Baha'u'llah
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Revue n° 49-50, 2004

Epuration culturelle
ou comment détruire une communauté en effaçant sa mémoire


Voilà 25 ans que le gouvernement de la République islamique d’Iran livre une guerre sans merci aux bahá’ís, une minorité religieuse paisible et respectueuse des lois. Plus de 200 responsables de cette communauté ont ainsi été mis à mort, des dizaines de milliers de bahá’ís ont perdu leur emploi, plusieurs milliers d’autres ont été contraints à l’exil, les jeunes interdits d’études supérieures et les retraités privés de leurs pensions sans autres formalités. En 1991, le chef suprême de la révolution, Ali Khamenei, signait un document officiel énonçant les mesures à prendre par le gouvernement iranien pour étrangler lentement cette communauté.

Les mollahs extrémistes vouent une haine si forte aux bahá’ís que pour mieux éradiquer leur religion, ils tentent désormais d’effacer toute trace de son existence dans le pays de sa naissance, suivant en cela l’exemple des Talibans face aux imposantes sculptures bouddhistes de Bamian, en Afghanistan. Les bahá’ís ont ainsi assisté, impuissants, à la démolition d’un lieu de pèlerinage essentiel pour eux et leurs coreligionnaires dans le monde, un joyau de l’admirable passé de la cité de Chiraz : la demeure du Báb, un des deux fondateurs de leur religion. Leurs cimetières ont été confisqués, les tombeaux de leurs personnages historiques détruits au bulldozer ; enfin le sépulcre de Quddus, un de leurs apôtres, profané.

En juin dernier, une équipe de démolition a investi un monument historique, précieux modèle d’architecture islamo-iranienne. La demeure ainsi saccagée appartenait à un grand homme d’Etat du XIXe siècle, éminent calligraphe et homme de lettres musulman, Mirza Abbas Nuri. « Comment a-t-on pu démolir, au beau milieu de la journée, l’essence même de notre patrimoine culturel? » s’interrogeait alors courageusement un journal de Téhéran.

La réponse est consternante de simplicité : le fils de Mirza Abbas Nuri, Bahá’u’lláh, est le fondateur de la foi bahá’íe, une religion qui prône l’abolition de tous les préjugés, la recherche indépendante de la vérité, l’égalité entre femmes et hommes, l’accès à l’éducation pour tous, l’harmonie entre science et religion et la paix universelle. Toutes raisons suffisantes aux religieux fanatiques pour taxer les bahá’ís, disciples de Bahá’u’lláh, d’hérésie et d’apostasie, impliquant la mort.

Or, dans leur volonté farouche de débarrasser l’Iran de sa communauté bahá’íe et de faire disparaître jusqu’à son souvenir, voici que les fondamentalistes au pouvoir se mettent à détruire le patrimoine culturel de leur propre pays. Ils ne semblent pas avoir conscience qu’ils en sont les dépositaires au nom de l’humanité.

Il est grand temps assurément que les Iraniens du monde, où qu’ils se trouvent, élèvent la voix pour protester contre ces profanations délibérées.

Les bahá’ís de France

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Dernière mise à jour le 22/11/2017