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Revue n° 55-56, 2007

À Oxford, une conférence sur le changement climatique met l’accent sur la nécessité d’une action collective

OXFORD, Royaume-Uni — Le défi du réchauffement climatique appelle une action collective et un renforcement important de la coopération internationale.

Ce constat est l’une des conclusions présentées par les participants à une conférence sur la relation entre « Science, foi et changement climatique » tenue au Balliol College au mois de septembre 2006.

Le changement climatique « met à l’épreuve la capacité de l’homme à faire face à un défi collectif », a déclaré Halldor Thorgeirsson, secrétaire exécutif adjoint du Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC). « La solution elle-même modifiera profondément le système de coopération entre les gouvernements. »

Dans son allocution intitulée « Réponse de la communauté internationale au changement climatique », M. Thorgeirsson a expliqué que le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement du climat est aujourd’hui bien établi scientifiquement et « suffisamment évident pour justifier que des mesures soient prises sans tarder ».

« Dans ce domaine, personne ne peut résoudre le problème tout seul », a-t-il ajouté.

La conférence était organisée par l’Agence bahá’íe pour le développement économique et social et le Forum international de l’environnement (FIE), une organisation d’inspiration bahá’íe. Plus de 60 personnes représentant sept pays y ont assisté et 115 autres se sont inscrites pour une participation sur Internet.

Des spécialistes en sciences naturelles, sciences politiques, économie et psychologie étaient également présents. Ils ont tenté d’examiner les questions liées au changement climatique d’un point de vue interdisciplinaire.

Arthur Dahl, président du FIE, a expliqué que l’objectif de la conférence était « de réunir ces perspectives, de les relier les unes aux autres » et « d’engager la communauté bahá’íe dans un processus lui permettant d’appliquer des principes spirituels aux problèmes auxquels le monde est confronté ».

Ancien directeur général adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement, Arthur Dahl a prononcé un discours liminaire sur les « perspectives scientifiques et religieuses » du changement climatique, indiquant que la plupart des scientifiques s’accordent à présent pour prédire un réchauffement climatique important dans les prochaines années.

« Le changement climatique va forcer l’humanité à reconnaître son unité », dit-il. « Des écosystèmes tout entiers vont sans doute se déplacer très loin. »

« Nous assistons à des changements d’une ampleur sans précédent sur cette planète. Le niveau de la mer monte et tout indique que cela va continuer, avec d’autres conséquences comme l’insécurité alimentaire ou les pénuries d’eau, par exemple. »

Au-delà des solutions techniques, il faudra chercher à appliquer des principes éthiques et spirituels de façon à créer « des modèles économiques nouveaux fondés sur les valeurs » et visant à créer un « ordre social dynamique, juste et prospère ».

Selon M. Dahl, la religion peut jouer un rôle clé dans le renforcement du cadre éthique d’action sur le changement climatique en éduquant les populations « aux valeurs et à la responsabilité globale », en suscitant « la motivation à changer », et en encourageant les sacrifices nécessaires pour établir un développement durable.

D’autres intervenants ont souligné certains aspects spécifiques du changement climatique, tels que ses effets probables sur des régions et des secteurs particuliers de la société. Ils ont affirmé que pour limiter les effets du réchauffement de la planète, tant les sociétés que les individus doivent changer de comportement.

Lars Friberg, chercheur à l’université de Postdam, a parlé de l’impact du changement climatique sur les pays en développement. « L’Afrique sera la plus touchée par le changement climatique », dit-il. « Un modèle a établi qu’avec un réchauffement de 1,8 à 2,6 degrés les précipitations diminueront de 40% en Afrique. »

Minu Hemmati, psychologue clinicienne, a parlé de l’impact probable du changement climatique sur les femmes à travers le monde. Elle note qu’entre 60 et 75% des pauvres à travers le monde sont des femmes.

« Les pauvres souffrent d’avantage du changement climatique », dit-elle. « C’est pourquoi les femmes seront les plus touchées. » Elle observe cependant que les femmes ont une meilleure perception du risque et donc qu’elles sont mieux à même de mesurer l’impact du changement climatique et plus aptes à comprendre que nous devons changer dans notre mode de vie.

Augusto Lopez-Claros, économiste en chef et directeur du Global Competitiveness Program du Forum économique mondial, a présenté un exposé intitulé « Quels sont les systèmes et les politiques économiques compatibles avec la protection de l’environnement ? »

S’appuyant sur des études qu’il a menées pour le compte du Forum, M. Lopez-Claros a indiqué que les 20 premiers pays en termes de politiques environnementales sont aussi parmi les 20 premiers en termes de bilan économique global. « Il existe une corrélation positive entre la responsabilité écologique et sociale et la compétitivité économique. »

— Jody Koomen



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