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Revue n° 6, 1990

De nouvelles démarches en faveur d’une action globale sur l’environnement discutées à la conférence de Bergen, en Norvège

Selon Messieurs Ervin Laszlo, Arne Næss et Robert White, seul un changement radical dans les comportements en matière d’environnement peut nous éviter une catastrophe écologique

BERGEN, Norvège — Au cours de la conférence écologique tenue en mai 1990 à Bergen et intitulée « une action pour un avenir commun », contrastant avec les débats politiques et techniques souvent contestés parmi les représentants de gouvernements, trois spécialistes de l’environnement exposent une vision de la conscience écologique intégrant science, philosophie et spiritualité.

S’exprimant lors d’une table ronde organisée par les bahá’ís en marge de la conférence, M. Ervin Laszlo, délégué de l’Italie, M. Arne Næss, de la Norvège et M. Robert White, du Canada, ont déclaré que seul un changement radical dans les attitudes de l’humanité en matière d’environnement peut éviter une catastrophe écologique à l’échelle planétaire.

Lors d’un séminaire tenu le 11 mai sur le thème des « limites internes de l’humanité face à un développement durable », chacun des trois orateurs précités a présenté une voie très large, et pas totalement dissemblable, pour une reformulation de la démarche de l’humanité face aux préoccupations écologiques, suggérant que le seul espoir qui nous reste réside dans l’acceptation de comportements à la fois holistiques, planétaires et écologiques dans notre approche en matière de développement et de civilisation.

Des changements internes sont nécessaires

« Sortir l’humanité de la situation difficile dans laquelle elle se trouve actuellement exige des transformations internes, une révolution humaine et humaniste mobilisant des valeurs et des aspirations nouvelles, soutenues par de nouveaux degrés d’engagement personnel et de volonté politique », a déclaré M. Laszlo, célèbre interprète de la philosophie des systèmes. « Je ne pense pas », a-t-il ajouté, « qu’il existe un autre remède pour notre monde qu’une conscience nouvelle ».

Ervin Laszlo, qui est membre du Club de Rome, conseiller scientifique auprès de l’UNESCO et directeur de l’Académie de Vienne pour l’étude du futur, a dit que les vraies limites de l’humanité sont liées aux valeurs et attitudes intérieures, et non aux ressources extérieures.

« Nos valeurs, nos croyances et nos actes se résument à de vastes tendances d’ordre économique, culturel et politique qui déterminent les voies que choisit l’humanité vers le futur », estime-t-il.

La conférence de Bergen, qui a rassemblé des ministres des gouvernements de 34 pays, des Organisations internationales non-gouvernementales (ONG) et des représentants de groupements et mouvements écologiques du monde entier, était organisée par le gouvernement norvégien en coopération avec la Commission économique pour l’Europe et en consultation avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Parallèlement à la conférence, la communauté bahá’íe de Norvège et la Communauté internationale bahá’íe ont mis sur pied le séminaire sur « les limites internes », ainsi que des réunions avec Messieurs Laszlo, Næss et White.

M. Næss avait forgé, en 1973, le terme d’« écologie profonde » et a, depuis lors, été à l’avant-garde du mouvement de l’écologie profonde. Il a déclaré que l’humanité doit rapidement définir des normes centrées sur un « développement global à long terme, soutenable sur le plan écologique ».

« Un pays ne se développe pas de manière durable si l’écologie n’est pas aussi développée de manière durable », a dit cet ancien professeur de philosophie.

Ecologie profonde

L’écologie profonde, au lieu de rechercher simplement des solutions techniques, tente de pénétrer au cœur même des vues les plus profondes sur la nature et de trouver un terrain commun entre les plus nobles idéaux de la civilisation d’une part et, de l’autre, la beauté, la complexité et le mystère de la nature.

Le paradigme naissant d’une « conscience écologique » est fondé sur l’optique d’une science et d’une technologie qui ne reposent pas sur l’exploitation et ceci exige une transformation des consciences afin que, cessant de considérer le monde comme un immense réservoir de ressources à exploiter et à consommer, elles se mettent à regarder l’humanité comme une entité vivante faisant partie de l’écosphère.

De son côté, M. Robert White, représentait le Bureau de l’environnement de la Communauté internationale bahá’íe. Il a montré la contribution de la Foi bahá’íe qui formule les bases spirituelles d’une société fondée sur l’équilibre écologique. « La Foi bahá’íe », a-t-il dit, « pourrait offrir un nouveau modèle de transformation et de ré­orientation, à un moment où l’humanité recherche une nouvelle vision qui soit compatible avec la durabilité. »

« En mettant l’accent sur l’unité et la pensée évolutionniste, la Foi bahá’íe offre une vision de la nature qui reflète à la fois la sagesse animiste et la notion écologique contemporaine », a-t-il ajouté.

Selon lui, l’humanité est appelée à devenir cynique et désespérée quant aux perspectives humaines si elle ne se dote pas d’une vision d’intégralité pour nous-mêmes et pour notre monde. « La Foi bahá’íe offre une vision qui motive chacun d’entre nous et favorise une transformation globale », a-t-il ajouté. La clé d’une telle vision réside dans la reconnaissance que l’évolution culturelle de l’homme est un processus délibéré et organique au sein de l’évolution vitale sur cette terre.

« Les enseignements et les institutions de la Foi bahá’íe peuvent être perçus comme rien moins que la vision et le noyau d’un ordre mondial fondé sur le principe spirituel central de l’unité », a conclu M. White. « Seule l’acceptation totale de ce principe organique d’unité peut libérer l’énergie constructive et la volonté requise pour opérer les changements d’une portée considérable qui demeurent indispensables. »

— Par Thor Henning Lerstad



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Dernière mise à jour le 25/09/2017