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 Baha'u'llah
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Revue n° 11, 1992

La vision unificatrice de Bahá’u’lláh

A la veille du troisième millénaire, le genre humain se voit confronté à l’impérieuse nécessité de trouver une approche cohérente et harmonieuse de la nature de l’homme et de la société. Dans son empressement à répondre à cette exigence, notre monde a été ébranlé, depuis un siècle, par une succession de bouleversements idéologiques qui semblent maintenant s’essouffler.

La passion investie dans cette recherche acharnée témoigne, malgré ses résultats décevants, de l’intensité de l’aspiration. Mais sans une certitude partagée quant au sens et à la finalité de l’histoire des hommes, on ne peut espérer jeter les bases d’une société mondiale, dans laquelle chaque être humain pourrait pleinement s’engager.

Telle est, selon les bahá’ís, la vision développée dans les écrits de Bahá’u’lláh. Dans One Country, notre but étant de décrire les activités actuelles des communautés bahá’íes à travers le monde, les articles n’ont directement été centrés ni sur Bahá’u´lláh ni sur la Foi bahá’íe. Et, pourtant, ses écrits exercent une influence décisive sur la physionomie des communautés bahá’íes et leur développement futur. Au cours de cette année, ces communautés observeront une année sainte spécialement dédiée à la commémoration du centenaire du décès de Bahá’u’lláh [Voir article sous le titre «Des manifestations sont prévues dans le monde... » dans le même numéro]

Bahá’u’lláh naquit en Perse, au sein d’une famille noble, le 12 novembre 1817. Jeune homme, il choisi d’abandonner une vie fortunée et privilégiée afin d’accomplir sa mission, celle d’apporter au monde une nouvelle révélation religieuse -mission comparable à l’œuvre de Bouddha, du Christ, de Muhammad et des autres fondateurs de systèmes religieux indépendants.

Dans le corps de ses écrits, révélés au cours d’exils successifs qui ont duré quarante ans, Bahá’u’lláh appela à une restructuration complète de l’ordre social du monde, touchant tous les aspects de la vie, de la moralité individuelle à l’économie et au gouvernement, du développement communautaire à la pratique religieuse.

Dans ses écrits Bahá’u’lláh stipule que l’humanité est une seule et même race et que le jour est maintenant venu de son unification en une société globale. Par un processus historique irrésistible représentant l’expression de la volonté divine, les barrières traditionnelles de race, de croyance, de classe, de foi et de nation, sont en train de s’écrouler. Ces forces, dit Bahá’u’lláh, donneront naissance à une nouvelle civilisation universelle. Actuellement, le défi principal pour les peuples de la terre est d’accepter le fait de leur unicité et d’œuvrer à la création d’une civilisation mondiale unifiée.

Bahá’u’lláh exposa certains principes fondamentaux sur lesquels devrait reposer une telle civilisation. Ces principes, dont plusieurs ont été esquissés dans ces pages, comprennent notamment l’élimination de toutes les formes de préjugé ; l’égalité totale entre les hommes et les femmes ; la reconnaissance de l’unité fondamentale des grandes religions du monde ; la suppression des extrêmes de pauvreté et de richesse ; l’éducation universelle ; des normes élevées de comportement moral ; l’harmonie entre la science et la religion ; un équilibre durable entre la nature et la technologie ; enfin, l’établissement d’un système fédéral mondial basé sur la sécurité collective et sur l’unité de l’humanité.

Ce qui est peut-être le plus extraordinaire dans la vision de Bahá’u’lláh c’est qu’elle prédit si exactement les problèmes cruciaux auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui. Les principes énumérés plus haut, couvrant ce qui est lié au rôle des femmes, les relations interraciales, la justice en matière d’économie, la préservation de l’environnement et l’ordre mondial, ont été à l’ordre du jour des évènements sociaux et politiques des cents dernières années et ont inspiré les mouvements les plus dynamiques de ce siècle. Ces principes continuent de demeurer les questions les plus urgentes auxquelles le monde doit faire face.

Aucun futurologue, visionnaire ou prophète n’a jamais prédit avec autant de précision les situations critiques du futur. Un siècle après leur révélation par Bahá’u’lláh, les problèmes soulevés n’ont rien perdu de leur pertinence, ils s’imposent toujours davantage à l’attention des hommes et ce sont eux qui domineront notre vie collective dans les prochaines décennies.

La vision nouvelle exposée par Bahá’u’lláh quant à la nature de l’homme et à la société constitue, plus encore que son programme social, un réel défi. En effet, même si l’humanité a commencé à adopter d’elle-même les principes sociaux préconisés par Bahá’u’lláh, elle demeure dans l’incertitude quant à l’évolution générale de la civilisation.

Malgré les grandes promesses de la science et de la technologie, malgré les éclairages apportés par les théories psychologiques et sociologiques contemporaines et, plus spécialement peut-être, malgré les grands mouvements sociaux et politiques et les idéologies des cents dernières années, il est de plus en plus évident que, toutes seules, ces nouvelles formes de connaissance ne suffiront pas à redresser le destin déclinant de la grande masse de l’humanité ni à étancher la soif individuelle pour une explication du sens de la vie alors que les anciennes traditions sont écartées.

L’élément manquant, explique Bahá’u’lláh, est que ces tendances modernes ne sont pas reliées aux éléments les plus profonds de la nature humaine -des éléments qui sont intrinsèquement d’ordre spirituel. En ignorant sciemment des aspects essentiels de la réalité de l’homme, la plupart des efforts actuels en matière sociale n’ont pas su puiser dans la force inspiratrice de l’esprit humain. Il en est résulté une décadence morale et un épuisement des motivations.

Dans son analyse de l’histoire, Bahá’u’lláh compare l’évolution de l’humanité dans son ensemble au développement de l’individu. L’avènement de l’époque moderne représente le passage de l’humanité de l’adolescence à la maturité. Les signes extérieurs de cette transition sont ceux de l’émergence d’une société globale interdé­pen­dante. Le signe intérieur, non encore évident, est l’émergence d’une conscience de l’unité de la race humaine. Cette unité intrinsèque se reflètera dans le rejet progressif des idéologies matérialistes qui ont freiné l’esprit humain.

Pour la première fois dans l’histoire, l’humanité entière est consciente, fût-ce vaguement, de sa propre unité et admet progressivement que la terre n’est qu’une seule patrie. Les communications modernes sont devenues le système nerveux de ce que l’on a appelé “le cerveau global”. Cette prise de conscience ouvre la voie à une nouvelle relation entre le Créateur et le genre humain, relation qui fut esquissée il y a un siècle par Bahá’u’lláh.

« Celui qui est votre Seigneur, le Très-Miséricordieux, nourrit en son cœur le désir de contempler la race humaine tout entière telle une seule et même âme, tel un seul et même corps », écrit Bahá’u’lláh. « Les hommes ont tous été créés pour faire évoluer une civilisation en progrès constant. » La compréhension de cette relation peut conduire à une autorité morale que les efforts humains ont été incapables de produire et qui, à son tour, peut créer la force motrice sous-jacente propre à la transformation globale attendue, depuis si longtemps, par la majorité de l’humanité.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017