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Revue n° 12, 1992

Le plus grand défi

La déclaration ci-après a été lue à la séance plénière de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) à Rio de Janeiro le 4 Juin 1992 par Mme Hanju Kim-Farley, représentante de la Communauté internationale bahá’íe. Cette déclaration est l’une des treize déclarations de représentants d’organisations non gouvernementales.

Outre des questions techniques et politiques, comme celles de savoir quelles limites imposer aux gaz à effet de serre, comment mettre en oeuvre l’objectif du développement durable et qui va payer la note, la question fondamentale qui était posée à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) était la suivante : l’humanité avec ses con­flits permanents, ses égoïsmes et son manque de perspective à long terme peut-elle s’engager dans une coopération réfléchie et une planification à long terme à l’échelle mondiale ?

Le processus de la CNUED a mis en lumière à la fois la complexité et l’interdépendance des problèmes aux­quels l’humanité est confrontée. Aucun de ces problèmes – inégalités criantes du développement, menaces apocalyptiques du réchauffement de l’atmosphère et diminution de la couche d’ozone, oppression de la femme, abandon d’enfants et d’individus marginalisés, pour n’en mentionner que quelques uns – ne peut trouver de solution réaliste sans une prise en compte globale de tous les autres. Aucun ne sera pleinement traité sans une coopération et une coordination à tous les niveaux dépassant de loin tout ce qui constitue l’expérience collective de l’humanité.

Toutefois, l’avilissement général des hommes ruine toute perspective de coopération. Bien que rarement évoquées à propos des problèmes de l’environnement et du développement, on observe aujourd’hui dans le monde certaines tendances qui détruisent la confiance et sapent les bases d’une collaboration, à savoir : l’absence d’une discipline morale généralisée, la glorification de la cupidité et des richesses matérielles, la dislocation de la famille et de la communauté, la montée du crime et du désordre social, la poussée du racisme et du chauvinisme, la priorité, enfin, aux intérêts nationaux sur le bien-être de l’humanité.

Il est impératif de renverser ces tendances destructrices pour instaurer l’unité et la coopération. A cet effet, essayons de mieux comprendre la nature humaine. Car si l’économie, la politique, la sociologie et la science sont d’importants moyens pour nous aider à résoudre les grandes crises de l’humanité, la solution véritable aux dangers qui nous menacent passe par une prise en compte de la dimension spirituelle de l’homme et la transformation de son coeur.

Bien que comportant certains aspects mystiques difficiles à expliquer, la dimension spirituelle de la nature humaine peut se comprendre, concrètement, comme la source des qualités qui transcendent l’égoïsme étriqué. Ces qualités sont notamment, l’amour, la compassion, la tolérance, la loyauté, le courage, l’humilité, la coopération et la capacité de se sacrifier pour le bien commun – autant de qualités que doivent posséder des citoyens éclairés pour construire une civilisation mondiale unifiée.

Les changements profonds et de grande portée, le renforcement sans précédent de l’unité et de la coopération qu’il faut mettre en œuvre pour préparer le monde à un avenir viable et juste ne seront possibles que si l’on fait appel à l’esprit humain, aux valeurs universelles qui seules peuvent donner aux individus et aux peuples la capacité d’agir conformément aux intérêts à long terme de la planète et de l’ensemble de l’humanité.

Lorsqu’il aura été exploité, ce moteur puissant et dynamique de l’action individuelle et collective insufflera aux peuples un esprit d’union puissant et salutaire auquel aucune force ne pourra résister. La vérité spirituelle fondamentale de notre temps est l’unité des hommes.

La reconnaissance universelle de ce principe – avec tout ce qu’il implique sur les plans de la justice économique et sociale, de la participation universelle à des décisions fraternelles, de la paix et de la sécurité collective, de l’égalité entre l’homme et la femme et de l’éducation universelle – permettra la réorganisation et l’administration du monde qui ne sera plus qu’un seul pays, la patrie du genre humain.



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Dernière mise à jour le 21/11/2017