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Revue n° 42-43, 2002

L’ECTA met l’accent sur la responsabilisation des populations locales au Népal

KATMANDU, Népal — L’Association pour l’éducation, les programmes scolaires et la formation (ECTA), petite organisation non gouvernementale basée au Népal, est un partenaire important du Programme pour l’autonomie des femmes (WEP). En effet, l’ECTA a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du cursus novateur du WEP ainsi que dans la formation du personnel intervenant sur le terrain.

L’ECTA, qui signifie « unité » en Népalais, a été fondée en 1997 par un groupe de bahá’ís népalais qui travaillaient au service du développement. « Leur but était de promouvoir des stratégies et des programmes de développement rural pouvant être mis en œuvre par des associations de villages à un coût modeste, sans aide extérieure importante », dit Keshab Thapaliya, l’un des fondateurs de l’ECTA et l’un des principaux animateurs du projet. « Au lieu de s’adresser à des ONG locales, le programme va chercher les capacités directement dans la communauté locale. Cela nous paraît plus durable. »

La plupart des idées et des approches novatrices ont été apportées par David Walker qui, après avoir dirigé l’organisation Pact au Népal, est aujourd’hui conseiller du projet et de l’ECTA. M. Thapaliya et M. Walker, qui sont tous deux bahá’ís, ont collaboré étroitement au contenu et à la présentation graphique des manuels du WEP. Ils ont en grande partie puisé les idées et les innovations dans la foi bahá’íe, sa vision de la nature et des capacités de l’homme et son approche du développement.

« L’esprit du projet vient de ce que, en tant que bahá’ís, nous croyons que les femmes sont capables d’agir pour elles-mêmes et que la mise sur pied d’institutions locales gérées par la population locale est la clé face aux problèmes que connaissent les femmes », dit M. Walker, qui travaille en tant que consultant international indépendant pour le développement. « Nous avons aussi voulu créer des richesses et des capacités au niveau communautaire et encourager la consultation. »

En éditant les manuels, Les femmes dans les affaires, MM. Walker et Thapalya étaient aussi convaincus que le Programme ne pouvait réussir sans un élément fort de partage de valeurs. « Ces manuels énoncent bon nombre des principes moraux qui sont au cœur du progrès économique : sacrifice, honnêteté, discipline, fiabilité, responsabilité et transparence », précise M. Walker. « La corruption n’est pas tolérée et un système de récompense et de punition a été introduit. »

Les femmes prennent ces leçons très au sérieux et y ajoutent souvent des modifications personnelles. « D’autres qualités importantes pour la cohésion du groupe ont été introduites dans les manuels, par exemple la tolérance, le refus de la discrimination fondée sur l’appartenance à telle ou telle caste et l’interdiction d’exprimer des opinions politiques pendant les réunions. Le programme encourage le travail de groupe et le soutien mutuel. Le groupe est considéré comme une source d’encouragement et un lieu d’apprentissage. »

Cheryl Lassen, experte indépendante en micro-financement, attribue un double rôle à l’ECTA. Premièrement, l’association a joué un rôle décisif dans l’adaptation du Programme et du matériel didactique aux villageois népalais. Deuxièmement, dit-elle, l’ECTA a été le moteur des opérations sur le terrain, en réussissant à communiquer aux femmes la méthode et les idées novatrices du programme.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017