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Revue n° 19, 1994

1200 femmes se réunissent à Vienne pour se préparer à la Conférence de Pékin

Une réunion préparatoire pour la Conférence mondiale sur les femmes met en valeur idées et procédés.

VIENNE — Plus de 1200 femmes de différentes nationalités, professions et milieux sociaux, déléguées des organisations non-gouvernementales (ONG) de 54 pays d’Europe et d’Amérique, se sont réunies à Vienne pendant trois jours en octobre pour discuter des moyens de promouvoir l’avancement des femmes aux niveaux régional et mondial.

Le résultat de leurs délibérations – diffusé sous le nom : « Appel à l’action » – faisait état de diverses questions régionales, mais il soulignait surtout le fait que les problèmes des femmes sont étroitement liés aux questions des droits de l’homme, du développement économique et social, et à la paix à tous les niveaux de la société.

La réunion a donné un aperçu des sujets qui intéressaient les délégués et qui vont être discutés à Pékin en septembre 1995, quand plus de 20000 délégués vont se réunir à l’occasion du Forum des ONG. Il se tiendra en même temps que la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes.

« Les intérêts du Forum sont les mêmes que ceux de la conférence de Pékin, en 1995 », a dit Khungying Supatra Masdit, qui sera le président du Forum de Pékin. Comme pour les autres fora, les ONG ont deux objectifs principaux: donner des suggestions concernant le Plan d’action que les Etats membres vont adopter, et renforcer le mouvement international des femmes, par une commémoration à Pékin de la diversité des femmes et de leurs aspirations universelles.

Le Forum des ONG de 1994 de Vienne, qui a eu lieu du 13 au 15 octobre, avant la réunion préparatoire pour la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes de la Commission économique pour l’Europe (CEE), était une des cinq réunions préparatoires régionales pour les ONG. Les autres fora régionaux ont eu lieu pour l’Asie et le Pacifique à Manille en novembre 1993, pour l’Amérique latine et les Caraibes à Buenos Aires en septembre, pour l’Asie de l’Ouest à Amman et pour l’Afrique à Dakar en novembre.

Informer les gouvernements

Afin de fournir des informations aux gouvernements, les délégués au Forum de Vienne ont passé une bonne partie de leur temps à produire un document consensuel de 12 pages, intitulé « Appel à l’action ».

Produit par divers ateliers spécialisés dans différents domaines, puis réuni dans un document par un comité ad hoc, « Appel à l’action » tente par divers moyens de servir de conscience pour les délégations gouvernementales qui ont assisté à la réunion de la CEE. Il commence par rappeler l’impact énorme qu’ont les politiques de l’Europe et de l’Amérique du Nord, pas seulement sur les femmes de ces régions mais aussi dans le monde.

La suite du document exprime les inquiétudes concernant le fait que « la politique économique actuelle ne se soucie ni de la paix, ni du développement durable » ; le modèle économique dominant est « foncièrement néfaste quand il s’agit des droits des femmes ».

« Les pays industrialisés consomment 75% des ressources du monde et ils ne représentent que 20% de la population de la planète », peut-on lire dans « Appel à l’Action ». « La croissance économique non-durable met en danger la vie des femmes et élimine toute possibilité d’existence juste et durable dans le monde. De plus, elle entraîne un écart de plus en plus grand entre riches et pauvres d’un même pays et d’autres nations. »

Dans tout le document il y a des statistiques et des arguments qui démontrent que l’évolution des femmes aura pour résultat une augmentation du bien-être de toute l’humanité, car elles jouent un rôle crucial, mais souvent méconnu dans le maintien des fondations de la société.

Construire un consensus

Créer des liens et arriver à un consensus, dont un des exemples fut « Appel à l’action », s’est avéré être aussi important que le document lui-même. Selon les participants, ce processus a démontré la capacité distinctive des femmes de s’intégrer et d’arriver à des décisions par des moyens non-conflictuels. Ceci est un point que les responsables des ONG espèrent démontrer à Pékin.

« Les participants ne sont pas venus ici pour parler uniquement de leurs problèmes. C’est ce qui m’a le plus impressionné le fait que toutes ces différentes organisations étaient prêtes à s’écouter les unes les autres », a souligné Patricia Daniels, le nouveau président de Soroptimists International, une organisation au service des femmes qui travaillent.

Mme Daniels et d’autres ont rappelé que le processus de prise de décision au Forum cherchait à inclure tout le monde.

« Nous sommes d’accord sur certains points et nous sommes d’accord de ne pas être d’accord sur certains autres. Après, nous arrivons à un consensus. Ce qui est important c’est que tous les points de vue aient le droit de s’exprimer. » Selon Mme Daniels : « L’objectif est d’avoir les meilleures idées possibles pour commencer à faire progresser les femmes partout dans le monde. »

Un autre aspect important du Forum, ont rappelé les participants, était la façon dont les femmes qui représentaient de nouvelles organisations de l’Europe de l’Est et des Républiques de l’ex-Union soviétique ont été intégrées dans le réseau déjà établi des ONG de femmes de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord.

Anna Syomina, le directeur de « Mama 86 », une organisation de mères de Kiev, en Ukraine, pour la protection de l’environnement, a dit qu’elle a établi beaucoup de nouveaux contacts utiles pendant le Forum, et qu’elle espère qu’ils aboutiront à des projets communs. C’était très enrichissant de découvrir une telle diversité de femmes, a-t-elle rajouté.

« J’ai découvert pour la première fois que notre monde est grand et que ses habitants sont tellement différents. Mais les femmes, vraiment toutes, de toutes les nationalités et de toutes les couleurs de peaux sont belles », a-t-elle souligné. « C’était vraiment une très bonne expérience. »

Mme Françoise Teclemariam, Secrétaire générale du Conseil national des bahá’ís de France était l’une des 17 déléguées bahá’íes au Forum. En plus des représentants du Bureau pour l’avancement des femmes de la Communauté internationale bahá’íe, les communautés d’Autriche, du Canada, du Danemark, de la Finlande, de l’Allemagne, de la Roumanie, du Royaume-Uni et des États-Unis ont envoyé des délégués.

La Communauté internationale bahá’íe, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds de Développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) ont parrainé un atelier intitulé « Les droits de l’homme à la maison: La création de familles et de communautés sans violence ». « De plus en plus de personnes se sont rendues comptes que la violence contre les femmes est un problème majeur partout dans le monde », a dit Mary Power, le directeur du Bureau pour l’avancement des femmes de la Communauté internationale bahá’íe. « Le but de notre atelier était non seulement d’éclaircir la question mais aussi de proposer des solutions créatives. Pour être plus précis, nous voulons promouvoir l’idée qu’il est possible de travailler pour former un nouveau type de famille, une famille basée sur l’unité, dans laquelle la violence ne serait pas de mise. L’atelier voulait explorer ces possibilités. »

L’atelier faisait suite à un symposium de deux jours qui a eu lieu au mois de mai dernier à l’UNICEF à New York.



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Dernière mise à jour le 24/11/2017