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 Baha'u'llah
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Revue n° 18, 1994

De l’unité et de la diversité

Prix Nobel de la paix, l’archevêque Desmond Tutu a été cité récemment; il a affirmé que l’Afrique du Sud est en quelque sorte un microcosme du monde, qui englobe toutes les grandes questions mondiales, celles des blancs et des noirs, des riches et des pauvres, des peuples industrialisés et ceux en voie de développement.

« Une fois tous nos problèmes résolus », a dit l’archevêque, « L’Afrique du Sud deviendra un exemple pour le reste du monde ».

Nous croyons que les forces incontournables de l’histoire vont dans le sens du progrès et que l’Afrique du Sud réussira dans ses efforts pour créer une société multiraciale paisible, unifiée et prospère.

Tout comme les bahá’ís sont optimistes concernant l’Afrique du Sud, nous croyons également que les autres pays déchirés par des conflits raciaux, ethniques, de classe, de religion et de nationalité – omniprésents dans le monde – découvriront aussi que l’histoire va dans la direction de la paix, de l’unité et de la justice.

Il est peut-être difficile d’entrevoir de telles tendances au milieu du carnage d’une bonne demie douzaine de guerres régionales et civiles, d’agression des minorités et des femmes, et d’énormes inégalités dans le système mondial des richesses et des finances.

Néanmoins, les bahá’ís restent convaincus que l’humanité est sur le point d’entrer dans une nouvelle ère de son histoire, un moment décisif qui pourrait être comparé au passage de l’adolescence à la maturité.

L’optimisme que les bahá’ís ressentent face à l’avenir de l’humanité vient d’au moins trois sources : l’inspiration religieuse, l’analyse historique et l’expérience pratique.

La première source d’optimisme est basée sur les paroles de Bahá’u’lláh, Figure prophétique du XIXème siècle. Il y a plus de 100 ans il avait prévu que le monde allait traverser une longue période de troubles et de changements, à la suite de laquelle il allait atteindre des hauteurs insoupçonnées de paix, de prospérité et d’accomplissement.

« Que toutes les nations deviennent une dans la foi et que tous les hommes soient frères; que les liens d’affection et d’unité entre les enfants des hommes soient fortifiés; que la diversité des religions cesse et que les différences entre les races soient annulées, quel mal y-a-t’il en cela? » a demandé Bahá’u’lláh à l’orientaliste britannique Edward G. Browne en 1890. « Cela sera malgré tout; ces luttes stériles, ces guerres ruineuses passeront et la Paix Suprême viendra. »

La deuxième source d’espoir se trouve dans l’analyse historique d’une tendance subtile mais durable de ce siècle : un mouvement progressif vers des niveaux plus élevés d’unité et d’interdépendance. La réalité de cette tendance peut être observée dans beaucoup de domaines, tels que les rapports étroits des marchés économiques mondiaux; la prolifération des systèmes de communication de part le monde ; l’acceptation constante des nouvelles idées universelles telles que les droits de l’homme; l’instruction et le droit de vote pour tous; l’acceptation progressive du fait que des problèmes sociaux mondiaux tels que la pauvreté, la violence et la dégradation de l’environnement ne peuvent pas être traités s’ils sont isolés les uns des autres.

La troisième source d’optimisme se trouve dans l’expérience qu’ont les bahá’ís à fonder des communautés dont tous les membres sont unis et où ils vivent en harmonie.

L’article principal de ce numéro parle de trois bahá’ís qui ont été assassinés uniquement parce qu’ils étaient blancs. L’importance de cet événement se trouve non seulement dans le fait que, tragique ironie du sort, les trois hommes travaillaient pour la promotion de l’unité et l’entente raciales quand ils ont été tués par les balles; mais aussi par le haut degré d’intégration sociale et raciale reflétée dans leurs vies et celles de leurs coreligionnaires.

Bien que d’autres groupes et organisations en Afrique du Sud démontrent une diversité égale, il est peu probable qu’ils vivent une expérience aussi profonde d’unité. Les enseignements de la Foi bahá’íe, par exemple, préconisent l’élimination de toute forme de préjugés ; l’égalité complète entre hommes et femmes; la reconnaissance de l’unité fondamentale entre les grandes religions mondiales; la suppression des extrêmes de pauvreté et de richesse; l’éducation universelle; un équilibre durable entre la nature et la technologie ; et l’établissement d’un système fédéral mondial, basé sur la sécurité collective et l’unité de l’humanité.

Lorsqu’on examine les grands mouvements sociaux et politiques du siècle, on constate que l’adhésion uniquement à quelques uns de ces principes a crée la discorde parmi ceux qui ont essayé de les promouvoir. M. Krishna Naidoo, président du Conseil national des bahá’ís de l’Afrique du Sud explique : « Notre façon de concevoir l’unité et la diversité est différente des autres. Cette différence se trouve dans la façon dont les bahá’ís comprennent la nature de l’existence humaine. Pour nous, chaque être humain a été créé à l’image de Dieu. Et dans l’être humain à l’état latent se trouve la possibilité de manifester et refléter les qualités et les attributs de Dieu.

« Ainsi nous considérons tous les êtres humains comme étant une création de Dieu, et le respect que nous avons les uns pour les autres est basé sur le fait que nous nous voyons comme des miroirs d’une réalité plus élevée.

« Notre grand espoir est que la société sud-africaine évoluera au point où ses peuples commenceront à vivre ensemble comme êtres humains, plutôt que comme noirs et blancs, ou bruns et Jaunes.

« Et nous croyons que nos communautés, bien que peu nombreuses, offrent une nouvelle vision de l’unité », a dit M. Naidoo. « Si quelqu’un voudrait voir par lui-même ce qu’il faudrait faire pour avoir l’unité, nous sommes ici. »

L’expérience des bahá’ís de l’Afrique du Sud est loin d’être unique. Partout dans le monde les communautés bahá’íes sont invariablement aussi diverses.

Les bahá’ís sont heureux d’avoir une telle diversité. Ils croient que, selon les principes fondamentaux de Bahá’u’lláh, elle pourrait être source d’idées nouvelles, de possibilités nouvelles, et d’évolution humaine. Et cela va dans le sens de l’histoire.



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Dernière mise à jour le 21/11/2017