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Revue n° 5, 1990

Merci la terre


Merci la Terre
Par Alain Hervé
Préface de Brice Lalande
Editions J C Lattès
Paris, 1989

L’écologie est un des mouvements les plus durables de mai 1968 : c’est alors qu’elle devint célèbre et tous les militants de ce temps-là, quel qu’aient été leurs nuances politiques, souvent subtiles, les quarantenaires et les cinquantenaires d’aujourd’hui, étaient au moins « écolos ». En France deux revues marquèrent l’époque : « La Gueule ouverte » et « Le Sauvage ». Alain Hervé était le Rédacteur en chef de ce dernier.

A l’initiative du «Secrétariat d’Etat français à l’environnement et à la prévention des risques technologiques et naturels», Alain Hervé vient de publier «Merci la terre» : premier manuel d’instruction écologique. C’est en le lisant qu’on réalise à quel point ce qui passait alors pour «marginal» et «peu sérieux» est aujourd’hui au centre de toutes les préoccupations.

Alain Hervé écrit bien, simplement, avec quelques touches de poésie. Son texte est imprégné de ce sentiment d’unité, qu’on peut ressentir en chaque aspect de l’univers, ce qui lui permet d’en exposer un tableau très cohérent.

Dès le premier chapitre, il rappelle que depuis ce qu’on appelle aujourd’hui le Big Bang, c’est toujours de la même « chair sidérale » dont il s’agit, ce sont les mêmes atomes qui servent et réservent encore, et nous composent en ce moment.

Le livre est préfacé par Brice Lalonde qui souligne : « Au fond nous avons à inventer l’instruction écologique, la nouvelle politesse de l’an 2000 ».

Alain Hervé parle ensuite du feu (du soleil à la bombe H en passant par l’allumette), de l’eau (dont nous sommes formés à 60 %), de l’air (nous y sommes immergés comme poisson l’est dans l’eau) pour montrer les grands effets négatifs des petites causes négligentes.

Mangeurs et mangés, nous faisons partie d’une chaîne alimentaire qui n’a ni début ni fin. Les animaux, dont nous nous nourrissons de certains, sont malgré tout nos plus proches voisins sur la planète Terre. Il n’y a personne d’autre à des millions d’années lumières ! Si nous avions conscience d’être ainsi partie d’un tout, aurions-nous fait de l’agriculture ce qu’elle est devenue: un processus dans lequel la terre est devenue secondaire? L’industrie aussi est un danger, moins par ses effets immédiats et évidents que par l’état d’esprit qu’elle a développé : elle a inventé les déchets qui sont inconnus dans la nature. Comme dit le proverbe écologique : « il n’y a pas de repas gratuit ». Or, à l’encontre de la nature qui recycle tout, nous avons inventé la ligne droite, avec au bout, le déchet que l’on oublie. La nature, elle ne l’oublie pas.

Ces quelques exemples de sujets traités dans le livre montrent l’intérêt d’un texte qui s’attache à mettre en évidence les relations et les rapports entre tous les composants d’un univers en complète unité. On réalise soudain combien est faible la nuance entre le mot « écologie » et le mot « religion » : ensemble de cycles, rapports étroits entre les éléments de la création, entre les hommes, entre les hommes et Dieu et la responsabilité humaine dans l’évolution de la planète ...

« Aucune société n’a vécu, ne vivra sans référence philosophique. Quelle sera la philosophie qui permettra à l’humanité de concevoir une nouvelle gestion de son environnement naturel et d’indiquer, par rapport à la nature, ses limites à la science ? » écrit l’auteur.

Simple, complet, concret, sans catastrophisme aucun et très agréablement illustré en couleurs par Véronique le Besnerais, « Merci la terre » est agrémenté de petits encarts instructifs, de poèmes ou de vers, de réflexions et de suggestions pratiques. C’est un ouvrage qui devrait être diffusé par les autorités, les associations, les journalistes et se trouver dans toutes les bibliothèques, les écoles et dans les mains de tous les enfants dont les parents ont compris qu’ils sont les futurs gestionnaires de la Terre que nous leur laisserons ...



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Dernière mise à jour le 18/12/2017