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Revue n° 5, 1990

Création du Bureau de l’environnement

L’accent sera mis sur la plantation d’arbres et sur l’amélioration des liens entre les compétences internationales et les projets locaux.

NEW YORK — Poursuivant son engagement croissant en faveur de la préservation de l’environnement, la Communauté internationale bahá’íe a officiellement annoncé la création d’un Bureau de l'environnement.

Cet organisme, siégeant à proximité des Nations Unies, cherche à créer un lien entre l’expertise écologique à l’échelle internationale et l’ensemble des projets de préservation gérés par les communautés locales à travers le monde.

En cette qualité, le Bureau de l’environnement créera un centre, dont l’objectif sera de recenser les ressources et de rassembler des informations concernant des microprojets locaux susceptibles d’intéresser divers groupes concernés par la préservation de la nature.

Le bureau s’efforcera également de favoriser les activités écologiques des quelques 20 000 communautés bahá’íes existant de par le monde ainsi que de développer les liens entre celles-ci et d’autres groupes.

« De nombreuses communautés bahá’íes ont déjà acquis de l’expérience dans l’organisation de programmes écologiques et de développement à petite échelle; nombre d’entre elles ont aussi l’habitude de collaborer avec d’autres organisations», a déclaré M. Lawrence Arturo, directeur du Bureau de l’environnement. «Nous espérons continuer à soutenir et à promouvoir ce type d’activité. »

Annonce officielle à Londres

La création du Bureau de l’environnement a été officiellement annoncée à Londres en décembre dernier, lors d’un déjeuner commémorant le 100e anniversaire de la naissance de Richard St. Barbe Baker, bien connu pour son travail de pionnier en matière de plantation d’arbres, d’agrosylviculture et de préservation de la nature.

Organisé par le Bureau de l’environnement de la Communauté internationale bahá’íe en collaboration avec plusieurs groupements écologiques internationaux, ce déjeuner faisait suite à une série d’autres rencontres similaires tenues annuellement, dans les années 50 et 60, par M. Baker pour le corps diplomatique de Londres. Lors de ces manifestations, appelées « World Forestry Charter Gatherings », (les réunions de la charte forestière mondiale), M. Baker présentait son évaluation de la situation mondiale en matière de sylviculture.

Le déjeuner du 15 décembre, à l’instar de ceux qui l’avaient précédé, a réuni des diplomates et des représentants de groupements écologiques en vue de l’élaboration d’un rapport sur le statut de la sylviculture dans le monde, et ce rapport a été présenté par M. Charles Lankester, principal conseiller technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Dans ce document, M. Lankester lance un avertissement quant à la situation critique des forêts à travers le monde.

Dans un premier temps, le Bureau de l’environnement s’occupera principalement des arbres en tant qu’élément fondamental des activités de préservation de la nature. « Les arbres jouent un rôle important dans la satisfaction des besoins humains et dans les efforts en vue de préserver l’environnement », a déclaré M. Arturo. « Ils rendent service à la communauté en lui fournissant de la nourriture, du combustible, du fourrage, de la fibre, des matériaux pour s’abriter, ainsi que des produits pharmaceutiques. Ils contribuent en outre à protéger et améliorer les sols et à régler le cycle de l’eau. Ils réduisent également le taux de dioxyde de carbone de l’atmosphère, s’attaquant ainsi au problème du réchauffement de la planète. »

L’éducation en matière de préservation de la nature

Le Bureau de l’environnement portera également son attention sur la promotion de l’éducation et la formation écologiques à l’échelle de la communauté. « Nous travaillons déjà à l’élaboration d’un programme à orientation écologique, qui sera proposé aux quelques 600 écoles et centres d’instruction bahá’ís à travers le monde », a dit M. Arturo. « Nous considérons l’éducation et la formation écologiques comme essentielles à la création d’une vision neuve d’une terre renouvelée. C’est le moyen d’encourager les activités et le soutien au niveau local. »

« A titre d’exemple », a poursuivi M. Arturo, « le Bureau de l’environnement a travaillé avec plus de 35 communautés nationales bahá’íes, sur les cinq continents, pour favoriser le soutien local à la Journée de la terre 1990. Commémorée le 22 avril, cette journée a constitué un événement planétaire visant à intensifier la prise de conscience internationale quant aux problèmes écologiques et aux actions à entreprendre dans ce domaine. »

M. Arturo a encore déclaré que, si le Bureau de l’environnement a son siège à New York, c’est précisément pour contribuer à développer les liens croissants entre la communauté bahá’íe et d’autres organisations écologiques internationales, y compris divers programmes gérés par les Nations Unies. Le Bureau de l’environnement travaille également à l’organisation d’un réseau mondial de conseillers bénévoles capables d’apporter une aide technique dans ce domaine.

Au cours des dernières années, les communautés locales bahá’íes ont lancé plus de 50 projets écologiques dans au moins 30 pays. Ces projets vont de la plantation d’arbres et du reboisement à la fabrication locale de poêles consommant peu d’énergie [Voir article sous le titre « Dans sa nouvelle conception, le poêle traditionnel « jiko » … » dans le même numéro], de centres ruraux de recherche sur l’application de technologies appropriées telles que le bio gaz et l’énergie solaire, à l’introduction de programmes écologiques dans certaines écoles primaires ou de travaux pratiques.

« Les bahá’ís envisagent la protection et la préservation de l’environnement dans le sens le plus large possible », a dit M. Arturo. « Nous croyons que les efforts visant à éliminer les barrières qui limitent la coopération fructueuse et harmonieuse des hommes et des femmes, qu’il s’agisse du nationalisme, du racisme, du sexisme ou de préjugés en matière de religion et de classe sociale, doivent être inclus en tant qu’éléments fondamentaux du mouvement écologique. »

Une approche globale

« Notre manière d’aborder le problème de préservation de l’environnement est de nature holistique et se fonde sur une approche globale », a poursuivi M. Arturo. « Elle repose sur une vision nouvelle de l’humanité et de l’environnement naturel qui met en relief les valeurs spirituelles, l’unité dans l’effort et l’instauration d’une civilisation autosuffisante et en progrès constant. »

Le Bureau de l’environnement peut être contacté en écrivant à l’adresse suivante : Communauté internationale bahá’íe, Bureau de l’environnement, 866 United Nations Plaza, Suite 120, New York, NY, 10017, USA.



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Dernière mise à jour le 24/11/2017