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Revue n° 5, 1990

La promesse de la paix mondiale

Dire que la paix mondiale se profile à l’horizon n’étonne plus personne ou presque. Au cours des deux dernières années, une succession d’événements cruciaux, du règlement de plusieurs conflits régionaux aux soulèvements populaires en Europe de l’Est, a apporté de nouveaux espoirs quant aux perspectives de paix.

Toutefois, il y a cinq ans, prédire que la paix était imminente semblait une utopie pure et simple. Les tensions de la guerre froide entre les super grands n’avaient jamais été plus vives depuis 20 ans, et les divergences en matière de contrôle de l’armement et d’idéologie paraissaient irréconciliables. En même temps, plus d’une douzaine de conflits graves faisaient rage à travers le monde.

Dans ce contexte, et ne serait-ce que pour cette raison, La promesse de la paix mondiale constitue un document remarquable.

Rédigé au printemps de 1985, alors que les tensions entre l’Est et l’Ouest et les conflits régionaux étaient presque à leur apogée, cette déclaration de la Maison Universelle de Justice, l’instance internationale suprême de la Foi bahá’íe affirmait sans équivoque que la paix mondiale était non seulement inévitable, mais à portée de main. Elle avertissait que l’humanité devait choisir si le chemin vers la paix passerait par un effort consultatif ou, à défaut, par des événements catastrophiques.

Or, dans le contexte des événements récents, cette déclaration apparaît à présent comme prophétique.

La promesse de la paix mondiale est également remarquable par son analyse hardie des processus globaux qui conduisent vers la paix, ainsi que par son exposé des principes susceptibles de hâter son avènement.

La paix, écrit la Maison de Justice, ne sera pas réalisée simplement par de nouveaux traités, ou même par une organisation de sécurité collective. Elle impliquera plutôt des changements dans nos valeurs humaines fondamentales, les bahá’ís utiliseraient volontiers le terme de valeurs «spirituelles» - et dans la manière dont ces valeurs sont appliquées à la solution des problèmes sociaux.

Dans La promesse de la paix mondiale, la Maison de Justice passe en revue les plus importantes de ces valeurs. Parmi celles-ci, citons l’élimination du racisme, de la discrimination à l’égard des femmes et la réduction des inégalités entre riches et pauvres. L’accent est mis sur la nécessité d’accroître la prise de conscience de l’unité du genre humain et sur la reconnaissance de l’apport du potentiel de la religion à la transformation des comportements humains.

La déclaration, adressée aux « peuples du monde », souligne que ces nouveaux comportements découleront autant de la population que des gouvernements. Et, de fait, les changements qui se produisent actuellement dans le monde semblent résulter plus de la pression de la base que des décrets édictés par le haut.

Ce numéro de ONE COUNTRY présente deux récits sur l’impact exercé par ce document, ainsi que des extraits de ce dernier. En première page, l’on trouvera un rapport venant d’Union soviétique où, pour la première fois, ont été distribués parmi la population des exemplaires de La promesse de la paix mondiale. Comme le souligne ce rapport, l’écho chaleureux que rencontre ce document est caractéristique des réactions qu’il suscite à travers le monde.

A l’intérieur, un article est dédié à la création, à l’Université de Maryland, de la première chaire bahá’íe. Outre qu’il intéressera ceux qui suivent les nouvelles religieuses ou les études sur la paix, cet événement revêt une importance particulière car il fut inspiré par une étude universitaire et didactique sur La promesse de la paix mondiale.

Un grand nombre de bahá’ís estime que la publication et la diffusion de La promesse de la paix mondiale ont contribué à promouvoir ces comportements visant une transformation pacifique qui se propagent actuellement à travers le globe.

Ce documenta certainement galvanisé la communauté mondiale bahá’íe, forte de plus de 5 millions d’âmes sur ce sujet. En effet, depuis 1985, les bahá’ís ont organisé des milliers de conférences, d’exposés, de fêtes et autres manifestations sur le thème de la paix, et cela à l’échelle locale, régionale et nationale.

Grâce au réseau de près de 20 000 communautés bahá’íes répandues à travers le monde, plus d’un million d’exemplaires de la déclaration ont été diffusés, notamment parmi les intellectuels de renom et, le document a été présenté à presque tous les chefs d’Etat du monde. Il a été, en outre, publié, in extenso ou partiellement, dans de nombreux journaux et revues.

La réaction à ces présentations a été presque unanimement positive. Dans des conversations privées et des déclarations publiques, des personnalités influentes ont fait l’éloge du document pour son apport unique aux débats en cours sur les moyens d’instaurer la paix.

Aux yeux des historiens de l’avenir, il demeurera associé à la brève et tumultueuse période de la fin du 20e siècle durant laquelle de subites modifications dans les modes de pensées de l’humanité ont ouvert la voie à une paix durable et universelle pour notre planète.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017