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 Baha'u'llah
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Revue n° 9, 1991

Des principes spirituels et du progrès social

Les articles de One Country font souvent référence à l’application de principes spirituels dans des projets de développement, des instituts éducatifs, ou des efforts de promotion de la paix et de la préservation de l’environnement.

Ainsi, ce numéro comporte le rapport d’un groupe d’hommes d’affaires occidentaux qui se sont rendus en Union soviétique pour offrir leurs conseils pratiques et partager leur point de vue spirituel dans le lancement de nouvelles entreprises économiques.

L’article consacré à l’activité des organisations non-gouvernementales dans la préparation de la Conférence de l’environnement et du développement reflète également la référence croissante aux principes spirituels dans le débat mondial sur l’environnement.

Que signifie l’évocation du spirituel dans un tel cadre ? Et, d’autre part, une telle discussion peut-elle avoir de la valeur pour quelqu’un qui n’est pas bahá’í ou, même, qui ne croit pas en Dieu ?

Dans le contexte des questions sociales, les bahá’ís voient le monde spirituel comme source de ces qualités humaines qui engendrent la paix et l’harmonie, qui conduisent au discernement et à la compréhension et qui rendent possibles les entreprises communes.

Les êtres humains sont plus que des animaux particulièrement intelligents ou que des machines organiques extrêmement complexes. Une fois le seuil de l’éveil personnel franchi, quelque chose de plus émerge: une âme rationnelle. Dans son essence cette réalité ne se satisfait pas que d’éléments matériels : nourriture, air, boisson et abri, encore qu’ils soient indispensables à un certain niveau. Elle ne peut pas non plus trouver son accomplissement ultime dans le stade suivant, celui des réussites matérielles : reconnaissance, pouvoir et prospérité. Enfin, l’accomplissement intellectuel lui-même ne comble pas le besoin le plus profond.

Réalisation et progrès social ne voient le jour qu’au travers de ces qualités qui favorisent l’unité et l’intégrité et permettent à la confiance et à la loyauté de s’épanouir. De nature essentiellement spirituelle, du point de vue bahá’í, elles constituent la base fondamentale bien que non apparente de la société humaine. Elles comprennent l’amour, le courage, le sacrifice de soi et l’humilité.

Au cours des âges, les grands enseignants religieux ont conduit l’humanité à cultiver ces facultés et, en ce sens, ont fourni la poussée directrice de la civilisation. La Règle d’or et le code moral des Dix commandements, énoncés dans presque toutes les traditions religieuses, illustrent ces enseignements religieux et servent à la fois de guides éthiques et d’injonction à l’accomplissement spirituel. Même pour le non-croyant, la valeur de tels enseignements est claire.

Dans le passé, ces enseignements spirituels ont concerné surtout les actions individuelles, ou l’harmonie entre les petits groupes d’individus. En conséquence, la morale religieuse aussi s’est essentiellement préoccupée de la conduite individuelle : ne vole pas, ne ment pas, aime ton prochain.

Selon la compréhension des bahá’ís, l’ensemble de l’humanité a atteint un nouveau stade de son existence en tant que collectivité. Tel un adolescent atteignant l’âge adulte, l’humanité approche maintenant de sa maturité. Alors les entreprises globales, jusque-là impensables, sont devenues possibles. De telles entreprises comprennent l’établissement de la paix mondiale, la réalisation d’une justice sociale universelle et celle d’un équilibre harmonieux entre la technologie, le développement, les valeurs humaines et l’environnement naturel.

Les germes de cette transition historique se perçoivent aujourd’hui dans toutes les directions, spécialement dans les tendances inexorables à une interdépendance mondiale toujours croissante. Il y a plus de cent ans, Bahá’u’lláh, fondateur de la Foi bahá’íe eut la vision de la transformation prochaine de l’humanité et exposa un modèle de lois et d’enseignements capables de promouvoir le progrès social dans cet âge nouveau.

Ses enseignements mettent l’accent sur l’unité, ils s’adressent à toute l’humanité. « Que ta vision embrasse le monde entier plutôt que de se limiter à toi-même », écrit Bahá’u’lláh, révélant un programme pour la transformation sociale et spirituelle qui souligne l’égalité de l’homme et de la femme ainsi que l’élimination de toutes formes de préjugés, qui favorise la justice économique pour tous et appelle à la création d’une confédération mondiale unifiée.

Ce programme, qui répond à l’aspiration actuelle du cœur des peuples, représente un nouveau mode de vie pour une humanité plus mûre. Lorsqu’il est réalisé au travers du système de prise de décision en groupe proposé par Bahá’u’lláh, ce programme démontre la nécessité d’une direction spirituelle pour la progression aisée de l’humanité vers l’âge adulte.

Bien que ces principes soient communs à plusieurs mouvements progressistes, le fait de les comprendre dans le cadre de valeurs spirituelles rejoint les racines des motivations de l’esprit humain. Pour le croyant, ils sont imprégnés d’une autorité et d’une importance qui va au delà du contexte social traditionnel. Pour le non-croyant une telle analyse offre un nouveau prisme au travers duquel s’observent les forces et les processus de l’histoire.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017