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Revue n° 23, 1996

Manifeste pour une éthique planétaire


Parlement des religions du monde : Manifeste pour une éthique planétaire
Présenté et commenté par Hans Küng et Karl-Joseph Kuschel
Les Editions du Cerf
Paris, 1995

On n’a peut-être pas assez parlé du congrès du Parlement des Religions du Monde, réuni à Chicago en 1993 pour commémorer le premier Parlement des Religions du Monde tenu à Chicago en 1893… Le point culminant de ce récent congrès auquel participèrent 6 500 représentants de toutes tendances fut une déclaration intitulée
« Manifeste pour une éthique planétaire » qui fit l’objet d’une édition au début de l’année 1995.

Le livre s’ouvre sur une explication de la nécessité de ce Manifeste et de sa nature.

Caractérisée par la dimension planétaire de la politique, de la technique, du commerce, de la civilisation, notre époque appelle une éthique planétaire qui ne serait ni une idéologie planétaire, ni une religion mondiale unitaire ni un syncrétisme.

Cette éthique ne peut être que ce que les religions partagent comme minimum éthique commun: un point de départ donc qui a la prétention de lancer, au sein des différentes religions, une dynamique de transformation du comportement humain, en matière d’intelligence, de respect et de coopération éthique. Son but: obtenir une déclaration d’éthique planétaire des Nations Unies, mais il appartient aux membres des diverses religions de la terre de faire que cette déclaration devienne plus qu’un simple papier.

La déclaration commence par un rapide survol de la situation mondiale d’aujourd’hui:

« La paix se dérobe à nous; la planète est détruite petit à petit; nos voisins vivent dans l’angoisse; un fossé sépare l’homme de la femme; les enfants meurent ! »

C’est sur la base d’une éthique, que nous possédions déjà, que cette agonie du monde, qui n’est pas fatale, peut être conjurée. Et cette éthique n’est autre que le noyau commun des valeurs essentielles qu’on trouve dans toutes les religions.

Une exigence fondamentale: chaque humain doit être traité humainement. Ce qui implique la nécessité d’un changement fondamental du cœur de l’homme, c’est-à-dire sa conversion à la « règle d’or » : « ce que tu ne veux pas qu’on fasse à ton endroit, ne le fais pas à l’endroit d’aucun autre ».

D’où quatre directives fondamentales:

Non-violence et respect de toute forme de vie

C’est-à-dire : « tu ne tueras pas » ou respect de la vie; résoudre les conflits par le droit et non la guerre; enseigner la non-violence à l’école; cesser d’exploiter sans frein la biosphère; respect, tolérance, estime envers les autres peuples et les minorités.

Solidarité et ordre économique juste

C’est-à-dire : « tu ne voleras pas »; respect de la propriété mais gestion responsable de sa propriété; rapprochement des extrêmes de richesse et de pauvreté : la propriété personnelle doit servir au bien de l’ensemble de la société; trouver avec les États et les organisations internationales un juste équilibre économique: le pouvoir économique doit être mis au service des humains; ne pas perdre son humanité (faite de liberté, de sérénité, de paix intérieure) au profit de désirs d’argent, de prestige, de biens de consommation.

Tolérance et loyauté de vie

C’est-à-dire : « tu ne mentiras pas » ; parler en vérité pour les médias, les hommes politiques, les artistes, les religieux; la liberté n’est ni l’arbitraire ni l’indifférence.

Égalité des droits et partenariat entre l’homme et la femme

C’est-à-dire, respect des uns et des autres ; apprendre aux jeunes la sexualité positive qui est puissance créatrice et sociale ; condamnation de l’exploitation sexuelle; encouragement au mariage vu comme une relation de tendre partenariat.

La déclaration se termine par un appel général: vues les tendances actuelles qui montrent que dans de nombreux domaines on sent le besoin d’un code éthique : scientifiques, économistes, journalistes, politiques ... « Nous enjoignons aux communautés particulières de croyants de formuler leur éthique spécifique : ce que chaque religion peut dire à propos du sens de la vie et de la mort, de la souffrance et du pardon ; sur le dévouement désintéressé ou le nécessaire renoncement, sur la compassion et la joie ... Nous lançons enfin un appel à tous les habitants de cette planète: notre terre ne saurait être changée vers le mieux sans une mutation de la conscience des individus ... »

Suivent les signatures des participants au congrès, qui vont de la Foi bahá’íe à la religion zoroastrienne en passant par les grandes traditions indépendantes.

À la suite, sur trente pages environ ; Hans Küng relate l’historique de la déclaration, la méthode de sa rédaction, et sa portée, suivi par Karl-Joseph Kuschel, vice-directeur de l’Institut pour la recherche œcuménique de l’Université de Tübingen, qui conte l’histoire du Parlement des Religions du Monde qui se réunit la première fois à Chicago (Illinois) en 1893 et dont la composition (en majorité chrétienne à l’époque) montre l’évolution que le monde a connu en un siècle. Incidemment, c’est au cours de ce Parlement de 1893 que fut mentionné pour la première fois sur de Bahá’u’lláh, ce qui fut à l’origine de la communauté bahá’íe d’Amérique du Nord.

Pierre Spierckel



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Dernière mise à jour le 18/12/2017