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Revue n° 24-25, 1996

La FUNDAEC : Une fondation atypique au service du développement en Colombie

Un projet de micro-crédits se propose de raviver la solidarité communautaire.

LA ARROBLEDA, Cauca, Colombie — Il y a neuf ans, Nubia Viafara vivait dans une seule pièce qui n’était qu’une petite chambre à coucher. Dehors, elle cuisinait, recevait et vivait au quotidien. Aujourd’hui, cette paysanne de 47 ans possède une maison de quatre pièces (avec cuisine), deux vaches laitières et quelques poulets. Elle a même pu payer les frais de scolarité de ses enfants.

Sa chance, dit-elle, tient essentiellement aux petits prêts qui lui ont été consentis et à la formation qu’elle a reçue depuis 1987 grâce à un programme de micro-entreprise géré par la FUNDAEC, « Fondation de développement social et économique », basée dans la ville voisine de Cali.

« Cette aide a été très importante» dit Mme Viafara qui au fil des années, a reçu une somme totale de 20 000 FF, qu’elle affirme avec fierté avoir intégralement remboursée. « J’ai pu agrandir mon logement, qui était minuscule. Et mes filles ont pu faire des études secondaires. »

Ce qui a été également important, ajoute Mme Viafara, c’est l’impact de l’élément spécifique du programme qui nous apprend à travailler ensemble en tant que communauté. Pour bénéficier du prêt, la FUNDAEC a demandé aux bénéficiaires de suivre une formation technique axée largement sur l’éducation morale – elle-même fondée sur les principes du service communautaire et de la coopération.

« Les valeurs que cette formation nous a inculquées sont celles de la solidarité et du travail en communauté », ajoute Mme Viafara. « Nous pressentions l’existence de ces valeurs mais elles dormaient en nous. »

D’autres bénéficiaires de cette même formation reconnaissent eux aussi que le sens de la solidarité communautaire que cette formation leur a donné a été à maints égards autant sinon plus utile que l’apport financier.

A cet égard, l’approche de la FUNDAEC semble être unique parmi tous les programmes de micro-entreprise. Bien que semblable à certains titres à d’autres programmes mieux connus comme la Grameen Bank, la FINCA et l’ACCION, la FUNDAEC se distingue par le fait qu’elle encourage la coopération et le service communautaires, dit Barbara Rodey, spécialiste de la micro-entreprise actuellement consultante à plein temps pour Terra Christa Communications, une ONG nord-américaine qui œuvre pour le développement durable.

« La FUNDAEC met expressément l’accent sur les valeurs humaines, ce qui est unique dans tous les programmes de micro-entreprise », ajoute Mme Rodey qui a étudié ces programmes dans le monde entier. « Les cours sur la solidarité, l’unité, la responsabilité, la solution des conflits, la finalité de l’homme, la consultation, l’honnêteté et le service sont des conditions préalables à l’octroi du prêt et à l’appartenance à un groupe de solidarité. »

Si la FUNDAEC a fondé sa méthode sur celle de la Grameen Bank, qui appuie « 16 décisions » parmi lesquelles figurent des engagements spirituels et pratiques, la FUNDAEC a jugé par expérience que la formation aux valeurs proprement dites à travers des cours bien développés, donnait un meilleur résultat, à savoir, le développement d’un sens d’unité.

« Avec un sens de l’unité très développé, les groupes communautaires sont au-dessus des mesquineries qui sapent généralement les actions communautaires » dit Mme Rodey. « Travaillant ensemble, ils ont un sentiment de solidarité et d’appartenance au groupe qui motive leur participation et leur donne la capacité de faire plus que ce qu’ils feraient individuellement. »

Les groupes de solidarité

Pour les spécialistes du développement comme Mme Rodey, les programmes de micro-entreprise sont de plus en plus considérés par les agences de développement comme l’un des instruments les plus puissants au service de l’élimination de la pauvreté dans le monde entier. Pour promouvoir ces programmes, un groupe d’ONG, d’organisations internationales et d’organismes donateurs prévoient d’organiser en février prochain, à Washington D.C., un Sommet de la micro-entreprise.

L’élément principal des programmes de micro-entreprise consiste à consentir des prêts minimes à des agriculteurs et à des petits entrepreneurs appauvris qui se verraient refuser tout prêt commercial faute de nantissement ou de garantie suffisants.

Depuis son lancement en 1989, le programme de la FUNDAEC a prêté trois fois sa dotation initiale de 2 M FF injectés sous forme de prêt par la Banque inter-américaine de développement. Le montant global des crédits a atteint quelque 900 M de pesos distribués à plus de 1 000 personnes. Le montant moyen des prêts s’élève à environ 3 000 FF dont quasiment la moitié ont été accordés à des femmes.

Comme la Grameen Bank, la FUNDAEC regroupe les emprunteurs potentiels en « groupes de solidarité » – soit trois à cinq personnes qui s’engagent collectivement à rembourser les prêts qui peuvent être accordés à l’un ou l’autre d’entre eux. Ces sept dernières années, environ 250 groupes de solidarité ont été constitués.

« Le système traditionnel de prêt exige une garantie matérielle, sous forme de versement initial ou d’autre nantissement », explique Pascal Molineaux, spécialiste français du développement auprès de la FUNDAEC. « Les paysans ne peuvent pas au départ offrir cette garantie, c’est la raison pour laquelle, au lieu d’une garantie matérielle, nous avons prévu une garantie sociale. Aucun d’entre eux ne pourra souscrire à un deuxième emprunt avant d’avoir remboursé le premier. Cela crée une garantie sociale en ce sens qu’ils doivent s’aider mutuellement pour voir l’aboutissement de leurs projets. »

La FUNDAEC demande à ses bénéficiaires non seulement de faire partie d’un groupe de solidarité mais aussi de suivre une formation technique, par exemple sur la gestion d’une vache laitière, l’élevage de volailles ou la culture de produits plus diversifiés et plus productifs.

Les bénéficiaires potentiels doivent aussi recevoir une formation à la « solidarité » qui consiste à leur montrer comment mieux coopérer et travailler en tant que communauté. En fait, la FUNDAEC met l’accent sur la solidarité, avant même que les candidats choisissent le type de formation technique qu’ils souhaitent recevoir.

« Le but de la formation est de renforcer la cohésion sociale, qui est la clé du succès du programme », dit Edgar Zapata, coordinateur du programme de la FUNDAEC. « Et la formation exerce réellement une très forte influence sur les groupes. »

Selon le directeur de la FUNDAEC et ancien professeur de mathématiques, Gustavo Correa, l’un des objectifs de cette formation aux valeurs est de redonner aux paysans de la Colombie rurale le sens de la solidarité qu’ils avaient avant l’arrivée des grandes compagnies de canne à sucre et de café qui ont racheté une bonne partie des terres. Bien que stimulés au départ par l’apport d’argent, bon nombre de paysans de la région autour de Cali ont compris qu’ils ne pouvaient s’en sortir qu’en apprenant à récolter la canne à sucre ou à cueillir le café au lieu de gérer leurs propres exploitations.

« Pour nous, le concept de solidarité est un concept spirituel », dit le Professeur Correa. « Le bien-être matériel et la prospérité découlent des relations construites autour de l’amour et de l’unité et non l’inverse. »

Élargissement des bénéfices

Une autre caractéristique, peut-être unique, du programme de la FUNDAEC, est qu’il cherche à bénéficier à toute la communauté. La FUNDAEC exige qu’un pour cent de chaque prêt soit versé à un fonds social spécial utilisé pour la mise en œuvre de projets utiles à toute la communauté.

Pour gérer ces fonds ainsi que pour remplir les autres tâches administratives qui accompagnent l’octroi de petits prêts, les groupes de solidarité sont constitués en groupes légèrement plus importants appelés « nucleos ». Chacun de ces noyaux – pour utiliser le terme français – est composé de 4 à 10 groupes et élit des administrateurs qui jouent à leur tour le rôle d’« administrateurs de prêt » décidant des demandes qu’il convient de satisfaire, réglant les différends, les défauts de paiement ou tout autre problème, ils gèrent enfin le fonds social constitué par le 1% sur chaque prêt.

Le programme de la FUNDAEC compte aujourd’hui 12 noyaux situés dans les deux départements (équivalents d’une région ou d’une province) les plus proches de Cali: Valle et Cauca.

Le Centre universitaire pour le bien-être rural vise à résister aux forces de désintégration sociale

« L’idée de la FUNDAEC était qu’il convenait d’élaborer un nouveau concept de développement fondé sur la participation et que le développement devait être fondé sur les réalités de la vie – par exemple, comment les agriculteurs produisent réellement – ainsi que sur les besoins de la société rurale elle-même », dit le Professeur Correa.

« Pour obtenir une vraie participation, nous avons réalisé que les gens devaient avoir accès au savoir. S’ils n’ont pas les connaissances nécessaires, et dans le monde d’aujourd’hui, il s’agit en particulier des connaissances scientifiques, vous aurez beau organiser des réunions participatives, vous n’aurez pas de véritable participation.

Deuxièmement, ils ont besoin d’accéder à la formation scientifique pour être capable de générer des connaissances nouvelles applicables à leur situation particulière, en tenant compte des lacunes culturelles et technologiques qui existent au point de départ du développement », dit le Professeur Correa.

Pour mettre ce concept en pratique, les fondateurs de la FUNDAEC ont eu l’idée d’ouvrir une « Université rurale ». Dans leur esprit, ce devait être un nouveau type d’établissement d’enseignement supérieur en Amérique latine destiné à dispenser et appliquer les connaissances dont les ruraux ont besoin et les impliquant dans la mise en commun et la production de ce savoir. Cet enseignement s’inscrirait dans le cadre de valeurs positives visant à résister aux forces de désintégration sociale qui s’exercent en milieu rural.

« L’université rurale n’est pas tant un lieu physique qu’un espace d’apprentissage, un lieu social où les gens peuvent se rencontrer, apprendre et transmettre les connaissances qu’il faut maîtriser en milieu rural », ajoute le Professeur Correa, qui fait remarquer que le SAT (« Système d’apprentissage en tutorat »), en espagnol « Sistema de Aprendizaje Tutorial », dispense précisément le type de « connaissances » nouvelles que les fondateurs du FUNDAEC attendaient de l’Université rurale.

Sans être tenue de s’implanter dans un lieu particulier, l’Université rurale de la FUNDAEC a, au fil des années, choisi différents sites pour différents programmes. Aujourd’hui, par exemple, le Centre universitaire pour le bien-être rural (Centro Universitario en Bienestar Rural) occupe un petit campus à Puerto Tejada, petite ville située à une trentaine de kilomètres au sud de Cali. L’université dispense aussi un enseignement sur deux autres sites, ce qui porte les effectifs à plus de 460 étudiants.

L’institution a obtenu l’accréditation du gouvernement pour délivrer des diplômes dans le domaine réservé de « l’éducation rurale ». La préparation du diplôme à l’université et le programme SAT sont étroitement liés. Seuls les titulaires du diplôme universitaire sont habilités à former des tuteurs pour le programme SAT.

Le « Système d’apprentissage en tutorat » aide à endiguer la migration urbaine

JAMUNDI, Colombie — La circonscription scolaire 034 s’étend sur une superficie allant de l’ouest de la Pan American Highway, traversant la Colombie, jusqu’à l’Océan pacifique. Pourvu de grandes richesses minérales, d’un sol riche, d’eau en abondance et d’un climat tempéré toute l’année, elle semble posséder tous les atouts de la prospérité. Pourtant, cette région est plus pauvre que le reste de la Colombie, peu développée et dépourvue d’emplois qui se sont déplacés vers les villes.

Toutefois, grâce à l’introduction dans le district d’un système novateur d’enseignement rural, les autorités locales espèrent que la situation va changer.

Le programme SAT a été mis en œuvre dans le district il y a quatre ans par Alicia Otero, juste après avoir été elle-même formée dans le cardre de ce système. Cette jeune femme énergique de Cali utilise un programme entièrement adapté aux réalités du milieu rural.

« Il y a encore deux ans, le taux d’abandon à la sortie de l’école primaire était très élevé », dit Hortensia Elena Aguirre, directrice de la circonscription scolaire N° 034. « La région est très pauvre, et les étudiants doivent chercher du travail ailleurs. »

Récemment, cependant, le taux d’abandon a considérablement baissé à Villacolombia, l’une des petites communautés où Mme Otero enseigne le programme SAT, ajoute Mme Aguirre. Sur 25 élèves issus de l’école primaire, 20 suivent le programme enseigné par Mme Otero.

« Sans le SAT, ils seraient partis ou, comme la plupart des autres jeunes, ils se seraient contentés de la cueillette du café ou de petits travaux au jour le jour », poursuit Mme Aguirre. « C’est pour eux le seul moyen de poursuivre des études secondaires dans ces communautés. »

Les autorités municipales sont tellement satisfaites de cette initiative qu’elles soutiennent Mme Otero dont l’objectif est d’introduire la méthode SAT dans deux autres districts ruraux de Jamundi.

Un succès national

Le SAT est promis à un bel avenir en Colombie. Conçu par la FUNDAEC, cette méthode est actuellement utilisée dans 13 des 30 départements de Colombie et touche plus de 15 000 étudiants. Dans le département d’Antioquia, le plus grand département du pays, le gouvernement a donné son appui au programme dans 60% des 124 municipalités rurales et vise un taux de participation de 100%.

Le programme a même attiré l’attention de pays voisins. Fin février, sept représentants du ministère de l’éducation du Honduras se sont rendus en Colombie pour s’informer sur le projet et l’envisager pour leur pays.

Le succès de cette méthode, dit notamment Mme Aguirre, est dû non seulement au fait que le programme s’adresse uniquement à des ruraux – bien que ce point ne soit pas négligeable – mais aussi à la manière dont il est présenté, c’est à dire par des « tuteurs » spécialement formés qui s’appuient sur une série de manuels interactifs. Ces tuteurs sont eux-mêmes issus de régions rurales et se mettent à la disposition des élèves sans leur imposer d’emploi du temps rigide.

Il s’agit, en fait, d’une approche radicalement nouvelle à l’égard de l’enseignement rural en vue de résoudre les problèmes de la vie rurale.

« L’idée centrale qui a présidé l’élaboration du SAT, comme de la plupart des projets de la FUNDAEC, est que l’enseignement traditionnel n’est pas adapté aux ruraux », dit le Professeur Gustavo Correa, un des principaux auteurs du programme. « En Amérique latine, le système d’enseignement traditionnel est surtout axé sur les villes. Les diplômés de l’enseignement secondaire n’ont pas les compétences requises pour travailler à la campagne et n’ont pas d’autre choix que de s’en aller. »

Au lieu d’ajouter simplement quelques matières techniques élémentaires, comme l’élevage et la chimie du sol, à un enseignement traditionnel essentiellement académique et souvent théorique des mathématiques, de la littérature et des sciences, la FUNDAEC a élaboré le programme SAT fondé sur des bases entièrement nouvelles.

Par exemple, au lieu de diviser le programme en matières, comme c’est le cas dans l’enseignement traditionnel : biologie, mathématiques et les études sociales, le SAT adopte une méthode intégrée réunissant les trois matières au cours d’un débat portant sur la question de savoir comment les insectes se reproduisent (biologie), exponentiellement (maths), les conditions adéquates étant réunies (études sociales et écologie). Il en résulte un programme intégré que les jeunes ruraux sont capables de comprendre et qui couvre les mêmes matières sans perdre en rigueur.

En outre, le programme contient un élément important d’éducation morale. Certains fondateurs de la FUNDAEC sont bahá’ís et les principes de la Foi bahá’íe sont intégrés dans le SAT. Le programme est conçu autour du concept prééminent de service rendu à la communauté. Par exemple il souligne l’importance des valeurs morales élémentaires comme l’honnêteté, la justice et la fidélité ainsi que des principes écologiques de base.

Impact sur le développement

Le programme, dans sa totalité, pousse à l’action. « Ce programme d’enseignement me paraît vraiment révolutionnaire », dit James D. Mitchell, directeur de la Fundación Communidad El Camino, organisation non gouvernementale locale (ONG) qui se trouve près de Velez dans le département de Santander et se consacre au développement rural. « Je n’ai vu nulle part ailleurs un programme d’enseignement qui ressemble au SAT : c’est un programme radicalement nouveau qui s’adresse à la base aux habitants des campagnes. C’est sans aucun doute un programme adapté aux réalités du milieu rural et qui apporte aux gens les connaissances dont ils ont besoin sans se limiter uniquement à la connaissance rurale. »

La Fondation El Camino est, en Colombie, l’une des 20 ONG, ou plus, qui dispensent le programme SAT aux termes d’un accord avec la FUNDAEC. Frère Mitchell, prêtre catholique, a entendu parler du programme il y a six ans; El Camino prend à présent en charge environ 620 étudiants à Santander répartis en 32 groupes.

« J’ai travaillé la plupart du temps avec des jeunes mais je n’ai jamais rencontré d’étudiants ruraux aussi dynamiques », dit Frère Mitchell. « Le programme les stimule. Ils sont entreprenants. Ils n’ont pas peur de s’exprimer. Le programme n’a rien à voir avec un programme d’enseignement isolé. Il fait partie de tout un processus de développement. »

Les diplômés du SAT possèdent des connaissances complètes dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la chimie du sol, et d’autres domaines traditionnellement associés aux professions rurales. Mais ils ont aussi appris à créer des petites entreprises et à participer au développement communautaire.

Après avoir suivi une petite formation complémentaire, les diplômés peuvent établir leurs propres programmes de tutorat, de préférence dans leurs communautés. Le SAT est ainsi générateur d’emploi lorsque ses diplômés créent ensuite leurs propres entreprises privées. Le programme permet de former un nombre plus élevé d’enseignants du niveau secondaire en un temps plus court et forme des enseignants qui, par goût, préfèrent rester en milieu rural.

L’impact positif du programme sur le processus de développement est l’une des raisons pour lesquelles l’État d’Antioquia veut l’introduire dans toutes ses municipalités rurales, dit Clara Monica Zapata Jaramillo, ancienne directrice de la division de l’Education formelle d’Antioquia qui travaille aujourd’hui au Bureau du ministère de l’éducation chargé des projets spéciaux.

De même, affirme Mme Zapata, le fait que le programme mette l’accent sur l’importance de la participation communautaire sous tous ses aspects « a considérablement renforcé le processus de participation et l’identité culturelle de la communauté dans les communautés rurales où il est mis en œuvre ».

Les autorités municipales de la circonscription scolaire 034 sont elles aussi satisfaites.

« A Villacolombia, de nombreux diplômés du SAT ont pu occuper certains postes administratifs clés de la communauté », dit Mme Aguirre. « Ils travaillent à la poste, à la bibliothèque municipale, à la pharmacie, dans les crèches. » Dans le passé, la municipalité devait faire appel à des personnes extérieures à la communauté pour occuper ces postes, et c’était une tâche souvent difficile à accomplir.

« Le résultat, c’est que la communauté commence à gérer elle-même ses propres affaires », poursuit-elle. « Un jour viendra où la municipalité de Jamundi n’aura plus besoin de faire appel à des professionnels de l’extérieur pour occuper des postes de cadres, ils seront pourvus au sein de la communauté elle-même. »

Ce type de promotion se répercute dans l’ensemble de la circonscription puisque les étudiants transmettent leurs nouvelles méthodes aux autres.

« Le SAT est utile parce que les étudiants prennent plus conscience du fait qu’ils vivent en communauté », dit Háder Carabali, secrétaire municipal de l’éducation à Jamundi. « Et la prise de conscience du fait qu’il est important de rester dans la communauté a été communiquée aux autres communautés avec lesquelles les étudiants ont des contacts, aux membres de leurs familles et à leurs voisins. »



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Dernière mise à jour le 21/11/2017