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Revue n° 24-25, 1996

En Suisse, des femmes chinoises et occidentales trouvent des défis communs

WIENACHT, Suisse — « Bien qu’elles travaillent, beaucoup de femmes doivent encore accomplir la plupart des tâches domestiques… Elles jouent à la maison un rôle différent de celui des hommes… Il faut encourager les femmes à se respecter et améliorer la démocratie au sein de la famille », affirme Mme Chen de la société cinématographique
« Zhujiang Film Manufacturing Company ».

Malgré de nombreuses différences de cultures et de modes de pensée entre la délégation chinoise et les 70 autres hommes et femmes venus d’une vingtaine d’autres pays européens et nord-américains pour assister à une conférence sur « Les femmes et le bien-être de l’humanité », ce défi était partagé par tous lors du colloque tenu du 6 au 9 juin à l’Académie de Landegg.

Située en Suisse à flanc de montagne dans un cadre panoramique surplombant le lac de Constance, l’Académie de Landegg, institut d’éducation et de développement international est un centre de formation spécialisé dans l’acquisition des connaissances « exigées aujourd’hui dans un monde interdépendant et en mutation rapide ».

Parrainée par la communauté bahá’íe de la Suisse, l’Académie de Landegg cherche à répondre au besoin mondial pour plus d’éducation en proposant tout un éventail de programmes visant à sensibiliser les participants et à les équiper des talents et attitudes requises dans une société globale.

La conférence sur « Les femmes et le bien-être de l’humanité » avait pour objet d’examiner comment les femmes pouvaient jouer un rôle de plus en plus influent dans leur carrière et dans leur famille pour améliorer le bien-être de l’humanité compte tenu en particulier des vastes changements qui bouleversent aujourd’hui la Chine et le reste du monde.

Selon les femmes chinoises – des chefs d’entreprise, juges, universitaires et fonctionnaires – les changements apportés par l’introduction de la libre entreprise dans de nombreux secteurs de la société chinoise ont soulevé de nouveaux problèmes: l’argent-roi au détriment de la vie de famille; l’infidélité et l’abandon de maris aux prises avec le nouveau style de vie matérialiste; des inégalités nouvelles entre les hommes et les femmes sur le lieu de travail dont un sens accru d’insécurité chez les femmes, des conditions d’embauche inégales et la perte du sens des responsabilités familiales.

Cherchant comment résoudre ces problèmes, que beaucoup de femmes occidentales ont affirmé partager, les participants ont adopté l’idée selon laquelle la réussite dans la carrière et l’harmonie dans la vie familiale résultaient de la recherche de l’équilibre entre les contraintes matérielles et les réalités spirituelles. Ce thème a été souligné non seulement par les occidentaux présents à la conférence mais aussi par un certain nombre de chinois.

« Nous devons aussi réaliser notre plein développement spirituel, faute de quoi nous allons à notre perte et entraînerons l’humanité avec nous. Je suis totalement en accord avec cette idée », dit Mme Hou Hui Nan, secrétaire général de la Société de recherche chinoise sur la culture familiale qui était à la tête de la délégation chinoise. « La richesse matérielle ne cesse de s’accroître. Mais il existe un hiatus entre les besoins spirituels et matériels des individus. A l’heure actuelle, beaucoup d’études sont menées en Chine sur les dimensions culturelles et spirituelles de la vie humaine. »

D’autres intervenants ont abordé des thèmes similaires suggérant que lorsque l’aspect matériel et l’aspect spirituel sont associés, il se dégage une troisième voie. S’agissant des affaires, dit-on, cette troisième voie pourrait être une combinaison d’éléments de l’économie de marché et de la planification d’État mais en mettant le service de la population au premier rang.

Différents conférenciers ont affirmé que pour rétablir l’unité et l’harmonie au sein de la famille, il fallait progresser dans le sens de l’égalité pleine et entière entre les sexes et ne pas revenir au modèle patriarcal.

Chen Fang Fang, secrétaire du parti communiste à la société cinématographique « Zhujiang Film Manufacturing Company », a précisé que dans la province de Guangdong où l’activité économique est actuellement florissante, près de 95% des femmes travaillent grâce, en partie, à la législation sur l’égalité des sexes. Néanmoins, ajoute-t-elle, les traditionalistes estiment encore que la femme doit rester au foyer.

L’un des aboutissements de la conférence fut un accord entre l’Académie de Landegg et la Société de recherche chinoise sur la culture familiale, pour tenir l’année prochaine une conférence internationale à Pékin sur le thème de l’éthique et son application à la vie familiale et à la société. Un autre accord informel entre un certain nombre de participants a été conclu pour financer des programmes de micro-crédits à l’intention des femmes. Plus précisément, M. Ettehadieh, directeur de l’Imperial Finance Group en Autriche, s’est engagé à l’élargissement d’un programme de micro-crédits géré par ce groupe probablement en collaboration avec certains participants à la conférence. Landegg a accepté de fournir l’appui académique et professionnel à ce programme.



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Dernière mise à jour le 24/11/2017