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Revue n° 2, 1989

La Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies poursuit son enquête sur la situation en Iran

GENEVE — Pour la huitième année consécutive, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies a exprimé sa vive préoccupation concernant des rapports sur des violations des droits de l’homme en République islamique d’Iran et des allégations de persécutions continuelles et d’intolérance religieuse à l’encontre des fidèles de la Foi bahá’íe dans ce pays.

Dans une résolution adoptée le 8 mars 1989, la commission a fait appel au gouvernement iranien pour qu’il respecte la Convention internationale sur les droits civiques et politiques et garantisse à tous ses citoyens les droits prévus par cette convention. La commission a également décidé de proroger d’une année son enquête en cours sur les allégations de violation des droits de l’homme en Iran, et cela à titre d’ “affaire prioritaire”; elle a, en particulier, chargé son représentant d’élaborer un rapport sur la situation des minorités, parmi lesquelles figurent les bahá’ís d’Iran.

« La préoccupation à l’échelle internationale qui s’est exprimée dans cette résolution, demeure une source primordiale de protection et de soutien pour les bahá’ís d’Iran », a déclaré M. Wytze Bos, représentant de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies.

« Même si le degré de la persécution exercée contre les bahá’ís a légèrement diminué au cours de l’année écoulée, la situation des 300 000 membres de la communauté bahá’íe d’Iran demeure incertaine », a poursuivi M. Bos. « Bien que les exécutions ordonnées par l’Etat iranien aient été plus rares et que de nombreux bahá’ís aient été libérés de prison, la communauté bahá’íe, dans son ensemble, reste privée d’emploi, de ses biens et – ce qui est peut-être plus important – du droit fondamental à la liberté religieuse. »

« Les bahá’ís ne sont pas autorisés à se réunir en tant que communauté, à disposer de lieux de prière ou à gérer les institutions administratives de la Foi bahá’íe. Ils demeurent effectivement des ‘non- personnes’ et des ‘infidèles non protégés’ aux termes de la constitution iranienne – une situation impliquant que quiconque, en Iran, peut impunément voler, attaquer ou même assassiner un bahá’í sans avoir à craindre un quelconque châtiment.

“Les délibérations de la commission a mis en lumière les problèmes de l’intolérance religieuse et du respect envers la pensée religieuse. Les bahá’ís ont fait l’expérience, sur le terrain, de ce genre d’intolérance. Le gouvernement iranien continue à refuser de reconnaître et d’émanciper la Foi bahá’íe », a encore déclaré M. Bos.

Le vote de la Commission des droits de l’homme s’est effectué par 20 voix pour et 6 voix contre. Pour la première fois, la résolution de la commission sur l’Iran a été soutenue conjointement par les douze pays membres de la Communauté européenne, reflétant ainsi leur soutien en faveur de la tolérance religieuse et des droits de l’homme.

La Commission des droits de l’homme des Nations Unies se compose de 43 pays-membres qui se réunissent chaque année, de janvier à mars, pour la promotion des droits de l’homme et l’application des conventions internationales en la matière.

Depuis 1982, la commission a soigneusement examiné les allégations de violation des droits de l’homme en Iran, accordant une attention particulière au cas des bahá’ís. Depuis 1979, plus de 200 bahá’ís iraniens ont été exécutés dans le cadre d’une campagne de persécution systématique. En outre, des centaines de bahá’ís ont été incarcérés, et des milliers ont perdu leur emploi, leurs biens et/ou l’accès à l’éducation.

« Les bahá’ís n’ont pas eu, récemment, à présenter de victimes de la torture au représentant spécial de la Commission des droits de l’homme », a expliqué M. Bos « car, à l’heure actuelle, ils ne sont plus soumis à la torture. Toutefois, les bahá’ís d’Iran sont toujours confrontés à de graves problèmes. » Le bureau bahá’í de Genève présentera des cas de personnes tels que des commerçants privés de patente ou de particuliers s’étant vu refuser l’accès des écoles ou l’autorisation de voyager.

« Bien que les prisonniers soient libérés un par un », a déclaré M. Bos, « nous ne sommes pas encore libres en Iran. Notre but est l’émancipation de la Foi bahá’íe dans ce pays, c’est-à-dire que nous voulons simplement être traités comme les croyants des autres religions. C’est là le seul statut qui puisse protéger les 300 000 bahá’ís d’Iran contre une nouvelle recrudescence des mauvais traitements dont ils ont souffert à maintes et maintes reprises. »



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Dernière mise à jour le 25/09/2017