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Revue n° 30, 1997

Une jeune fille au service de l’humanité


A 18 ans sur les chemins de l’Inde
Alice Anbergen
Maison d’Editions Bahá’íes
Bruxelles, 1997

« Qu’avez-vous fait de vos vingt ans ? » est une question maintes et maintes fois posée à des personnalités, tant il est intéressant de connaître quels rêves de jeunes adultes les ont poussés à devenir ce qu’elles sont aujourd’hui.

Que fera Alice de ses dix-huit ans ? Nul n’est à même de le dire avec certitude et pourtant sa vie sera sans doute très différente de la plupart des jeunes filles de son âge car ses aspirations profondes, ses rêves d’adulte ont été profondément bouleversés par une expérience, sommes toutes, unique en son genre.

« Comme tous les jeunes de mon âge, j’étais un peu dans le flou. Je me posais une série de questions sur mon avenir à court terme, je ne savais pas très bien comment j’allais négocier cette année. » Alice éprouve l’habituelle appréhension des lycéens au moment d’aborder le monde estudiantin, ne sachant que faire ou que choisir. Elle saisit l’occasion offerte aux jeunes bahá’ís de consacrer une année de leur vie au service de l’humanité et décide de partir pour l’Inde.

C’est avec une vision bien pessimiste de l’Inde, inlassablement cultivée par les pays occidentaux, qu’Alice quitte sa Belgique natale et une petite vie bien confortable. Elle a cependant une soif des autres et un goût pour la découverte bien ancrés en elle. Pourtant à son arrivée à Calcutta, c’est le choc : la misère et la déchéance humaine y atteignent leur paroxysme. Alice avait auparavant passé trois mois dans des villages misérables près d’Indore et croyait y avoir vu le pire, c’était sans compter sur le « charme inattendu » (décrit dans le « Guide touristique de l’Inde » ) de la tristement célèbre « Cité de la Joie » .

« Je me sens mal dans ma peau de petite bourgeoise, ayant chaque jour de quoi manger et me vêtir. Que puis-je faire concrètement, face à cette insupportable réalité de la vie de tous les instants ? »

Alice va participer à de nombreux projets sociaux bahá’ís et y retrouver l’espoir d’un avenir pour l’Inde, tel ce centre pour femmes près d’Indore où de jeunes paysannes apprennent à lire, à compter, à s’assumer pour la première fois de leur vie.

Dès lors c’est cette vision foncièrement optimiste de l’Inde qui prévaut dans le livre d’Alice, on y découvre une version de l’Inde colorée, vivante, joyeuse.

Alice entreprend également un voyage pour le Kirghizstan, elle se retrouve aux antipodes de l’Inde : ambiance glaciale, problèmes administratifs, une torpeur semble s’être abattue sur tout le pays qui a du mal à se réveiller de longues années d’un régime communiste.

C’est un deuxième foyer qu’elle découvre à son retour en Inde : « Dès que la porte de l’avion s’ouvre, une bouffée de chaleur odorante pénètre dans la cabine. C’est fou comme j’adore ce pays. J’étais tellement impatiente de revoir l’Inde, de revoir les gens, de revoir le soleil, la joie de vivre, la chaleur. »

C’est bientôt le retour pour Alice, qu’a-t-elle retiré de ce voyage ? Elle se demande si elle pourra reprendre une vie normale d’occidentale après toutes ces découvertes. C’est ce qu’elle fera avec en plus une grandeur d’âme acquise en Inde.

Dans notre monde en quête de repères, ce livre est une invitation au voyage, à la rencontre de l’autre pour notre jeunesse désabusée mais également pour les moins jeunes. Car au bout de ces voyages, il y a toujours une merveilleuse révélation de vie et d’espoir malgré les épreuves et les difficultés.

L’audace d’Alice, on la souhaite à tous les jeunes tant on la sent forte et sûre de son avenir et de celui de l’Humanité au terme de son aventure.

« Je ne veux pas me laisser absorber, me laisser à nouveau envahir par les problèmes de la vie de tous les jours. »

Un récit merveilleux, une histoire vraie et vécue dans l’Inde chatoyante et envoûtante, un voyage intérieur aussi au gré des rencontres, un voyage à la rencontre de notre moi profond, de notre moi divin.

Arnaud Riou



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Dernière mise à jour le 18/12/2017