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Revue n° 30, 1997

« Orphelinat sans frontières » au Togo : témoignage d’un effort individuel

SOTOUBOUA, Togo, Afrique de l’ouest — Amgna Kotoko est issu d’une famille pauvre et a grandi en dehors de cette petite ville agricole au bord du fleuve Mono au centre du Togo. Il a vécu une enfance difficile.

C’est en partie à cause de cette enfance que M. Kotoko a créé ici il y a cinq ans un petit orphelinat entièrement local et prêt à accueillir tous les enfants, quelle que soit leur nationalité ou leur appartenance ethnique.

« J’ai beaucoup souffert dans mon enfance », dit M. Kotoko, qui a tout juste trente ans et est manifestement marqué. « Avec tous les troubles qui ont secoué le Ghana et le Togo, beaucoup d’enfants ont été abandonnés. Et je partage leur détresse. »

L’histoire des efforts déployés par M. Kotoko pour créer et faire vivre l’« Orphelinat sans frontières » a été semée d’obstacles et de combats. Elle montre aussi comment un homme seul mais très motivé peut surmonter des problèmes apparemment insurmontables et, avec un peu de formation et de soutien de la communauté, peut lancer et mener à bien un projet local de développement bien pensé.

A l’heure actuelle, l’orphelinat loue une maison de 16 pièces entourée d’une cour bordée d’une haie. Une trentaine d’enfants y sont accueillis, et 30 autres élèves, à titre d’externes. En tout, nous dit M. Kotoko, près de 108 enfants ont été admis à l’orphelinat depuis sa création en 1992.

Il emploie en moyenne 6 personnes, en majorité des femmes qui ont de grands enfants maintenant prêts à s’occuper des autres. Chaque orphelin est sous la garde d’une femme et grandit dans une atmosphère aussi familiale que possible.

M. Kotoko, membre de la foi bahá’íe depuis 1984, a eu l’idée de lancer ce projet après avoir assisté à un stage dans un institut de la Côte d’Ivoire au début des années 1990. « L’Institut s’attachait à des questions pratiques, comme l’élevage de volaille, aussi bien qu’au développement spirituel » dit Meredith Folley éducatrice américaine qui vivait alors au Togo. « M. Kotoko est revenu très inspiré avec la pure intention de contribuer à l’éducation des enfants de sa région. »

Il a commencé par ouvrir une simple école pour externes leur offrant une éducation de base et une formation aux principes moraux de la foi bahá’íe, mais il a vite compris qu’il fallait surtout s’occuper des orphelins.

Comme il avait peu d’expérience en la matière, puisqu’il avait reçu une formation de journaliste, les démarches à suivre pour obtenir les autorisations et l’accréditation nécessaires ont été difficiles - surtout dans un pays où la plupart des orphelinats sont pris en charge par des organisations humanitaires ou religieuses basées à l’étranger.

« Au début, il a dû se battre énormément pour trouver un local pour l’orphelinat » dit Mme Djoneidi, une bahá’íe qui vit au Niger et qui, dans le cadre de ses fonctions, s’est rendue plusieurs fois à l’orphelinat de Sotouboua.

Par exemple, M. Kotoko et son frère ont exploité pendant un an un lopin de terre pour gagner l’argent nécessaire au lancement du projet, nous précise Mlle Folley. Il a aussi reçu une indemnité de démarrage de 12 000 FF de l’Office de développement économique et social du Centre mondial bahá’í bien qu’il faille noter que ce projet relève d’une initiative individuelle et n’est pas parrainé par la communauté bahá’íe du Togo ni par d’autres institutions bahá’íes.

La persévérance de M. Kotoko et sa réputation d’amabilité ont été enfin de compte payants. Il a réussi à réunir un budget de plus en plus important chaque année grâce aux contributions du gouvernement, d’ONG humanitaires et des contributions individuelles. L’année dernière, par exemple, il s’était fixé un budget de 660 000 FF, ce qui représente une bonne somme pour un projet de cette nature en Afrique de l’ouest. Selon M. Kotoko, la majeure partie de cette somme servira à l’achat d’un bâtiment plus spacieux et moins provisoire.

Pour sa part, M. Kotoko est particulièrement fier de pouvoir accueillir sans préjugés les enfants de toutes origines. Le Togo compte plus de 30 groupes ethniques et tribaux sans compter les réfugiés des pays voisins.

« Nous recevons des enfants de tous les pays, du Ghana, du Togo et du Bénin, dit M. Kotoko et c’est pourquoi nous avons appelé notre orphelinat “Orphelinat sans frontières”. Nous pensons qu’il contribuera à la création d’un nouvel ordre mondial. »



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Dernière mise à jour le 21/11/2017