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 Baha'u'llah
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Pour les dernières nouvelles concernant la Communauté Internationale Bahá’íe en anglais, se référer au site : Bahá'í World News Service
Revue n° 1, 1989

Pour une terre plus verte : l’oeuvre de préservation de la nature s’étend au monde entier

NEW YORK — Dans la perception populaire, les religions du monde n’ont que peu à voir avec le mouvement contemporain pour la préservation de l’environnement. Pourtant, si l’on examine plus attentivement les enseignements et les activités des communautés religieuses à travers le monde, on y perçoit alors une très grande similarité. Par exemple, pratiquement toutes les religions révèrent la nature en tant que création de Dieu.

La fondation, en 1986, du “Réseau de WWF sur la préservation de la nature et la religion” a vivement contribué à renforcer les liens entre la religion, la société et le mouvement écologique. Le réseau a notamment beaucoup oeuvré à situer les problèmes de l’environnement sur la toile de fond de l’éthique religieuse traditionnelle, et c’est là un pas important vers l’élargissement de l’impact général du message, en particulier dans les pays du tiers-monde.

L’interaction religion - société - environnement est particulièrement forte au sein de la Foi bahá’íe qui, en 1987, a adhéré au Réseau de WWF. La plus jeune et la plus moderne des religions indépendantes du monde, ses enseignements, sont en rapport direct avec les problèmes sociaux les plus urgents d’aujourd’hui sur la planète, et l’environnement n’y fait pas exception.

Depuis 1984, les bahá’ís ont plus de 50 projets de préservation de la nature à travers le monde. Ces projets qui concernent plus de 30 pays vont de la plantation sylvestre en cours et des efforts de reboisement à la fabrication locale de poêles à haut rendement. En outre, l’éducation en matière d’environnement est en train de devenir partie intégrante du programme des écoles bahá’íes et des centres d’apprentissage qui sont au nombre de plus de 600 dans le monde.

Les enseignements de base de la Foi bahá’íe confirment le caractère sacré de la nature et font clairement ressortir l’interconnexion de l’humanité et de la nature. En outre les messages de la Foi sur l’interdépendance entre l’homme et l’unité mondiale, formulés dès le 19ème siècle, illustrent bien l’importance accordée aujourd’hui, au sein du mouvement écologique, à une approche globale et coordonnée de ce problème.

“Les problèmes de l’environnement auxquels nous sommes confrontés sont de plus en plus universels”, a déclaré Robert White, directeur de recherche en écologie à l’université du Saskatchewan, Canada, qui a traité de la manière bahá’íe d’aborder ces problèmes : “Les pluies acides, le déboisement, les déchets toxiques et la contamination nucléaire menacent l’ensemble de la planète. L’on reconnaît de plus en plus, que nous avons besoin d’une stratégie globale en matière d’environnement. Or les bahá’ís croient, depuis bien longtemps, à la création d’une confédération mondiale pour apporter des solutions à ces problèmes globaux qu’il s’agisse de la paix, du développement ou de l’environnement.”

Projets communautaires

Outre la promotion d’une approche unifiée et globale des questions relatives à l’environnement, les bahá’ís ont aussi mis l’accent sur la nécessité d’oeuvrer pour la préservation du milieu à l’échelon local. C’est pourquoi les projets écologiques patronnés par les bahá’ís sont, pour la plupart, des projets locaux exécutés à échelle réduite, et associés à des efforts en matière de développement économique. Au Kenya, une série de projets de cette nature ont été exécutés au cours de la dernière décennie, et la communauté bahá’íe de ce pays a participé à toute une série d’efforts de reboisement, à des programmes d’éducation écologique, et même à un projet portant sur la fabrication et la distribution de poêles à bon rendement.

« L’un des projets les plus intéressants que nous ayons pu entreprendre au Kenya, c’est l’élaboration d’un programme pour la “Journée mondiale de l’environnement” qui a atteint les villages », a déclaré le Dr. Donald Peden, un bahá’í qui a vécu au Kenya de 1978 à 1986 et qui travaille actuellement en qualité de conseiller international en écologie. « Ils ont été en mesure d’élaborer des programmes pour 10 000 - 12 000 élèves d’établissements d’enseignement supérieur. Selon moi, ceci fut réellement exemplaire de leur capacité à éveiller les consciences aux problèmes de l’environnement, et cela dans toutes les couches de la société. Bien souvent, en effet, les efforts d’éducation dans ce domaine n’atteignent guère que l’élite des populations urbaines. »

Mairuth Sarsfield, qui servit au Kenya, de 1980 à 1983, en qualité de directeur adjoint de l’information pour le Programme de l’environnement des Nations Unies, et qui a bien connu les projets bahá’ís au Kenya, a déclaré notamment: « Si je devais évaluer l’apport bahá’í à l’écologie et à la protection de l’environnement, je dirais simplement que pour les bahá’ís, lorsqu’ils exécutent un projet, grâce à leur capacité de s’identifier à la population, le problème ne se pose plus en termes de ‘eux et moi’, ou ‘eux et nous’, mais ‘nous’... Il y a une ouverture, une disponibilité dans l’éthique bahá’íe qui réveille la conscience et incite la population à collaborer avec les bahá’ís. »

Les femmes ont joué un rôle particulier dans les projets de préservation de la nature au Kenya. Le projet de fabrication de poêles fonctionnant au charbon de bois, les ‘jikos,’ concerne une coopérative féminine. Lors de plusieurs conférences, en 1984 et 1985, des femmes avaient reçu de jeunes plants à remporter dans leurs villages et à planter.

En Inde, les projets bahá’ís sur l’environnement ont mis l’accent sur l’éducation en matière de préservation de la nature et, tout particulièrement, sur ses effets pratiques. En conséquence, les écoles bahá’íes ont été le théâtre d’activités intenses.

A l’école Rabbani (Etat de Madhya Pradesh), plus de 14 000 arbres ont été voisins depuis l’établissement en 1985, d’une pépinière sur le campus. Pendant la même période, un programme complémentaire a aidé à l’établissement de quatre pépinières de village qui ont produit au total plus de 30 000 jeunes arbres destinés à être utilisés dans les environs. Depuis 1982, l’école a employé des poêles sans fumée d’un bon rendement.

En 1986, M. Rajiv Gandhi, Premier ministre de l’Inde, a remis à l’école Rabbani le prix des “Amis des Arbres” décerné par le ministère de l’Environnement et de la Sylviculture pour  récompenser ces efforts et d’autres, déployés en faveur du reboisement. La communauté bahá’íe de l’Inde a ainsi patronné plus d’une douzaine de projets forestiers depuis 1984.

Les programmes de protection de l’environnement ont été également orientés vers la technologie appropriée et vers les moyens de sa diffusion qui constituent les conditions d’un changement durable.

En Bolivie, près de Cochabamba, sur les hauts plateaux où le bois est rare, le Centre Dorothy Baker d’études sur l’environnement, géré par des bahá’ís, a exploré les possibilités de production de biogaz à partir de déchets animaux et d’utilisation de ce gaz pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage, et cela depuis 1985. D’autres technologies appropriées, relatives notamment à la préservation de l’eau, à l’utilisation de l’énergie solaire et au développement des sols, ont également fait l’objet de travaux de recherche et des matériels de formation sont actuellement produits, en espagnol et en quechua, langue amérindienne parlée au Pérou et en Bolivie.

Le thème de l’interdépendance

L’approche bahá’íe des problèmes de préservation de la nature, c’est plus qu’une série de projets, à l’échelle locale. A la base de ces activités, on trouve les enseignements de la Foi bahá’íe qui apportent à la fois une motivation et une orientation. Richard St. Barbe Baker, dont l’intérêt pour les forêts à travers le monde lui a valu le surnom d’ “homme des arbres”, était bahá’í et attribuait l’inspiration de son oeuvre, dans une large mesure à la Foi bahá’íe.

Bahá’u’lláh, le fondateur de la Foi bahá’íe, fit des déclarations explicites, vers la fin du dix-neuvième siècle, sur le caractère sacré de la nature, l’interdépendance de l’humanité avec le monde de la nature et l’importance d’une approche unifiée des problèmes mondiaux.

« Ce concept d’unité opère à plusieurs niveaux », a dit M. White « l’on s’accorde à reconnaître que la planète est physiquement unifiée et que la destruction des forêts dans un pays affecte également l’atmosphère et le climat dans d’autres pays. Et l’on reconnaît aussi que l’unité entre les nations est nécessaire si nous voulons collaborer à la solution des problèmes qui nous concernent tous ».– Pour la quatrième année consécutive, l’Assemblée générale des Nations Unies a exprimé sa « grave préoccupation » quant à la situation des droits de l’homme en Iran. Comme les années précédentes, l’Assemblée générale a également fait mention des bahá’ís d’Iran, en observant que ceux-ci continuent d’être soumis à diverses formes de harcèlement et de discrimination.

La résolution votée par l’Assemblée générale en décembre 1988, ainsi que les témoignages qui l’ont précédée, constituent un résumé satisfaisant de la situation en Iran concernant les bahá’ís. Comme le fait observer la résolution, l’intensité de la campagne de persécution contre la communauté bahá’íe, qui dure depuis 9 ans, semble avoir diminué quelque peu en 1988.

Dans le même temps, toutefois, l’Iran n’a pas encore clarifié sa politique officielle à l’égard des bahá’ís, et la Communauté internationale bahá’íe, à l’instar des Nations Unies, demeure gravement préoccupée par la situation des quelques 300 000 membres de la communauté bahá’íe d’Iran.

Bien que l’on n’ait enregistré aucun assassinat au cours des 11 premiers mois de 1988, des rapports reçus à la mi-décembre indiquaient qu’au moins deux bahá’ís avaient été exécutés en automne. L’on ne dispose pas d’autres détails à l’heure actuelle, mais il semble que ces exécutions constituent des incidents isolés et ne représentent pas nécessairement un nouveau durcissement de la politique du gouvernement iranien.

A d’autres égards, le bilan annuel a été également varié. Bien que l’on n’ait été informé d’aucune arrestation depuis février 1988, et que la population carcérale ait diminué en cours d’année, passant de 200 à fin 1987 à environ 130 en septembre 1988, les bahá’ís demeurent sans aucune forme de protection ou de reconnaissance légales.

Quoique le ministère de l’Intérieur ait émis une circulaire priant les autorités locales de cesser de refuser aux bahá’ís leurs licences commerciales, des dizaines de milliers d’entre eux demeurent injustement privés de pensions de retraite, de travail et de titres de propriété.

Même si les enfants ont à nouveau accès aux écoles primaires et secondaires, l’on ignore encore dans quelle mesure les étudiants seront autorisés à poursuivre leur cursus universitaire.

En outre, les lieux saints bahá’ís sont toujours entre les mains du gouvernement, et les bahá’ís continuent à se voir refuser le droit de pratiquer leur religion. Ils ne sont pas autorisés à se rencontrer en tant que communauté, à disposer de lieux de réunion ni à entretenir des institutions administratives.

Daniel Wegener, représentant de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies, a déclaré ce qui suit: “Bien que la persécution systématique par l’Iran des fidèles de la Foi bahá’íe ait été apparemment moins sévère en 1988, la communauté bahá’íe de ce pays demeure une minorité opprimée, privée de la liberté de pratiquer sa religion et de vivre en paix.”

“Nous pouvons en conclure que la poursuite d’une pression internationale, illustrée par la résolution de la quarante troisième Assemblée générale en décembre dernier, demeure un facteur crucial dans le soutien et, nous l’espérons, le développement des améliorations constatées dans le traitement par l’Iran des bahá’ís en cours de l’année écoulée”, a ajouté M. Wegener. Depuis 1979, plus de 200 bahá’ís ont été exécutés ou assassinés en Iran, uniquement en vertu de leurs croyances religieuses. Au cours de la plus forte vague de persécution, plus de 600 bahá’ís ont été injustement emprisonnés. Des dizaines de milliers d’entre eux ont perdu leur travail ou ont été dépouillés de leurs biens.

Or ces persécutions se fondent, purement et simplement, sur l’intolérance religieuse. Les bahá’ís ne se sont jamais opposés aux autorités et, selon les principes de leur Foi, ils sont tenus d’obéir à toutes les lois et de demeurer loyaux à l’égard de leur gouvernement.



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Dernière mise à jour le 25/09/2017