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Revue n° 15, 1993

La Commission du développement durable poursuit l’objectif de coopération mondiale

NATIONS UNIES — Faisant écho au Sommet de la Terre de l’an dernier, la Commission du développement durable a insisté sur la nouvelle conception de la coopération mondiale entre les nations – et les organisations non gouvernementales – qui émerge aujourd’hui alors que la communauté mondiale tente de résoudre les problèmes de l’environnement et du développement.

Proposée en juin 1992 au Sommet de la Terre à Rio et créée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en décembre dernier, la Commission est chargée de surveiller l’application d’Action 21, programme général d’action adopté à Rio pour promouvoir le développement durable.

Lors de la première réunion principale tenue à New York du 14 au 25 juin, les représentants de gouvernements ainsi que d’organisations internationales et non gouvernementales (ONG) ont rappelé que la volonté de coopération manifestée à Rio à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) était toujours présente malgré certains retards.

« Le message clair et retentissant de Rio est que nous partageons le même monde et que nous devons travailler ensemble pour assurer un développement durable », dit Carol Browner, responsable de l’Agence des Nations Unies pour la protection de l’environnement, qui, en même temps qu’une quarantaine d’autres spécialistes de l’environnement au niveau ministériel, a adressé un message à la Commission. L’objectif premier de la réunion était de définir le programme de travail de la Commission.

Il a été décidé que la Commission se réunirait deux ou trois semaines par an. Entre chaque réunion se tiendront des sessions intermédiaires sur différents thèmes d’Action 21, comme la foresterie ou l’éducation. Par ailleurs, des réunions intersessions spéciales auront lieu chaque année sur les questions spécifiques des ressources financières et du transfert des techniques, deux domaines qui sont apparues comme primordiales au cours de la réunion.

Problèmes mondiaux, racines locales

Les pays en développement, en particulier, se sont montrés soucieux devoir les pays développés donner suite à l’engagement pris à Rio. L’engagement était de consacrer davantage de ressources au développement durable dans leurs pays et de partager avec les moins développés des techniques non dommageables pour l’environnement.

« La pollution de l’environnement dans le monde ne pourra être résolue si le problème n’est pas attaqué au niveau local», dit Shri Kamal Nath, ministre indien de l’environnement et des forêts.

« Malheureusement, la traduction dans les faits reste trop timide. La clé du succès de tous les programmes sectoriels repose sur la solution des problèmes intersectoriels, en particulier sur un flux prévisible et suffisant de ressources financières nouvelles et complémentaires et sur le transfert de techniques non dommageables pour l’environnement à des conditions acceptables et supportables. »

Le rôle des ONG

Le rôle clé des ONG en ce qui concerne le développement durable, particulièrement reconnu à Rio, a encore été souligné par la Commission. De nombreux délégués gouvernementaux ont rappelé l’importance de ces organisations dans la promotion du développement durable.

« Nous avons besoin d’un autre groupe », pour appliquer Action 21, dit Ross Kelly, ministre australien de l’environnement, du sport et des territoires. « Nous avons besoin des ONG car ce sont elles qui engagent le débat écologique dans la plupart de nos communautés. »

A la réunion de la Commission elle-même, la participation des ONG a été très active. Pour les encourager à participer encore plus, celles qui ne disposent pas d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) ont été autorisées à faire des déclarations orales. Disposant d’un temps de parole limité, les ONG ont été invitées à désigner quelques représentants parmi eux pour faire des déclarations. Cela les a encouragées à travailler ensemble pour élaborer des déclarations communes. Beaucoup y ont vu également de nouvelles occasions à saisir pour les ONG du « Sud » qui dans le passé ont souvent été mises à l’écart des activités des Nations Unies.

En même temps, cependant, certains représentants d’ONG ont estimé que ce mode de fonctionnement avait des inconvénients. En obligeant les ONG à ne s’exprimer que par groupes, celles qui ont refusé de faire cause commune ont été mises à l’écart, et la Commission a été privée de voix et de points de vue individuels.

Pour sa part, la Communauté internationale bahá’íe a préparé pour la Commission une déclaration sur la relation entre l’éducation au rôle de citoyens du monde et le développement durable (Voir page 2).

Une approche intégrée

« Cette Commission nous paraît importante par le fait qu’il existe désormais un forum international où les gouvernements peuvent examiner les problèmes du développement durable », dit Lawrence Arturo, directeur du Bureau de l’environnement de la Communauté internationale bahá’íe.

« Par ailleurs, la question du développement durable fait désormais partie des thèmes débattus aux Nations Unies et la Commission joue à cet égard un rôle de catalyseur. Le développement durable est un concept qui englobe non seulement les questions du développement et de l’environnement mais aussi celles de la santé, des droits de l’homme, de la promotion des femmes, de la paix et de la sécurité. »

« Action 21 est le plan d’action le plus complet jamais élaboré au niveau mondial et la Commission est chargée de veiller à son application. Il en découle que son influence peut être très important – à condition d’encourager l’adoption de mesures hardies en faveur du développement durable», dit M. Arturo.



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Dernière mise à jour le 24/11/2017