The earth is but one country and mankind its citizens --

 Baha'u'llah
ONE COUNTRY ONE COUNTRY EN ONE COUNTRY FR

Pour les dernières nouvelles concernant la Communauté Internationale Bahá’íe en anglais, se référer au site : Bahá'í World News Service
Revue n° 15, 1993

La Conférence mondiale sur les droits de l’homme affirme l’interdépendance et l’universalité des droits

VIENNE — Les nations du monde, réunies en juin à Vienne à l’occasion de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme, ont souligné que les droits de l’homme étaient « universels, indivisibles, interdépendants et intimement liés ».

Dans les documents finaux de la Conférence, adoptés par consensus après deux semaines d’un débat parfois houleux, les participants ont aussi réaffirmé le droit au développement et les droits des femmes et des fillettes, en rappelant que ces droits sont une part inaliénable et intégrale des droits de la personne.

Pour sa part, la Communauté internationale bahá’íe a présenté cinq déclarations dont trois écrites. Elle a reconnu que « la souveraineté nationale effrénée » et la « violence à l’encontre des femmes » étaient des obstacles à la réalisation des droits de l’homme universels.

La Communauté a essentiellement évoqué le thème de l’unité de l’humanité. « Dans l’esprit de la Communauté internationale bahá’íe, l’unité organique de l’humanité est une composante sociale et spirituelle fondamentale de notre époque », lit-on dans son premier communiqué. « En fait, notre conviction d’être tous citoyens d’une seule terre et notre volonté d’œuvrer au bien-être et au bonheur de l’humanité sont les fondements de la réalisation des idéaux exprimés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. »

La Communauté a également souligné l’importance de l’éducation dans le développement des droits de l’homme – en particulier de l’éducation morale. « L’éducation aux valeurs spirituelles est nécessaire non seulement pour protéger les femmes, mais pour promouvoir le respect à l’égard de tous les individus afin de préserver l’honneur et la dignité de l’homme et d’élaborer une éthique globale garantissant tous les droits de l’homme », affirme t-on dans l’une des déclarations de la Communauté.

« La Communauté internationale bahá’íe est convaincue que seule la transmission de valeurs spirituelles peut transformer les individus et les institutions et ainsi garantir le respect des droits de tous les hommes. »

Tenue du 14 au 25 juin, la Conférence a été considérée comme un événement majeur qui a permis de passer en revue et d’évaluer les progrès réalisés dans ce domaine depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948. La dernière Conférence mondiale sur les droits de l’homme avait eu lieu à Téhéran il y a 25 ans.

Pourtant, malgré de longs préparatifs, notamment des réunions régionales sur le thème des droits de l’homme organisées dans le monde entier, le succès de la Conférence semblait incertain jusqu’à la dernière minute.

Certaines nations ont déclaré que les droits de l’homme n’étaient pas universels au sens strict et devaient être interprétés d’une manière plus restrictive pour tenir compte d’une région particulière ou du patrimoine culturel, ethnique ou religieux d’une nation. Un autre sujet de controverse a porté sur la question de savoir dans quelle mesure les droits civils et politiques devaient prendre le pas sur les droits sociaux, économiques et culturels, tel que le droit au développement.

En fin de compte, les 165 pays présents à la Conférence ont atteint un consensus très élargi sur la nature des droits de l’homme. Ils sont convenus, par exemple, que « l’extrême pauvreté généralisée s’oppose à la jouissance pleine et effective des droits de l’homme et qu’un rang de priorité élevé doit continuer à être accordé aux mesures visant à l’atténuer dans l’immédiat pour l’éliminer finalement ».

La Conférence a également rappelé le rôle que jouent les organisations non gouvernementales (ONG) pour garantir la jouissance pleine et effective des droits de l’homme. « Tout en reconnaissant que la responsabilité essentielle en ce qui concerne l’élaboration de normes revient aux Etats, la Conférence se félicite de la contribution apportée par les organisations non gouvernementales à ce processus », dit le communiqué final.

La conclusion était en quelque sorte contenue dans l’allocution d’ouverture du Secrétaire général des Nations Unies, Boutros Boutros Ghali, qui a invité la Conférence à confirmer que les droits de l’homme sont les valeurs essentielles à travers lesquelles nous affirmons que nous formons une seule communauté humaine. De plus, il a rajouté que les droits de l’homme représentent le langage commun de l’humanité, adapter ce langage permet aux peuples des Nations Unies de comprendre les autres et d’être les auteurs de leur propre histoire.

La contribution bahá’íe

Les déclarations de la Communauté internationale bahá’íe ont porté sur trois points clé de l’ordre du jour : identification des obstacles aux droits de l’homme (point 9); relation entre le développement, la démocratie et la jouissance universelle de tous les droits de l’homme (point 10); la pleine réalisation de tous les droits pour les femmes et les hommes (point 11).

Dans sa déclaration relative au point 9, la Communauté a reconnu l’existence de plusieurs obstacles aux droits de l’homme: la souveraineté nationale effrénée, l’absence de mécanismes adéquats permettant l’application des dispositions des conventions internationales relatives aux droits de l’homme et un manque de conscience des droits de l’homme, en particulier chez les personnes qui sont chargées de rendre la justice au niveau local.

« Malgré l’existence de normes internationales en matière de droits de l’homme, de nombreuses nations sont toujours convaincues que les gouvernements nationaux ont un pouvoir discrétionnaire sur ces droits », dit la déclaration. « Cette attitude fait fi des forces qui rapprochent le monde et ouvre la voie à l’établissement d’un nouvel ordre fondé sur la reconnaissance du fait que ce qui touche un membre de la famille humaine nous concerne tous. »

A propos du point 10 – relation entre le développement, la démocratie et la jouissance universelle des droits de l’homme, la Communauté a déclaré que les droits civils et politiques ainsi que les droits économiques, sociaux et culturels étaient « uns et indivisibles ».

En particulier, la Communauté a déclaré que le point commun entre ces droits résidait dans « le droit de chaque individu de s’interroger sur la réalité qui l’entoure et de tirer parti des conclusions de cette recherche ».

Bien que définie historiquement comme « la conviction que chaque personne a non seulement le droit mais le devoir de ‘connaître et vénérer Dieu’ », la question, dit la déclaration n’est pas d’ordre théologique. Au contraire, ce droit à l’interrogation indépendante est le fondement de ce que nous appelons la « culture » et est « un aspect inaliénable de la vie humaine ».

Par conséquent, l’exercice des facultés intellectuelles, esthétiques, morales et spirituelles qui caractérisent la nature humaine doit être favorisé de telle sorte que les individus « puissent accéder à tous les avantages, protections et possibilités raisonnablement disponibles dans la société dans laquelle ils vivent ».

« Sans droits économiques, l’exercice des droits civils et sociaux est gravement limité », dit la déclaration. « Sans droits culturels, un individu ou une communauté auront les plus grandes difficultés à exercer les droits économiques ou politiques minima exigés par leur situation particulière. »

Les droits des femmes

Dans la déclaration concernant les droits des femmes, la Communauté a insisté sur la nécessité de changer les attitudes qui tolèrent la violence à l’égard des femmes. Elle croit que l’éducation spirituelle – mettant l’accent en particulier sur les principes de la justice et de l’égalité entre les hommes et les femmes – est le moyen le plus sûr de modifier ces attitudes.

« Les croyances et les pratiques qui contribuent à l’oppression des femmes doivent être réexaminées à la lumière de la justice », lit-on dans la déclaration à propos du point 11 de l’ordre du jour. « Bien compris, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes peut en définitive changer toutes les relations sociales, permettre à chaque personne de cultiver ses talents ou ses dons particuliers. C’est en utilisant les points forts de chacun que l’on peut faire progresser la société vers sa maturité. »



back to top




Page d'accueil | Langues | Recherche | A propos  | Nations Unies
 | Interreligieux | Profil | Perspective | Paix | Education | Arts
 | Développement | Livre | Environnement | Femmes | Prospérité mondiale | Droits de l'homme

La revue en ligne de la Communauté Internationale Bahá'íe
Copyright 2005 © par la Communauté Internationale Bahá'íe
Copyright and Reprint Permissions
Dernière mise à jour le 22/11/2017