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Revue n° 14, 1993

Conférence mondiale des droits de l’homme

VIENNE — Bien que moins nombreuses qu’au Sommet de la Terre tenu l’an dernier, à Rio de Janeiro, les organisations non gouvernementales du monde entier se préparent à assister à la prochaine Conférence mondiale des droits de l’homme et, dans la mesure du possible, à se faire entendre.

La Conférence des Nations Unies, qui se tiendra du 14 au 25 juin à Vienne, est considérée comme une occasion majeure pour examiner et évaluer les progrès enregistrés depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948.

Les ONG espèrent à cette occasion jouer un rôle particulier en faveur des changements qui s’imposent.

« La Conférence est importante en ce sens que c’est la première fois, depuis 25 ans, qu’est organisée une conférence de cette nature qui nous permette d’examiner avec le recul tout ce qui a été dit au sujet des droits de l’homme et de voir comment tout fonctionne réellement, » dit Sue Nichols, co-directrice exécutive du Bureau universaliste unitaire des Nations Unies à New York.

« Je crois également que sans les ONG, les gouvernements n’auraient jamais été aussi actifs dans le domaine des droits de l’homme, » a ajouté Mme Nichols, et « c’est pourquoi il est important que les ONG travaillent beaucoup sur ce sujet. »

Plutôt que de se concentrer sur l’examen de cas spécifiques des droits de l’homme, l’ordre du jour de la conférence posera une série de questions générales, notamment:

• Dans quelle mesure les droits de l’homme sont-ils universels ? Chaque individu a t-il, par principe, les mêmes droits ou existe-t-il des différences liées à la culture, à la religion et/ou à la région ? Peut-on concilier ces différentes préoccupations ?

• Dans quelle mesure les droits civils et politiques doivent-ils faire contrepoids aux droits dits sociaux, économiques et culturels ? Le droit d’association, par exemple, doit-il être prioritaire par rapport au droit à se nourrir et à se loger ? Peut-on concilier ces concepts ?

• Comment mieux inclure les droits des femmes, des peuples autochtones et autres groupes dits « vulnérables », les enfants par exemple, dans le système international des droits de l’homme ?

En fait, la question de l’intégration – comment appliquer les droits de l’homme à l’ensemble des questions traitées par l’Organisation des Nations Unies, qu’il s’agisse de la paix, du développement ou des femmes et des enfants, apparaît en filigrane.

« Nous pensons que la vraie question de cette conférence est de savoir comment créer une culture universelle des droits de l’homme – une culture de conscience, pour ainsi dire – embrassant toutes les régions, les croyances religieuses et les systèmes économiques et sociaux, » dit Techeste Ahderom, principal représentant de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies.

« D’une certaine manière, c’est là le vrai défi de la Conférence. » Les ONG défendent en première ligne l’intégration des droits de l’homme dans d’autres domaines d’action des Nations Unies.

Par exemple, un rapport de 41 pages d’Amnesty International demandant la mise en place d’un Commissaire spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, a été longuement discuté et a fait considérablement avancer le débat sur la question. Entre autres, le rapport démontre que les droits de l’homme sont « trop souvent marginalisés ou trop compartimentés à l’intérieur du système,» alors que la Charte aspire à ce que les droits de l’homme « sous-tendent toutes les activités de l’ONU ».

Les ONG ont également joué un rôle déterminant dans la reconnaissance et la défense de la femme.

« Les revendications de groupes de femmes bien organisées à l’échelon communautaire à travers le monde ne peuvent plus être ignorées, » dit Reed Brody, directeur du Groupe international chargé de la législation sur les droits de l’homme et basé à Washington. « Nous espérons que la Conférence mondiale recommandera la mise en oeuvre de mesures concrètes pour l’intégration du droit de la femme dans tous les programmes de droits de l’homme. »

Les ONG ont toujours milité en faveur d’un plus grand respect et d’une plus grande reconnaissance des droits de l’homme.

« Sans les ONG, beaucoup des mécanismes de protection des droits de l’homme qui ont été mis en place n’existeraient pas ou seraient moins efficaces, » dit Candy Whitthome, coordinatrice du Comité des droits de l’homme aux Nations Unies.

Selon Mme Whitthome et d’autres représentants d’ONG, ces dernières ont été particulièrement efficaces en portant à l’attention du monde des exemples de violation, par les gouvernements, de droits de l’homme qui sans elles auraient été bafouées.

« Si, par exemple, les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme ne recevaient pas d’informations de la part des ONG, leur tâche serait quasiment impossible. En effet, la plupart des informations dont ils disposent sur la situation des droits de l’homme dans les pays sur lesquels ils établissent des rapports leur sont fournies par les ONG. »

Cette contribution est reconnue par les instances dirigeantes des Nations Unies.

« Les organisations non gouvernementales ont déjà exercé une grande influence sur la Conférence, » dit Elsa Stamatopoulou, chef du Bureau du Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme à New York. « Toutes les idées qui sont exprimées – comment renforcer le contrôle des droits de l’homme ou la mise en place d’un Haut Commissaire – ont été débattues lors des nombreuses réunions satellites tenues par les ONG. »

Le rôle des ONG dans la promotion de l’éducation en matière des droits de l’homme, en particulier, est largement reconnu.

« En matière des droits de l’homme, il s’agit avant tout de connaître ses droits, » dit Mme Nichols.

« C’est pourquoi l’éducation est très importante. Beaucoup d’individus ne connaissent pas leurs droits. Et les ONG accomplissent un énorme travail d’éducation et de diffusion de l’information sur les droits de l’homme. »

Les ONG contribueront à la Conférence à deux titres. Celles qui sont dotées d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) pourront assister à la conférence proprement dite, dit Mme Stamatopoulou. Environ 938 ONG dans le monde bénéficient de ce statut, bien qu’elles ne soient pas toutes compétentes en matière de droits de l’homme.

En outre, des ONG nationales et régionales ayant participé aux conférences régionales préparatoires sur les droits de l’homme pourront également être présentes. A ce jour, plus de 500 ONG de cette catégorie ont participé à ce processus.

Toutes les ONG, de quelque nature qu’elles soient, auront également la possibilité de participer à une réunion parallèle appelée simplement Forum des ONG, qui se tiendra avant la conférence pendant trois jours, du 10 au 13 juin.



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Dernière mise à jour le 25/09/2017