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Revue n° 14, 1993

Les droits de l’homme et l’éducation

Lors de la dernière Conférence mondiale sur les droits de l’homme, il y a environ 25 ans, la plupart des problèmes les plus complexes en matière de droits de l’homme semblaient résulter de la guerre froide. Aujourd’hui, la guerre froide est terminée.

Cependant, si la situation des droits de l’homme dans le monde s’est beaucoup améliorée dans de nombreux pays depuis la fin du communisme et le rejet de nombreuses dictatures de droite, de nouvelles sources de conflit sont apparues et occupent le devant de la scène.

En matière de droits de l’homme, la bataille se déroulait sur le terrain idéologique, l’est et l’ouest s’opposant sur des questions politiques et économiques.

Les nouveaux antagonismes portent davantage sur la croyance et la culture: tel groupe laissera-t-il ses voisins prier Dieu comme ils le désirent, permettra-t-il à un autre groupe de jouir de son patrimoine ethnique, racial, ou national.

Ces conflits vont, succinctement, de « l’épuration ethnique » dans l’ex-Yougoslavie, aux autres conflits ethniques dans l’ex-Union soviétique, en passant par la violence entre les communautés sur le sous-continent indien, les massacres tribaux en Afrique sans oublier la poudrière du Moyen-Orient sur les plans religieux, racial et nationaliste.

Les passions qui sont à l’origine de ces conflits sont à bien des égards beaucoup plus profondes que les différends idéologiques qui marquaient la guerre froide. Il faudrait donc déployer des efforts dans d’autres domaines pour supprimer le caractère pernicieux de ces conflits.

Nombre de violations des droits de l’homme découlant de différends idéologiques, par exemple, pourraient être simplement évitées par la mise en place d’un système de surveillance de l’action des gouvernements. Dans la plupart des cas, en effet, ce sont les gouvernements qui sont à l’origine de ces violations.

Bien sûr, nombre de cas de violations de droits de l’homme dues à des différences culturelles ou religieuses sont en fait stimulées et entretenues par les gouvernements – voir à la page 6 du présent numéro le rôle du gouvernement iranien dans la persécution des bahá’ís ou l’article sur la situation dans les Balkans.

On peut néanmoins dire qu’un nombre important de problèmes des droits de l’homme qui se posent aujourd’hui est plus dû à la reprise d’anciennes hostilités et animosités locales qu’à la politique spécifique de tel ou tel gouvernement.

Pour surmonter ces préjugés et ces hostilités il faudra donc non seulement, comme c’était le cas traditionnellement, se pencher sur les législations et les gouvernements mais aussi sur les attitudes des individus et des groupes. Et l’éducation est sans aucun doute le meilleur moyen pour corriger ces attitudes.

Certes, l’éducation des individus en ce qui concerne leurs droits est depuis longtemps le principal moyen de lutter contre la montée des violations des droits de l’homme.

Toutefois, étant donné le caractère profond des passions qui attisent ces conflits à caractère religieux et culturel, il convient de considérer la question sous un angle différent.

L’action éducative doit aller plus loin que le simple énoncé des droits des individus. Il faut en même temps leur montrer leurs responsabilités envers les autres et les efforts à faire pour être plus tolérants et compréhensifs.

Bien sûr, les gouvernements doivent contribuer à l’organisation et à l’élaboration de ces programmes d’éducation et leur apporter leur soutien.

Le présent numéro relate en fait l’action menée par le gouvernement albanais pour essayer de donner à ses concitoyens un nouveau sens civique à travers l’éducation morale.

Selon cet article, cette action s’inspire des principes bahá’ís – en particulier des notions d’unité et de diversité, unité de la religion et unité de l’humanité.

« De notre point de vue, l’éducation morale ne consiste pas seulement à enseigner l’amour du prochain et l’honnêteté, » dit M. Farzam Arbab, spécialiste du développement international qui a joué un rôle clé dans l’élaboration du programme en Albanie. « Dire qu’il ne faut pas mentir est insignifiant par rapport au fait de l’aider à comprendre la notion de droiture. Quelqu’un peut penser être honnête et droit tout en exerçant inconsciemment un métier qui exploite les autres. »

« On rencontre souvent le même type de contradictions s’agissant des préjugés raciaux, ethniques ou religieux. Vous pouvez avoir du cœur, aimer Dieu et vos amis, tout en ayant des préjugés à l’égard des étrangers ou d’autres personnes de race ou de religion différentes, » dit M. Arbab. « Si toutefois, votre référence morale vient d’une compréhension fondamentale de l’unité des hommes et de Dieu, ces préjugés disparaissent. »

Ces principes doivent constituer les valeurs de base si nous voulons construire une civilisation mondiale. En aidant les individus à reconnaître la valeur fondamentale de ces principes, qui peuvent être enseignés sans référence à une religion particulière, on facilite la tolérance et la compréhension entre les peuples.

« O peuples et tribus en lutte sur la terre ! » a écrit Bahá’u’lláh, « tournez-vous vers l’unité afin que brille sur vous l’éclat de Sa lumière. Rassemblez-vous et, pour l’amour de Dieu, prenez la résolution de déraciner tout ce qui est cause de lutte entre vous. Alors le grand Luminaire du monde répandra son éclat sur la terre entière, et ses habitants deviendront les citoyens d’une même cité, ils siègeront sur un seul et même trône. »



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Dernière mise à jour le 22/11/2017