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Revue n° 37, 1999

La 2ème « Nuit de l’Espoir » promeut la culture de la paix à travers la danse et la chanson

PARIS — Pour la deuxième année consécutive le spectacle multiculturel la « Nuit de l’Espoir » a eu lieu au Théâtre de la Mutualité, le vendredi 3 décembre 1999. Cet événement a réuni des artistes de différentes origines et genres dans un esprit de réel partage afin de promouvoir une conscience collective de la famille humaine dans sa diversité culturelle. Comme l’édition précédente, la « Nuit de l’Espoir 99 » a été organisée au profit des « Restaurants du Cœur ».

Cette année, la « Nuit de l’Espoir » s’est associée à l’UNESCO, à l’occasion de l’Année internationale de la culture de la paix, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour l’an 2000. Le spectacle avait pour thème « Ensemble pour une culture de la paix ».

Cet événement a permis la diffusion du « Manifeste 2000 » [voir feuille volante jointe à One Country] et de nombreuses signatures ont été récoltées. Le « Manifeste 2000 » a été rédigé par un groupe de Prix Nobel de la paix et l’UNESCO s’est fixé comme objectif de rassembler 100 millions de signatures pour les présenter à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2000.

« Le défi du spectacle était de présenter une composition de danses et de chansons dans des styles les plus variés, tout en gardant l’unité dans le message » dit Sophie Ménard, membre du Directoire de 9 Productions, principal organisateur de la soirée. Parmi les artistes figuraient Khadja Nin, le groupe Santa Esmeralda, Nourith, Simon Elbaz, Annabelle Mouloudji, Ranzie Mensah, Atef, Alain Alexandre et les danseurs du Kamerni Teatar 55 de Sarajevo. La paix était déclinée en différents genres musicaux allant de la « world music » au « matrouz » en passant par le « gospel », la « soul » ou les variétés internationales. La paix était chantée en français, en anglais, en hébreux, en arabe ou encore en espagnol. Les jeunes et les enfants étaient également présents à travers le « Diversity Dance Workshop », le jeune chanteur Patchaï et les six petits présentateurs du « Manifeste 2000 ».

Pendant la soirée le public a assisté à la remise du « Prix de l’espoir » crée par la Communauté internationale bahá’íe. Ce prix est un hommage rendu à ceux qui soutiennent et encouragent les souffrants, les laissés pour compte de nos sociétés ou qui par leurs actions contribuent à l’édification d’une paix mondiale et durable.

Le « Prix de l’espoir » a été remis avec une émotion particulière à la fondation « Construire la Bosnie-Herzégovine à travers l’éducation » qui fut fondée à Sarajevo le 28 juillet 1994. Le but de la fondation est de développer des activités d’éducation adressées aux enfants dont les parents ont été victimes de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Les enfants à qui ces programmes s’adressent sont issus de toutes les origines ethniques, religieuses et nationales existantes dans le pays.

Le fondateur et actuel président de cette fondation, Yovan Divjak, général à la retraite, se consacre avec des bénévoles à la cause des enfants victimes de la guerre dans cette région. L’Ambassadeur Nikola Kovac, Ambassadeur de Bosnie-Herzégovine en France a reçu au nom de la fondation le « Prix de l’espoir 99 ». Ce prix est symbolisé par une œuvre originale de l’artiste français Thierry Hamy.

L’événement a été organisé par une jeune société de production artistique « 9 Productions », dont l’objet social est basé sur une éthique universelle. Le but de 9 Productions est de réunir les talents et les bonnes volontés et de développer, promouvoir et produire des projets innovateurs dans divers domaines (musique, théâtre, cinéma, littérature, graphisme)dont le contenu et la créativité artistique favorisent la prise de conscience collective de l’unité de l’humanité dans le respect de sa diversité.

Sophie Ménard explique que « 9 Productions est née de l’espoir et de la créativité de quelques artistes, écrivains, entrepreneurs et des personnes de bonne volonté convaincus du rôle essentiel de l’art dans la promotion d’une conscience universelle ». Elle rajoute que « la vision, l’authenticité, l’optimisme et la détermination dont font preuve les membres-fondateurs de 9 Productions et les bénévoles œuvrant dans cette voie seront à terme les facteurs clés de la réussite de ce grand projet ».

Le spectacle, animé par Sabrina Hernandez, a été sponsorisé par des organismes des plus divers tels que plusieurs sociétés, l’Ambassade de France en Bosnie-Herzégovine, les journaux Le Figaro et Le Monde ou encore l’Actualité des religions dans le monde.



Supplément:

Allocution de remise du « Prix de l’espoir 1999 »


« Excellence, mesdames, messieurs, chers amis,

Nous voici réunis ici, ce soir, à la veille du 21ème siècle pour célébrer l’espoir. L’espoir de voir un monde meilleur, un monde meilleur pour nous tous, mais surtout pour nos enfants qui hériteront de la planète Terre.

Nous connaissons bien évidemment les épreuves et les drames auxquels l’humanité a du faire face tout au long de ce siècle.

Sans l’espoir en des lendemains meilleurs, sans l’espoir de voir s’ériger sur les décombres de nouveaux édifices, et sans l’espoir en le bien qui reste enfoui dans les profondeurs de chaque âme comment pourrions-nous envisager un avenir ?

Cet espoir n’est pas seulement un vain mot ou bien un vœu pieux. Cet espoir exige une foi et une détermination inébranlables, d’immenses sacrifices et un don de soi, accompagné d’un travail acharné.

La Communauté internationale bahá’íe, créateur du « Prix de l’espoir », a choisi cette année, suite à la recommandation de son comité de sélection comme lauréat du « Prix de l’espoir 1999 » : la fondation « Construire la Bosnie-Herzégovine par l’éducation » qui fut fondée à Sarajevo le 28 Juillet 1994. Le but de la fondation est de développer des activités adressées aux enfants dont les parents ont été victimes de la guerre en Bosnie-Herzégovine ou les enfants qui eux-mêmes frappés par la guerre sont restés invalides. Les enfants à qui ces programmes s’adressent sont de toutes origines ethniques, religieuses et nationales existantes dans le pays.

Derrière chaque grande cause, chaque action humanitaire il y a des hommes ou des femmes dont le témoignage de vie est en soi source d’espoir en l’humanité.

Le fondateur et actuel président de cette fondation, Jovan Divjak (général à la retraite) se consacre actuellement avec une armée de bénévoles à la cause des enfants et de la paix en Bosnie.

Lors d’un raid militaire il vit devant ses yeux, un enfant tué par balles […] Après avoir quitté le village et quelques minutes d’hésitation, le général Divjak retourna sur les lieux offrir ses excuses aux parents […] il se consacre désormais aux enfants victimes de cette guerre.

C’est d’ailleurs à travers les enfants, nos enfants qui sont l’avenir de l’humanité et les portes drapeaux d’une culture de la paix, en d’autres termes notre espoir pour demain, que nous voulons accueillir le 21ème siècle.

Le symbole du « Prix de l’espoir 1999 » est une œuvre originale de Thierry Hamy et nous avons la joie et l’honneur de le remettre à Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Bosnie-Herzégovine en France, M. Nikola Kovac, pour qu’il le transmette à M. Divjac à Sarajevo pour la Fondation. »

C.S.H.



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Dernière mise à jour le 25/09/2017