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Revue n° 17, 1994

Equilibrer les valeurs familiales

GENEVE — Dans une des plus fortes déclarations jamais faites par une Organisation des Nations Unies, la Sous-commission pour la prévention de la discrimination et la protection des minorités a déclaré au mois d’août qu’elle « est très inquiète au sujet des violations continuelles des droits de l’homme par la République islamique d’Iran », en particulier en ce qui concerne « la répression systématique de la Communauté bahá’íe ». La Sous-commission a même déclaré que la situation en Iran « aura des répercussions au-delà de ses frontières », mettant en péril « la paix et la sécurité » d’autres régions. Dans une résolution qui a été adoptée par un vote de 20 contre 3, la Sous-commission a dit que la situation en Iran se caractérise par « des exécutions sommaires et arbitraires, la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants, des arrestations arbitraires et l’emprisonnement, l’absence total de garantie de procédés légaux », ainsi « qu’un mépris total pour la liberté d’expression et de la religion ».

La Sous-commission a demandé un contrôle continu de l’Iran par le Représentant spécial de la Commission des droits de l’homme et elle a demandé que le Représentant spécial « considère et recommande dans son rapport les mesures les plus fortes qui pourraient être adoptées dans le cadre des Nations Unies pour empêcher les violations des droits de l’homme » en Iran.

Ayant remarqué que la situation de la Communauté bahá’íe d’Iran avait été mentionnée trois fois dans la résolution, Techeste Ahderom, le représentant principal de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies, a exprimé sa gratitude envers la Sous-commission pour sa considération de la situation dramatique des 350 000 membres de la Communauté bahá’íe d’Iran.

« Le fait que la Sous-commission ait fait tant de références explicites quant à la nature religieuse de la persécution des bahá’ís en Iran, malgré les arguments avancés par le Gouvernement de l’Iran que la persécution n’est pas basée sur la religion, est un point très important », a déclaré M. Ahderom. « La Sous- commission est, bien sûr, composée d’experts indépendants venant de beaucoup de pays ; ses jugements ont donc un poids considérable. »

M. Ahderom a noté, par exemple, que la Sous-commission a pris le soin de mentionner dans sa résolution qu’elle « rejette toute justification religieuse ou culturelle des violations des normes universelles des droits de l’homme ».

« Cela semble faire référence aux tentatives faites, pendant la Conférence mondiale des droits de l’homme qui s’est tenue en juin, de diluer les protections données aux minorités religieuses par le droit international sous prétexte qu’il fallait tenir compte des particularités régionales, culturelles et religieuses», a dit M. Ahderom.

Depuis 1979, plus de 200 bahá’ís en Iran ont été tués et des centaines ont été emprisonnés. Bien que les exécutions se soient ralenties ces dernières années, un document jusqu’ici secret du Gouvernement Iranien a été récemment découvert. Ce document exige que les bahá’ís soient traités de tel façon « que leur progrès et leur développement soient bloqués ».

Conçu par le Conseil culturel suprême révolutionnaire et signé par le Président Ali Khamenei, ce mémorandum de 1991 incite aussi « à combattre et détruire les racines culturelles » de la Foi en dehors de l’Iran. En juin, le Gouvernement municipal de Téhéran a déterré les corps des bahá’ís d’un cimetière bahá’í et les a transportés à une destination inconnue, pour faire place à la construction d’un centre culturel.

Mardi 21 décembre 1993 au matin à New York, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté une résolution exprimant son inquiétude à l’égard des violations des droits de l’homme en République Islamique d’Iran, dénonçant tout particulièrement la discrimination religieuse dont fait l’objet la Communauté bahá’íe dans ce pays, et mettant en garde contre la menace qui pèse sur l’existence de cette dernière en tant que « communauté religieuse viable ».

Par 74 voix contre 23, l’Assemblée générale a donc exhorté l’Iran à respecter ses engagements en vertu des traités internationaux des droits de l’homme, l’invitant en particulier à « veiller à ce que tout individu résidant dans les limites de son territoire et soumis à sa juridiction, y compris les groupes religieux » soient autorisés à jouir des droits garantis par ces accords, et a recommandé que l’ONU continue de surveiller la situation des groupes minoritaires « tels que les bahá’ís » de ce pays.

Le Représentant permanent de la Communauté internationale bahá’íe auprès de l’ONU, M. Techeste Ahderom, s’est dit satisfait de voir la communauté des nations attirer si explicitement l’attention du monde sur les persécutions dont continuent d’être victimes les membres de cette communauté pacifique, pour des motifs purement religieux.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017