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Revue n° 16, 1993

Le lien mère-enfant avant la naissance


L’Aimer avant qu’il naisse
Jean-Pierre Relier
Réponses / Robert Laffont
Paris, 1993

Ce livre, préfacé par le Professeur Alexandre Minkowski, présente Jean Pierre Relier comme un « spécialiste chevronné de la médecine des nouveaux-nés » qui « a voulu donner à sa spécialité un autre éclairage que celui de la technicité pure ».

Les femmes sont, dans ce livre, interlocutrices privilégiées et admirées : « C’est parce que le sort des générations futures est entre les mains des femmes que le livre s’adresse d’abord à elles ... Les hommes fabriquent des machines, les femmes des hommes. » Elles sont aussi appelées à prendre pleinement conscience de l’enjeu : « Quand dans une civilisation les femmes abandonnent leur rôle de mère ou ne savent plus le tenir, cette civilisation est en danger. »

Avec infiniment de tact, de finesse et de professionnalisme, le Professeur Relier s’attache à dispenser aux futures mères de « l’information », autant pour les mettre en garde contre les drogues (tabac, alcool, médicaments ou drogues dures), les éclairer sur les travaux scientifiques de Marie Claire Busnel sur l’audition foetal et de Benoît-Schall sur l’odorat, que pour les aider à retrouver « cette information perdue » transmise autrefois « par la tradition, par la voix de mères et des femmes de la famille, par la poésie, les contes et les comptines ... certaines femmes ont perdu ces racines-là, ce rapport charnel, intuitif, profond avec elles-mêmes et leur propre corps ».

Vingt-cinq ans d’exercice de médecine périnatale ont amené le Professeur Relier à se poser la question suivante sur le foetus : « Dans quelle mesure le rapport qu’entretient la femme avec l’enfant qu’elle porte peut-il laisser chez l’enfant des traces qui influeront sur son comportement à venir ? »

« L’expérience actuelle en néonatalogie nous apprend que la mère enceinte ne se borne pas à apporter à son enfant, par l’intermédiaire du sang et du placenta, les nutriments nécessaires à son développement, elle lui transmet également, par des mécanismes particuliers, des sensations, voire des émotions qui, positives ou négatives, sont perçues par le foetus et peuvent avoir des conséquences sur son développement ... Faire une distinction nette entre le biologique et l’affectif est d’ailleurs impossible, car les émotions, les stress vécus par la mère déclenchent en elle des phénomènes biologiques, notamment des sécrétions hormonales, qui vont modifier le milieu biologique qu’elle constitue pour l’enfant en développement. »

« Attendre un enfant, c’est très tôt ... entretenir avec cet être à venir une relation exceptionnelle, biologique certes, mais aussi affective, sensorielle, sensitive, psychologique, qui va l’amener à devenir ce qu’il doit être, dans les meilleures conditions possibles. Dès ce moment-là, le foetus est un être à qui l’on peut parler. Non bien sûr qu’il comprenne intellectuellement le sens des paroles qu’on lui adresse (on peut d’ailleurs lui parler silencieusement, comme on prie, diriger tout simplement sa pensée vers lui, intensément) mais il comprend le sens, un sens qui déjà est accueil, amour, et stimule son désir de vivre. »

Ce livre, s’il concerne particulièrement la femme et, à travers elle, le père, interpelle aussi la société qui doit assurer à la future mère, «pour l’enfant à naître, un certain calme, de la douceur, de la disponibilité». Cet environnement particulier qu’il faudrait ménager à la femme gestante, est très poétiquement illustré par des us et coutumes de peuples dits «primitifs» d’Afrique, d’Amazonie, ou d’anciennes civilisations millénaires et raffinées d’Asie.

Les modes de vie actuelles et les progrès des technologies médicales ont des effets pervers qui mènent à des aberrations et à des aliénations de la femme : « L’égalité des droits, bien sûr : à condition qu’elle ne signifie pas similitude et perte du sens de sa propre vie. »

Les rapports entre la science et la religion sont évoqués pour souligner l’impasse de la bioéthique : « Je crois », dit-il, « que l’homme a besoin de donner du sens au monde et à son existence pour agir, et qu’il n’existe pas d’éthique sans un sens préalable » ... « Pourquoi respecter quelque règle que ce soit si finalement aucun sens ne la justifie ? ... L’homme occidental ... a pris les moyens pour la fin. En se fermant à toute vie spirituelle, il a oublié de donner un sens à son existence. D’où son désarroi actuel. »



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Dernière mise à jour le 18/12/2017