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Revue n° 16, 1993

La journée d’études francophones de l’Association médicale bahá’íe se tient à Strasbourg

STRASBOURG, France — Le 16 octobre dernier, la faculté de médecine de Strasbourg accueillait la journée d’études francophones de l’Association médicale bahá’íe. Organisée sous le patronage du professeur J.G. Juif, de la faculté de médecine de Strasbourg, elle soulevait la question centrale de la relation mère enfant. Devant un public de quelque 120 personnes, une mère de famille, un psychiatre, un chirurgien, une psychologue et un juriste ont abordé avec simplicité les questions les plus essentielles : faut-il allaiter son enfant, le foetus a-t-il des droits, quand commence la vie, le père a-t-il un rôle?

Si on sait peu de chose encore sur ce mystérieux individu à venir qu’est le foetus ; le professeur Jean Paul Relier, chef du service de médecine néonatale à l’hôpital Port-Royal de Paris et auteur du livre « L’Aimer avant qu’il naisse », un des invités de marque de cette journée, a apporté, autour de la relation foeto-maternelle, d’importants éléments de réponse.

Expliquant sa relation avec ses enfants à travers « la conscience du temps, la notion de service et le sens de la vie » Leila Mesbah-Sabéran, professeur de français, a dit : « La relation intime et fusionnelle entre l’enfant et la mère se prolonge à travers la perception des valeurs fondamentales qui donnent un sens à la vie. »

M. Van Pamel, juriste en Belgique, a évoqué le droit du foetus, soulignant que les expériences biomédicales, l’interruption volontaire de grossesse et la procréation médicalement assistée posent désormais à l’homme de loi le problème du « conflit entre le droit de l’enfant et le droit à l’enfant ».

« Pour être un, il faut être trois ». L’élément central de la relation mère-enfant est le père. Mme Fassin, psychologue expert auprès des tribunaux a désigné la fonction paternelle comme une « nécessité constructive de l’être humain ». Elément structurant, le père est aussi rempart, face à l’omnipotence naturelle de la mère. Une relation de couple la lie en effet à l’enfant. Au début de sa vie, le petit être démuni a besoin d’elle pour survivre. C’est elle qui « vit, agit, pense et parle à sa place », a expliqué le Dr. Foad Sabéran, psychiatre à Paris. A travers le prisme maternel, l’enfant perçoit le monde. « En recevant de la nourriture de sa mère, tel nourrisson reçoit de l’amour, tandis que tel autre perçoit de la haine ou de l’angoisse. » La manière dont la mère offre le lait à son enfant est une image codée concernant son environnement : soit elle le présente comme un lieu accueillant, soit comme un lieu hostile.

Enfin, le Dr. Farhan Yazdani, chirurgien à Annecy, a évoqué la dimension spirituelle de la relation mère-enfant. Pour ce médecin, dont le propos s’inspire des Ecrits saints bahá’ís, les capacités spirituelles existent chez l’enfant à l’état de latence. C’est l’éducation qui peut privilégier « le développement des qualités spirituelles qui pousseront l’enfant à exploiter ses talents au service de l’humanité ». Le vecteur essentiel de cette éducation, « basée sur l’encouragement plutôt que sur la répression » est l’amour maternel. C’est cette place privilégiée de la mère qui confère aux petites filles, futures femmes, futures mères, un droit prioritaire à l’éducation.



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Dernière mise à jour le 20/09/2017