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Revue n° 16, 1993

Les hommes et les femmes en tant que partenaires

L’article principal dans ce numéro parle d’un projet innovateur de développement qui a essayé de promouvoir le bien-être économique et social en améliorant, tout d’abord, le statut des femmes.

Le programme, intitulé « Les médias traditionnels comme agents de changemen t», essaie de promouvoir l’égalité des femmes dans des zones rurales par l’utilisation de chansons traditionnelles, la danse et le théâtre.

L’utilisation des « médias dits traditionnels » comme un moyen de communiquer des nouvelles idées aux populations analphabètes n’est pas nouveau. Beaucoup de projets ont essayé de promouvoir une meilleure nutrition et une meilleure santé, entre autres idées, par les médias traditionnels.

L’idée de se concentrer sur les problèmes de femmes n’est pas une nouvelle idée de développement non plus. Ces dernières années, des agences de développement partout dans le monde se sont rendues comptes que les femmes jouent un rôle important non seulement au sein de la famille mais aussi dans l’agriculture et dans l’économie en général.

Le programme « Les médias traditionnels comme agents de changement » innove dans le sens qu’il mélange les deux approches – et ceci justifie largement l’analyse détaillée du projet dans ces pages.

Le trait le plus original de cette réalisation, cependant, reste les efforts qu’elle a faits pour inclure les hommes comme partenaires dans un processus dynamique pour changer les attitudes concernant les femmes et, ce faisant, d’aider toute la communauté à évoluer.

Comme avait remarqué la consultante pour le développement Pamela Brooke : « Beaucoup de programmes pour les femmes impliquent uniquement les femmes. Mais les bahá’ís ont pensé que le changement pourrait être le mieux servi à travers un processus de consultation entre les hommes et les femmes. Autrement, le résultat est qu’il y a beaucoup de femmes très fâchées qui sont assises seules dans un coin. Ceci ne change rien ! »

Pendant que le monde attend avec impatience la quatrième conférence mondiale sur les femmes, qui aura lieu à Beijing en Chine en septembre 1995 et qui sera parrainée par les Nations Unies, cet aperçu simple offre une idée puissante pour changer les façons dont les femmes sont traitées.

Il devient de plus en plus évident que le thème du partenariat est la prochaine étape pour le mouvement des femmes dans le monde. Et aussi pour le nouveau mouvement des hommes. Parce que l’amélioration du statut de la femme n’est pas un problème des femmes – c’est un problème humain.

Dans le monde industrialisé, beaucoup de féministes se sont rendues compte qu’elles ont atteint la limite en ce qui concerne la prise de conscience des femmes, et qu’elles ne peuvent plus avancer tant que les attitudes des hommes ne soient pas transformées.

Dans le monde en voie de développement, où les statistiques démontrent que les femmes portent un fardeau même plus grand de travail, de pauvreté, d’analphabétisme, de soins médicaux insuffisants, et d’exclusion de la prise de décision, le besoin de changement d’attitude est même plus flagrant.

Bien que beaucoup de personnes dans le monde aujourd’hui se soient rendues compte que les femmes méritent des droits égaux, la triste vérité montre que ce principe n’a pas encore trouvé l’acceptation dans la plupart des coeurs humains. Il suffit de voir comment les femmes sont traitées par les hommes dans la vie quotidienne – que ce soit à la maison, dans la communauté, ou au travail – pour se rendre compte du chemin encore à parcourir. Et ceci est vrai partout dans le monde, même dans les endroits les plus évolués.

Le programme « Les médias traditionnels comme agents de changement » offre un modèle détaillé pour montrer comment les coeurs humains – et plus particulièrement les coeurs des hommes – peuvent être touchés.

Comme le démontre notre article, le projet est construit autour d’un processus de trois étapes pour la transformation de la communauté : (1) la promotion des activités qui encouragent une analyse au niveau de la base de la situation entre les hommes et les femmes ; (2) l’utilisation de la consultation bahá’íe et une compréhension approfondie de l’égalité de la femme comme principe moral pour aiguiser et concentrer l’analyse ; et (3) l’articulation et l’expression à travers des médias pour communiquer les résultats.

Ces trois étapes offrent un remède général qui peut être appliqué pratiquement partout – même dans les sociétés urbaines et hautement développées.

Il est important de tenir à l’esprit, néanmoins, que la clé pour la vraie transformation n’est pas seulement l’acceptation intellectuelle de l’égalité des femmes et des hommes comme étant une idée moderne et progressiste, mais la reconnaissance du fait que ceci est un principe spirituel, un des thèmes de base de notre époque.

Il y a plus de 100 ans, Bahá’u’lláh, le Fondateur de la Foi bahá’íe, a dit : « Tous devraient savoir et ainsi atteindre les splendeurs du soleil de la certitude, et en être éclairés : les femmes et les hommes ont toujours été et seront toujours égaux devant Dieu. »

L’importance spirituelle d’une telle affirmation dans la transformation d’attitude ne peut pas être sous-estimée. A travers cette déclaration, et d’autres, la Foi bahá’íe est devenue la première religion mondiale à proclamer explicitement l’égalité des femmes dans ses Ecrits sacrés.

Ainsi les bahá’ís ont toujours cherché à promouvoir ce principe – et ils ont compris depuis longtemps que l’égalité pour les femmes ne peut pas naître dans une ambiance de conflit entre les sexes. Au contraire, il peut seulement être accompli si les hommes et les femmes sont partenaires.

Une telle association exige de nouvelles attitudes et responsabilités des deux cotés du gouffre entre les hommes et les femmes. Tandis que les femmes doivent s’efforcer à développer leurs capacités et à prendre un rôle actif dans toutes les activités, les hommes doivent les encourager et les soutenir. Ils doivent faire ceci en apprenant à apprécier les contributions des femmes et en faisant de la place pour elles dans les institutions de la société.

Une telle réévaluation et transformation de vieux comportements et attitudes est difficile et ne peut pas être accomplie uniquement par la législation, des réunions de comité ou par des impératifs idéologiques. Ce qui est nécessaire est une vraie transformation de conscience. Et cela veut dire que nous devons comprendre la dimension spirituelle de ce partenariat. Car c’est la dimension spirituelle de la vie qui nous force à chercher dans nous-mêmes ce que nous savons être la vérité et qui par la suite nous motive à entreprendre une vraie et sincère transformation.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017