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Revue n° 38-39, 1999

A Séoul, une conférence mondiale d’ONG encourage les partenariats

SEOUL, Corée — La plupart des grandes conférences internationales réunissant des membres de la société civile au cours des années 90 ont été organisées autour d’un thème précis comme l’environnement et le développement, l’égalité entre les hommes et les femmes, ou la paix.

Ces réunions se tiennent habituellement dans le cadre des grandes conférences de l’ONU, comme le Sommet de la terre ou la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, à l’exception du Sommet de 1998 sur le micro crédit et de l’Appel de La Haye pour la paix lancé en 1999.

La Conférence internationale des ONG qui s’est tenue à Séoul s’inscrit dans le droit fil de ces réunions et était la première à être consacrée entièrement à la question de savoir comment les ONG peuvent mieux s’organiser et se doter des moyens nécessaires, à l’échelon planétaire, pour répondre aux défis mondiaux.

La Conférence de Séoul, organisée du 10 au 15 octobre 1999 par des ONG, sans aucune relation avec une manifestation quelconque de l’ONU, constitue un aperçu de la vision et de la vitalité de la société civile internationale qui apparaît comme un mouvement mondial étonnamment uni dans ses préoccupations et ses plans d’action.

« La Conférence a rassemblé des peuples de différentes régions du monde », dit Sudha Acharya, vice-président de la Conférence des ONG et l’un des organisateurs de cette réunion. « Un merveilleux esprit de coopération et d’unité s’est dégagé de cette réunion. »

Avec plus de 10 000 participants représentant environ 1 400 ONG d’au moins 107 pays, la Conférence de Séoul a traité 10 thèmes principaux en près de 200 réunions de travail et cinq séances plénières. Il s’agissait de réexaminer les résultats des grandes conférences de l’ONU au cours de cette décennie. Parmi les principales questions traitées figuraient : l’environnement, l’égalité entre les hommes et les femmes, le développement économique et social, l’éducation pour tous et les droits de l’homme.

Toutefois, la principale préoccupation était de savoir comment mieux organiser les ONG et les doter des moyens nécessaires afin que la société civile internationale puisse se concerter pour prendre en main ces problèmes.

Cette préoccupation se retrouve dans les documents de la Conférence qui contiennent une déclaration liminaire intitulée « Perspectives », une « Déclaration du millénaire » et un « Projet de plan d’action ». Ces documents soulignent la relation entre les problèmes du monde et la nécessité d’une action coordonnée.

« Nous entrons dans le nouveau millénaire avec de graves problèmes liés les uns aux autres », lit-on dans la Déclaration publiée à la fin de la Conférence. « Cependant, il existe beaucoup de raisons d’espérer. Ces dernières décennies ont été marquées par la croissance de mouvements populaires et de manifestations de la société civile et d’ONG engagées dans la lutte contre ces problèmes. »

« On prend de plus en plus conscience de l’enjeu et de ce que nous devons faire ensemble », lit-on plus loin dans la Déclaration. « Dans ce contexte, la Conférence de Séoul a examiné un certain nombre de thèmes liés les uns aux autres, déclaré sa vision partagée de ce que sera le 21ème siècle, et décidé de prendre des mesures concrètes pour traduire cette vision dans les faits. »

La recherche d’une vision

La Conférence était parrainée essentiellement par les deux principales associations d’ONG reconnues par l’ONU : la Conférence des ONG ayant des relations de consultation avec l’ONU (CONGO) et le Comité exécutif des ONG associé au Département de l’information publique de l’ONU (Comité exécutif ONG/DPI) – ainsi qu’un partenaire coréen, la Global Cooperation Society International (GCS), ONG basée à Séoul. La Conférence a été accueillie par l’Université Kyung Hee de Séoul et s’est déroulée au Parc olympique, site des jeux olympiques de 1988.

Les objectifs déclarés de la réunion étaient « d’examiner et surveiller » la mise en œuvre des plans mondiaux d’action élaborés par les grandes conférences des Nations Unies pendant cette décennie, de « renforcer les partenariats entre les ONG et l’ONU », et « d’améliorer la communication et la collaboration » entre les ONG du monde.

Tant en séances plénières que dans les nombreuses réunions de travail, l’importance critique des ONG et de la société civile au prochain millénaire, en particulier au regard de l’interdépendance croissante entre les hommes, a été abondamment soulignée. « Les ONG deviennent aujourd’hui absolument nécessaires pour les droits, la sécurité et le bonheur de tous les peuples », dit le président coréen Kim Dae-jung. « Ils ne sont pas moins indispensables que l’ONU ou les gouvernements nationaux. »

Young Seek Choue, président de la GCS, a demandé instamment aux ONG de renforcer la collaboration internationale et de créer une « société mondiale », désireuse de trouver des solutions efficaces aux problèmes internationaux pour une « famille mondiale unique ».

« La mondialisation a transformé le monde en une société sans frontières », dit M. Choue. « Toutefois, de nombreux conflits et différends subsistent encore entre les pays. Pour mettre fin à ces situations antidémocratiques et anachroniques, les ONG qui ont une influence transnationale doivent jouer un rôle actif. »

Liens avec les droits de l’homme

Pour la Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mary Robinson, cette réunion d’ONG a joué un rôle essentiel en aidant son bureau à protéger et promouvoir les droits de l’homme. Ces ONG ont été non seulement « des témoins directs » des violations des droits de l’homme, mais elles ont aussi « humilié » les gouvernements en dénonçant ces violations pour qu’ils prennent des mesures de protection et de promotion des droits de l’homme.

« Notre travail au Haut commissariat pour les droits de l’homme serait impossible sans des contacts étroits avec les ONG », dit Mme Robinson. « Les ONG devraient s’efforcer de renforcer leur impact et d’élargir le cercle de leur influence. »

Mme Robinson a ajouté que les progrès dans d’autres domaines comme la paix, la promotion des femmes, la santé, sont intimement liés aux droits de l’homme.

« Toute la Conférence a été rattachée à la question des droits de l’homme, à partir de l’idée qu’en fin de compte, tous les autres problèmes sont une affaire de droits de l’homme », dit Ronald Brinn, représentant de l’Association internationale contre la toxicomanie et le trafic de la drogue, ONG basée à Moscou. « La santé est un droit de l’homme, l’eau propre est un droit de l’homme, etc. »

Les institutions des Nations Unies qui travaillent régulièrement avec les ONG ont manifesté un vif intérêt pour la Conférence. Selon le programme, plus de 60 représentants des différentes institutions des Nations Unies y ont participé.

« La présence d’un aussi grand nombre de représentants d’organisations internationales du système des Nations Unies montre que de nouveaux partenariats sont en train d’être créés », dit Stand Bernstein, conseiller pour la recherche auprès du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). « Cette réunion réaffirme la reconnaissance croissante de l’importance des ONG. »

La Conférence de Séoul a également présenté un projet de plan d’action intitulé « Agenda pour la paix, la sécurité et le développement au 21ème siècle », qui contient une liste des approbations, recommandations et mesures prises pour tenir les promesses des différentes conférences internationales de l’ONU.

Ce document reste provisoire et l’objectif est de faire en sorte que les ONG du monde entier continuent à faire leurs commentaires sur l’Agenda afin de le présenter sous sa forme définitive au Forum du millénaire.

L’Agenda lance notamment un appel en faveur des points suivants : créer une « force de paix permanente de l’ONU » ; renforcer les programmes d’éducation pour la paix dans les écoles et les universités ; reconnaître que les droits de l’homme sont « universels, indivisibles, interdépendants et liés » ; mobiliser les « mouvements sociaux et la société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme » ; obtenir des gouvernements qu’ils incluent les femmes dans les processus de résolution des conflits ; et prendre des mesures pour faire en sorte que les institutions économiques mondiales et nationales soient responsables de l’application des principes internationaux dans le domaine des droits de l’homme.



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Dernière mise à jour le 20/09/2017