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Revue n° 38-39, 1999

La nécessité d’une force internationale

Les opérations de maintien de la paix sont parmi les activités les plus importantes de l’ONU. Depuis 1948, l’Organisation a lancé une cinquantaine d’opérations de ce type en envoyant des casques bleus et des observateurs aux quatre coins du monde.

Même si toutes les missions n’ont pas réussi à arrêter la violence, elles ont permis de ralentir, d’arrêter ou de prévenir la guerre dans de nombreuses régions.

Cependant, le système de maintien de la paix, conçu comme une réponse concrète à l’impasse politique dans laquelle se trouvait le Conseil de sécurité pendant la Guerre froide, a ses limites. Aucune mission n’est possible sans l’accord préalable de toutes les parties à un conflit, et toute action militaire coercitive, telle que prévue par le chapitre VII de la Charte de l’ONU, doit faire l’objet d’un consensus.

Jusqu’ici, les missions de maintien de la paix ont été des opérations ponctuelles pour lesquelles des unités militaires ont été empruntées aux Etats membres de l’ONU. Or, trois à six mois sont nécessaires pour régler ce processus.

Les événements récents indiquent que le moment est venu de repenser la vision des fondateurs de l’ONU et de voir comment on peut mobiliser une force internationale et en faire un instrument crédible de la conscience internationale.

Le concept de sécurité collective n’était pas nouveau en 1945 lors de la création de l’ONU. Le Pacte de la Ligue des Nations contenait des dispositions relatives à l’utilisation collective de la force et cette idée a été abondamment débattue au début du siècle.

En réalité, l’un des premiers appels explicites en faveur de la mise en place d’un système de sécurité collective internationale a été lancé par Bahá’u’lláh qui, s’adressant aux dirigeants du monde a écrit : « Si l’un d’entre vous prenait les armes contre un autre, levez-vous tous contre lui, car ce ne sera là que justice manifeste ».

La Communauté internationale bahá’íe, considérant qu’une paix durable et universelle passait obligatoirement par la sécurité collective, a défendu ce concept et appuyé les efforts de la Ligue des Nations puis de l’ONU.

Au cours de la dernière décennie, dans des domaines comme l’environnement, le développement et les droits de l’homme, la communauté mondiale a montré qu’elle pouvait parvenir à un vrai consensus pour autant que les besoins soient réels et les principes clairs.

Il est donc temps d’examiner sérieusement les voies et moyens de renforcer et d’institutionnaliser la capacité mondiale de recourir à la force pour maintenir la paix et la sécurité ou protéger les vies de personnes. La présence d’une force internationale capable d’agir rapidement, dans l’unité et la détermination, pour maintenir ou rétablir la paix présente plusieurs avantages décisifs.

Tout d’abord, cette force aura la capacité de se déployer rapidement dans une situation de crise. Le problème de la lenteur du déploiement est largement reconnu et l’ONU cherche à renforcer l’état de préparation des forces de maintien de la paix en demandant aux Etats de se doter d’unités militaires « de réserve ».

Ensuite, la simple existence de cette force sera un élément dissuasif important pour les agresseurs potentiels.

A terme, l’existence d’une force internationale crédible permettra d’accélérer le processus de désarmement général tout en favorisant la réduction des dépenses militaires. Les peuples du monde, certains d’être à l’abri d’agressions extérieures à l’intérieur de leurs frontières, se suffiront de leurs forces de police nationale sans avoir besoin de leur armée.

Une telle force devra être constituée de ressortissants du plus grand nombre possible de nations et ne servir aucun intérêt national.

Cette force sera d’autant plus efficace qu’elle sera appuyée par une volonté politique forte fondée sur l’unité. Certaines réformes de l’ONU, comme celle du Conseil de sécurité, renforceraient encore cette efficacité. Par ailleurs, de meilleures dispositions en ce qui concerne l’édification de la paix, le développement économique et social, l’éducation aux droits de l’homme et d’autres initiatives de nature à encourager la coopération internationale doivent aller de pair avec toutes réformes éventuelles du système de sécurité mondiale.

Le principe clé de notre siècle est celui de l’unité de l’humanité, son corollaire logique dans le domaine politique est la sécurité collective. Afin d’être efficace, cette dernière doit s’appuyer sur un instrument de volonté crédible et puissant.



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Dernière mise à jour le 24/11/2017