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Revue n° 38-39, 1999

Le deuxième Sommet entre la Banque mondiale et les religions du monde centre son attention sur des projets

WASHINGTON — Environ 21 mois après leur sommet tenu à Lambeth Palace à Londres, des représentants des grandes religions du monde et de hauts fonctionnaires de la Banque mondiale se sont réunis ici en novembre pour poursuivre leur « Dialogue » de haut niveau sur les moyens de combattre, ensemble et plus efficacement, la pauvreté dans le monde.

Pour les participants, cette réunion appelée « Dialogue des religions pour le développement » a été empreint d’une atmosphère chaleureuse, par beaucoup d’enthousiasme de toutes les parties et le sentiment que la Banque et les religions arrivaient peu à peu à mieux comprendre les défis du développement mondial et les mesures à prendre pour relever ces défis.

Des rapports sur les nouvelles initiatives de développement prises en Ethiopie et en Tanzanie avaient été envoyés aux participants ; ils donnent un aperçu des différents projets que le Dialogue doit mettre sur pied à l’avenir.

« L’engagement d’améliorer la vie des pauvres pris par tous les participants à la Conférence permet de combler les fossés énormes sur les plans culturel et théologique », ont dit le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et l’archevêque de Canterbury, George Carey, dans une déclaration finale commune. « Il est essentiel d’essayer de reproduire cette expérience concrètement dans de nombreux pays et nous en voyons déjà les
signes. »

Intitulée « Perspectives pour le Dialogue », la réunion s’est tenue le 11 novembre 1999 au siège de la Banque mondiale et, comme pour la manifestation organisée en février 1998 au Lambeth Palace, elle était co-organisée par M. Wolfensohn et M. Carey.

Parmi les autres participants figuraient les hauts dignitaires déjà présents à la réunion de Lambeth le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie et le Prince Aga Khan représentant l’islam ; l’évêque Diarmuid Martin du Vatican représentant l’église catholique ; les rabbins René Sirat et Arthur Hertzberg, représentant le judaïsme ; Nambaryan Enkhbayar et Sulak Sivaraksa, représentant le bouddhisme ; Swami Vibudhesha Teertha et Acharya Shrivatsa Goswami, représentant ’hindouisme ; Sri Singh Sahib Manjit Singh, représentant la religion sikh ; L. Singvhi, représentant le jaïnisme ; et Lawrence Arturo représentant la foi bahá’íe.

Le Dialogue doit se poursuivre

Le groupe a conclu plusieurs accords. Tout d’abord, il a été décidé à l’unanimité que le dialogue « restait aussi actuel et important que jamais » et qu’il devrait se poursuivre pendant au moins cinq ans, avec le Fonds monétaire international comme partenaire.

Par ailleurs, il a été convenu que le groupe tiendrait une autre réunion de haut niveau dans deux ans afin d’évaluer les progrès. Dans l’intervalle, une équipe de consultants indépendants sera invitée à faire des recommandations sur la structure et la direction du Dialogue.

Comme on l’a déjà dit, le groupe veillera à ce que les chefs religieux et les laïques qui réfléchissent à la question du développement se réunissent aux niveaux local et national. En particulier, le WFDD espère encourager plus de projets locaux et nationaux en matière de développement entre religions comme ceux qui ont été menés en Ethiopie et en Tanzanie.

En Ethiopie, des musulmans et des chrétiens ont constitué un groupe multiconfessionnel chargé de contribuer à la planification d’un vaste programme sur la sécurité alimentaire auquel participeront de nombreux donateurs.

« L’idée est de faire en sorte que les organisations religieuses qui travaillent dans le domaine du développement aillent sur le lieu des projets des autres », dit Mme Tyndale, « et d’organiser quelques débats régionaux pour examiner dans quelle mesure elles contribuent à la sécurité alimentaire en Ethiopie et, le cas échéant, quelle est leur contribution particulière par rapport aux ONG civiles. Ils pourront ensuite tirer des conclusions et présenter des recommandations pour le programme à donateurs multiples ».

M. Wilson Mtebe, secrétaire général du Conseil des églises chrétiennes en Tanzanie, a présenté l’action menée en Tanzanie où des hindous, des musulmans et des chrétiens coopèrent pour recenser les problèmes clés en ce qui concerne la prestation des services sanitaires et sociaux. Comme en Ethiopie, le projet dressera l’inventaire des activités entreprises par des organisations religieuses dans le domaine de la santé afin d’apporter une contribution au programme national de santé qui est financé en partie par la Banque mondiale.

Déclaration commune

La première publication du Dialogue intitulée « Pauvreté et développement : perspective interconfessionnelle » a été présentée officiellement à la réunion de Washington. Fruit d’importantes consultations entre les membres du Dialogue, le document « Perspective » présente une vision du développement économique inspirée de la foi, qui repose sur l’idée qu’il « ne peut y avoir de séparation importante entre les aspects sociaux, économiques, politiques, écologiques, culturels et spirituels de la vie ».

Pour les participants, ces activités montrent que les religions sont de plus en plus prêtes à travailler ensemble et à s’engager sérieusement à dialoguer avec la Banque mondiale.

« Il me paraît extraordinaire qu’un aussi grand nombre de dirigeants religieux du monde puissent se rassembler et publier un document commun », dit Thomas Lachs, représentant de la communauté juive réformiste. « Il ne faut pas oublier que les religions se sont fait la guerre pendant des siècles et que cela faisait partie de leurs relations normales. »

En ce qui concerne la Banque, M. Wolfensohn a dit au groupe qu’il espérait que l’importance des valeurs spirituelles et morales soit reconnue dans toutes les activités de la Banque. Il pense que l’échec des efforts déployés à ce jour pour éliminer la pauvreté tient au caractère désorganisé des projets mis en œuvre par toutes les parties concernées, depuis les organisations à caractère religieux jusqu’à la Banque mondiale, en passant par les organismes gouvernementaux.

Le WFDD lui paraît être une « tentative modeste » de lier les communautés religieuses aux institutions internationales, selon une déclaration publiée par la Banque. Pour M. Wolfensohn, les religions ont un rôle de premier plan à jouer dans la lutte contre la corruption.

Une atmosphère chaleureuse

Les participants au Sommet de Washington pensent que ces succès ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse.

« Tout le monde a remarqué que l’atmosphère était plus détendue tant parmi les représentants de la Banque et des religions, qu’entre les religions elles-mêmes », dit Swami Amarananda de la Mission Ramakrishna, représentant l’hindouisme. « On a eu le sentiment qu’il régnait une grande harmonie et, surtout, de l’enthousiasme. Rien de semblable ne s’était produit auparavant. »

Les participants ont également observé que les représentants de la Banque mondiale semblaient beaucoup plus à l’aise pour parler des aspects spirituels des activités de développement.

« Tant M. Wolfensohn que M. Camdessus ont reconnu que les valeurs spirituelles étaient au cœur du développement, et ils ont tous les deux parlé de Dieu », dit M. Arturo, représentant bahá’í au Dialogue.

« La plupart des débats ont été centrés sur les valeurs. En réalité, c’était un spectacle étonnant de voir que des dignitaires des églises et les directeurs des grandes institutions internationales étaient d’accord sur les concepts, les principes et les enseignements qui sont au cœur des religions du monde. »



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Dernière mise à jour le 25/09/2017