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Revue n° 38-39, 1999

En Australie, une Conférence internationale sur les femmes dessine de nouvelles perspectives

BRISBANE, Australie — Dans la perspective du rôle des femmes dans le nouveau millénaire, la Conférence internationale sur les femmes tenue à Brisbane portait sur les thèmes suivants : partenariats entre les différents secteurs de la société ; mesures concrètes à prendre pour encourager la promotion des femmes et prise en compte des valeurs spirituelles et morales afin de consolider les acquis.

Organisée par le Bureau pour l’avancement des femmes de la communauté bahá’íe d’Australie, la conférence intitulée « Partenariats pour le prochain millénaire » a rassemblé plus de 450 hommes et femmes venus d’une quinzaine de pays. Cette conférence, qui a eu lieu au mois de septembre 1999, a été l’une des manifestations internationales les plus marquantes jamais organisées en Australie.

Près du tiers des participants étaient des Aborigènes australiens, dont la présence était l’un des objectifs majeurs et l’une des caractéristiques essentielles de la conférence. La diversité des individus et des groupes présents ainsi que celle des points de vue exprimés était inédite.

« Cette Conférence marquera une étape dans la promotion de la femme » dit en séance plénière Fiona Krautil, directrice de l’Agence australienne « Affirmative Action ».

La création de nouveaux partenariats était l’un des thèmes majeurs de la conférence. Les intervenants ont souligné les avantages et les modalités pratiques de la constitution de tels partenariats entre les femmes ou entre les hommes et les femmes, mais également avec l’industrie, le gouvernement et d’autres ONG de même nature, ainsi qu’entre les différentes cultures et les différentes associations religieuses.

« Les partenariats sont essentiels pour introduire des changements durables et positifs », dit Katina Jones, présidente du Comité bahá’í australien pour la promotion de la femme. « Nous constatons qu’il est de plus en plus nécessaire, à l’échelle mondiale, de créer des partenariats stratégiques avec nos collègues et nos homologues. Ces partenariats doivent être développés dans tous les secteurs aux niveaux politique, social, culturel, environnemental et industriel. »

Modalités pratiques

Felicity Hill, membre de la Ligue internationale des femmes pour la liberté (WILPF), pense qu’il faut commencer par des partenariats entre femmes. « Nous devons être solidaires les unes des autres. » « Nous devons admettre nos différences et prendre conscience du fait que nous avons en face de nous des structures économiques et politiques qu’il faut vaincre ensemble. »

Dale Spender, professeur adjoint à l’Université du Queensland, encourage les femmes à se familiariser avec les ordinateurs et la technologie de l’information. « Pour réaliser une répartition plus équitable des ressources mondiales, tout le monde doit être le citoyen numérique d’un village planétaire. Alors que les femmes ont les qualités voulues pour réussir à l’ère de l’information et que nous sommes mieux que jamais capables de développer nos talents et de trouver notre juste place dans la société tant publique que privée, nous devons encore rester vigilantes, pour nous-mêmes et pour la communauté mondiale. »

La conférence a encouragé la coopération entre les associations féminines, les groupes communautaires, les entreprises et les associations religieuses.

« Grâce à la Conférence, j’ai noué de nouveaux partenariats avec des personnes du monde de la justice, avec des services nationaux en faveur de la femme, dans le secteur privé et d’autres secteurs publics », dit Cheryl Hastie, l’une des participantes.

La Conférence a également préparé les femmes aux débats de la Conférence « Beijing + 5 ».

Réconciliation avec les Aborigènes

La participation de femmes aborigènes était importante, le thème principal de la conférence étant axé sur la réconciliation nationale avec les Aborigènes d’Australie.

« C’est la première fois que les femmes aborigènes se sont senties sur un pied d’égalité », dit Grace Smallwood, militante du droit à la santé des Aborigènes. « Ici, elles n’ont pas servi d’alibi mais ont été traitées et écoutées à chaque session comme des participantes à part entière. »

Pendant des décennies, les Aborigènes d’Australie ont été en butte à la discrimination et des centaines, sinon des milliers d’entre eux, ont dû quitter de force leur famille pour recevoir une éducation, au détriment de leur culture et de leurs traditions. Un processus de réconciliation nationale vient d’être lancé. Il vise à améliorer les relations entre les Aborigènes et les insulaires du détroit de Torres et l’ensemble de la communauté.

« J’espère que quand ces femmes rentreront chez elles, elles seront convaincues d’être une population unique qui existe depuis 60 000 ans », dit Jackie Huggins, membre du Conseil national pour la réconciliation des Aborigènes. « Nous sommes les premiers Australiens mais représentons à peine 2 % de la population australienne. Nous avons besoin des autres. Les Aborigènes d’Australie doivent établir des partenariats avec les associations de femmes, les associations religieuses et les groupes communautaires qui peuvent nous aider et se joindre à nous dans un véritable esprit de réconciliation. »

Outre les discours et les groupes de travail, les participants à la conférence ont eu l’occasion d’exprimer leur attachement à un « Projet de document sur la réconciliation » qui, pour l’essentiel, proclame la fin de la discrimination et le début du respect pour les autres cultures.

Bon nombre de femmes se sont dites touchées par le fait que la question des Aborigènes ait été abordée. Pour Glenys Charlton, une Aborigène, c’est une expérience unique qui les a valorisées . «Cette Conférence permet aux Aborigènes australiens et aux insulaires du détroit de Torres d’être entendus », ajoute-t-elle.

Energie spirituelle

Pour de nombreux participants, la Conférence a été aussi particulière en ce sens qu’elle a mis l’accent sur les valeurs spirituelles et morales sous l’angle des problèmes spécifiques des femmes.

« La Conférence s’est déroulée dans un esprit de grande spiritualité » dit June Perkins, administrateur autochtone du développement communautaire auprès de la communauté bahá’íe australienne. « J’ai compris qu’une grande énergie spirituelle se dégageait lorsque des femmes travaillaient ensemble. »

Pour Ann Hinton, qui a travaillé sur le thème « Développement de la capacité unique des femmes – une quête spirituelle », la Conférence était très différente des autres manifestations en ce sens qu’elle a montré comment « la soif de justice et la démarche intellectuelle peuvent être plus faciles si elles passent par l’amour et les valeurs spirituelles ».

Dans son allocution de clôture, Lyn Lane, directrice du Bureau bahá’í pour l’avancement des femmes, a dit que l’égalité totale entre les hommes et les femmes était une condition préalable à la paix dans le monde. Elle a ajouté que la Conférence avait été organisée pour promouvoir l’égalité en partageant des nouveaux concepts, en encourageant la création de partenariats et en renforçant le processus de réconciliation avec les Aborigènes d’Australie.

« Ces résultats ont été obtenus grâce à un nouvel état d’esprit, une nouvelle approche, une nouvelle perspective et une volonté affirmée de promouvoir la femme dans le monde entier.»

Avec la collaboration de Marie Chittleborough



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Dernière mise à jour le 24/11/2017