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Revue n° 3, 1990

Lancement d’un projet ambitieux d’édition «interconfessionnelle» des textes sacrés

La Fondation des Littératures sacrées rassemblera les écritures des religions du monde

NEW YORK — Lorsque les représentants de quelques-unes des principales religions du monde se réunirent à Assise (Italie), il y a trois ans, pour débattre des rapports existant entre la religion et la préservation de l’environnement, ils se heurtèrent à un obstacle majeur qui n’était pas prévu : les textes sacrés qu’ils espéraient commenter n’étaient souvent pas disponibles dans les langues les plus connues.

Afin d’y remédier, il a été créé un nouveau projet «interconfessionnel» sans précédent : La Fondation des littératures sacrées.

Annoncée par S.A.R. le Prince Philip, Duc d’Edimbourgh, le 22 mai aux Nations Unies, la Fondation des littératures sacrées rassemble, pour la première fois, des savants et des personnalités du monde littéraire appartenant aux principales communautés religieuses du monde, dans le but de réaliser de nouvelles traductions anglaises des plus importants textes sacrés.

« Il s’agit du plus grand projet de publication interconfessionnelle jamais entrepris », a déclaré Mme Kerry Brown l’un des directeurs de la fondation dont le siège est à Manchester, Angleterre. « L’ensemble de l’héritage spirituel du monde sera ainsi disponible en langue anglaise, et cela grâce à cette série. »

Jusqu’à présent, la fondation a obtenu des engagements de soutien et de collaboration de la part des représentants de huit des principales religions du monde – le Bouddhisme, le Christianisme, l’Hindouisme, l’Islam, le Judaïsme, la religion Sikh, le Taoïsme et la Foi bahá’íe. Des représentants de mouvements religieux régionaux, ainsi que de peuples indigènes, vont également collaborer avec la fondation en vue de la publication d’écrits sacrés et de traditions orales qui n’ont été, à ce jour, ni traduits ni publiés.

Le projet se distingue aussi par le fait que des membres de chaque com­munauté religieuse ont été invités à surveiller la traduction de leurs propres textes sacrés, au lieu que cette tâche soit confiée à des spécialistes de l’extérieur.

« Il y a bien eu des projets de publication multiconfessionnels, mais réalisés par une seule religion ou une seule culture », explique Mme Kerry Brown, « et aucun de ces projets ne prévoyait de faire appel à des spécialistes appartenant aux différentes religions ».

Pour sa part, la Communauté internationale bahá’íe prépare actuellement une nouvelle et importante com­pilation en langue anglaise des écrits sacrés de la Foi bahá’íe. Cette compilation comportera des textes traduits en anglais pour la première fois.

La publication du premier volume est prévue pour 1992 et coïncidera avec le centenaire de la mort de Bahá’u’lláh, le fondateur de la Foi bahá’íe, qui écrivit en arabe et en persan.

« L’enjeu de cette nouvelle initiative dans le domaine de l’édition va bien au-delà d’une simple retraduction et de la republication des grands écrits religieux du monde, même si cette entreprise est déjà en soi un événement majeur », déclare M. Douglas Martin, directeur général du Bureau d’information publique de la Communauté internationale bahá’íe.

« Du fait de l’ampleur de son engagement envers la diversité des com­munautés religieuses, nous estimons que la Fondation des littératures sacrées constitue une importante étape vers la compréhension et la tolérance. »

Parmi les projets réalisés par d’autres religions, citons une traduction anglaise – agréée – du Coran, la toute première traduction de la Bible orthodoxe grecque et celle de textes juifs rares ou largement méconnus.

« Actuellement, par exemple, nous travaillons avec notre éditeur littéraire pour les textes juifs sur une traduction du Sha’are Oah (les Portes de l’Illumination) », a dit Mme Brown. « Il s’agit d’une source importante de la pensée cabalistique. Ce texte est inconnu en Occident et n’a jamais été traduit à ce jour ».

Selon Mme Brown, des contrats ont été conclus avec le géant de l’édition, Harper and Row, de San Francisco, pour la publication, la commercialisation et la diffusion des ouvrages. Les premiers seront prêts pour 1992 environ, a-t-elle ajouté.

« Notre objectif est de produire des livres dont la lecture soit très accessible, qui soient également fidèles à la pensée culturelle et religieuse, et dont les traductions soient considérées comme véridiques par les adeptes de chaque religion », a déclaré Mme Brown.

L’idée de créer la Fondation des littératures sacrées est née lors du rassemblement d’Assise, lorsqu’a été formé le Réseau pour la préservation de la nature et la religion. Ce réseau, organisé par le WWF (Fonds mondial pour la nature), a pour but de mettre en relief les enseignements d’ordre éthique et spirituel des diverses religions du monde dans leurs rapports à la nature et à sa préservation.

« Le réseau a pour but de favoriser un dialogue entre les religions, ainsi qu’entre celles-ci et leurs propres adeptes, sur les enseignements sacrés tels qu’ils se situent par rapport à l’environnement », déclare Mme Brown. Constatant que les traductions des textes sacrés étaient souvent de qualité médiocre ou qu’elles n’existaient pas, la Fondation des littératures sacrées est apparue comme une solution, et cela dans « une sorte de réaction en chaîne ».

S.A.R. le Prince Philip, dans son rôle de président du WWF, a prêté son nom et sa réputation à la fondation en acceptant d’en annoncer le lancement au siège des Nations Unies, lors de sa première conférence de presse devant cette instance internationale. Ses observations sont le reflet des espoirs qu’il fonde dans le projet.

« Il est très possible, selon moi, que la Fondation des littératures sacrées apporte une importante contribution au dialogue interconfessionnelle et, espérons-le, à une meilleure compréhension entre les disciples des différentes religions et croyances », a déclaré le Prince Philip le 22 mai dernier.

Le Prince a fait observer qu’il était particulièrement approprié que la création de la fondation soit annoncée aux Nations Unies. « Ce bâtiment symbolise le désir ardent de tous les hommes de bonne volonté d’un monde plus paisible et plus empreint de coopération. Or ceci ne pourra être réalisé que lorsque les grands mouvements politiques et religieux apprendront à être plus tolérants et compréhensifs les uns envers les autres. »

Outre le Prince Philip, plusieurs personnalités du monde entier ont confirmé leur soutien; parmi celles-ci figurent notamment : M. Edgar Bronfman, président du Congrès juif mondial, le poète britannique Ted Hughes, lauréat de prix littéraires, S.E. le Dr Karan Singh, ambassadeur de l’Inde aux Etats-Unis, et Mme Rúhíyyih Rabbani, figure éminente de la Foi bahá’íe.



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Dernière mise à jour le 25/09/2017