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 Baha'u'llah
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Revue n° 3, 1990

Un cadre universel pour les problèmes de l’environnement

Après des années d’inattention, le monde semble enfin s’éveiller à l’ampleur des problèmes auxquels notre environnement est confronté. Le sérieux de cet intérêt est favorablement accueilli. Toutefois, dans la discussion générale sur les moyens de surmonter cette crise, l’élément crucial est bien souvent absent. Or cet élément, un cadre international, est nécessaire à la protection de l’environnement. En matière d’environnement, les problèmes les plus urgents sont de na­ture internationale. Qu’il s’agisse de la pollution des océans, de la surpro­duction des gaz à l’origine de « l’effet de serre », de l’extinction des espèces ou du déboise­ment, tous ces problèmes ignorent les frontières entre Etats. Toute solution réelle doit obligatoirement impliquer une coopération internationale.

Cependant, les experts de l’environnement et les politiciens hésitent à aborder le problème plus vaste d’un ordre mondial et de l’unité planétaire. Bien que l’on parle souvent d’efforts « coordonnés » ou d’« approche mondiale », la plupart des pro­positions en faveur de la préservation de l’environnement ne tiennent pas compte de la nécessité d’une révision sérieuse de la charte politique du monde.

Or une réflexion attentive sur l’étendue et la nature des menaces qui pèsent sur l’environnement de la planète montre qu’une action globale d’une telle ampleur est désormais indispensable.

De plus, les causes de ces diverses menaces sur l’environnement sont complexes et revêtent divers aspects : social, technologique, politique, culturel et même spirituel.

Examinons-en deux exemples :

Les forêts tropicales fournissent une grande partie de l’oxygène présent dans le monde et contiennent toute une réserve d’espèces végétales et animales. Or elles sont en cours de destruction rapide par des causes allant des pluies acides au déboisement causé par des familles appauvries à la recherche de terres agricoles.

Ainsi, toute tentative visant à préserver les forêts doit aborder des problèmes variés, depuis la politique industrielle jusqu’aux disparités entre riches et pauvres. En fin de compte, les efforts tendant à réaliser une alphabétisation uni­verselle seront tout aussi importants que la création de réserves naturelles.

De même, la limitation de l’utilisation de combustibles fossiles exigera de longues campagnes visant à éduquer les consommateurs. L’application de nouvelles technologies doit s’effect­uer à l’échelle mondiale. De nouvelles pers­pectives, de nouveaux modes de vie sont essentiels.

L’accent mis sur l’environnement a suscité dans de nombreux pays, tout un courant d’idéalisme et d’engagement envers sa protection. Or ce courant d’opinion ne pourra s’amplifier que si l’étendue des dangers menaçant l’avenir de nos enfants devient chaque jour plus manifeste. S’il s’accompagne d’une vision et d’une direction effectives, il constituera une ressource sans précédent en vue d’une transformation importante de la société humaine. Tel est le défi réel qui se pose au mouvement en faveur de l’environnement.

Il y a plus d’un siècle, Bahá’u’lláh, le fondateur de la Foi bahá’íe, a lancé son appel en faveur de l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Bâti autour du concept d’une confédération des nations, avec un parlement et un gouvernement mondiaux chargés d’exécuter sa volonté, ce nouvel ordre politique servirait à englober et à unir toute l’humanité et à promouvoir l’éclosion d’une «civilisation en constante évolution ».

Un tel ordre nouveau doit, par nécessité, être fondé sur les principes de justice économique, d’égalité raciale, de droits égaux entre hommes et femmes, et d’éducation universelle.

« Le bien-être du genre humain, sa paix et sa sécurité, sont irréalisables tant que son unité n’est pas solidement établie, » a écrit Bahá’u’lláh. « La terre n’est qu’un seul pays, et tous les hommes en sont les citoyens ».

Plus qu’aucun autre phénomène actuel, la crise de l’environnement, toujours plus aiguë, a montré la véracité et la profondeur de ces paroles.

Bien que la notion de confédération des nations ait été largement débattue depuis le début du siècle, en tant qu’instrument de la paix mondiale, il est de plus en plus admis que la dégradation de l’environnement peut s’avérer aussi dévastatrice qu’une guerre mondiale, et cela devrait amener les hommes et les femmes éclairés à élargir le concept de sécurité collective, afin qu’il englobe également la crise de l’environnement.



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Dernière mise à jour le 21/11/2017