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Revue n° 8, 1991

Vers un nouvel ordre Mondial

Avec une rapidité que seules nos communications modernes peuvent engendrer, l’expression « nouvel ordre mondial » est brusquement entrée dans le langage courant universel.

Dirigeants, journalistes et universitaires ont adopté cette expression et, bien que son sens reste encore à définir clairement, elle se trouve au cœur de tout débat sur la façon d’organiser la prochaine étape de notre vie politique collective.

Le besoin d’un tel débat est clair. A travers les changements en Europe de l’Est, l’agitation en Union soviétique, la crise au Moyen-Orient et, ailleurs, les luttes et les réformes de grande envergure, il devient évident que le “vieil ordre mondial” est en train de s’émietter.

Pour les bahá’ís, le terme “nouvel ordre mondial” a un sens particulier, net et précis. Il y a plus de cent ans Bahá’u’lláh, prophète fondateur de la Foi bahá’íe, utilisait ce terme pour décrire une série à venir de changements et de développements considérables dans la vie politique, sociale et religieuse du monde. Ces changements, a-t-Il dit, transformeront finalement le monde en une fédération globale, unie et pacifique.

« Les signes de désordres et de convulsions imminents sont dès maintenant discernables d’autant mieux que l’ordre de choses en vigueur se révèle lamentablement défectueux », écrit Bahá’u’lláh.

« Bientôt le présent ordre de choses sera révolu et un nouveau le remplacera. »

Le “nouvel ordre mondial” dont Bahá’u’lláh avait la vision s’appuiera sur la sécurité collective des nations comme moyen essentiel pour établir la paix mondiale. Plus qu’une prescription pour la réorganisation politique du monde, la vision de Bahá’u’lláh embrasse, à vrai dire, l’ensemble de tous les besoins sociaux, économiques et spirituels de l’humanité. Sa base, dit-Il, sera établie sur les principes de l’unité et de la justice.

En 1936, cette vision fut résumée par Shoghi Effendi qui a dirigé la communauté bahá’íe de 1921 à 1957 et préparé les fondations pour l’élection du conseil international désigné par Bahá’u’lláh, conseil qui guide maintenant le monde bahá’í. Son exposé de la vision de Bahá’u’lláh devient tout à fait à propos maintenant que s’ouvre la discussion sur la forme que doit prendre ce nouvel ordre mondial.

« L’unité de la race humaine, telle que la conçoit Bahá’u’lláh, implique l’établissement d’une communauté universelle où nations, races, classes et croyances seront étroitement et définitivement unies, où l’autorité des dirigeants et la liberté personnelle, ainsi que l’initiative des individus qui la composent seront complètement et pour toujours sauvegardées.

Cette communauté, pour autant que nous puissions l’imaginer, comportera une législature universelle dont les membres, en tant que représentants de la race humaine, auront le contrôle suprême de toutes les ressources des nations qui la composeront, et édictera les lois nécessaires pour régler la vie, satisfaire les besoins et harmoniser les relations de tous les peuples et de toutes les races. Un pouvoir exécutif universel, s’appuyant sur une force internationale veillera à l’exécution des décisions arrêtées par le corps législatif mondial, à l’application des lois qu’il aura votées et à la sauvegarde de l’unité de l’Etat mondial. Un Tribunal universel se en dernier ressort dans tous les conflits et disputes qui pourront s’élever entre les membres de ce système universel… »

Shoghi Effendi écrit que ce nouvel ordre mondial implique la création d’un « mécanisme d’intercommunication mondiale » et, également, l’adoption d’une langue internationale, d’une monnaie internationale et d’un système international de poids et mesures pour « simplifier et faciliter les relations entre les peuples et les races de l’humanité ».

Et Shoghi Effendi ajoute : « Dans cette société, les deux grandes puissances de la vie humaine, la religion et la science, seront réconciliées, elles coopéreront et se développeront dans l’harmonie. La presse, tout en donnant libre champ à l’expression des vues et convictions diversifiées du genre humain, cessera d’être vendue à des intérêts privés ou publics et sera libérée de l’influence des gouvernements et des peuples en conflit.

Les ressources économiques du monde seront organisées, toutes les sources de matières premières seront exploitées à plein rendement, tous les marchés coordonnés et développés, et la distribution des produits équitablement réglée. » La vision bahá’íe d’un nouvel ordre mondial implique la fin des préjugés et un engagement ferme dans la voie de la justice économique. Voici la description qu’en donne Shoghi Effendi:

« Rivalités, haines et intrigues cesseront entre les nations. Animosité et préjugés raciaux feront place à l’amitié raciale, à la compréhension réciproque et à la coopération. Les causes de luttes religieuses seront à jamais écartées, les barrières et restrictions économiques abolies, et l’anormale disparité entre les classes disparaîtra complètement. La suppression de la propriété cessera d’être envisagée en même temps que cessera l’accumulation de la richesse entre un petit nombre de mains.

Les immenses énergies qu’actuellement absorbe et gaspille la guerre économique ou politique, seront consacrées à étendre la portée des inventions humaines et du développement de la technique industrielle, à accroître la productivité du genre humain, à exterminer la maladie, à pousser plus avant les recherches scientifiques, à améliorer la santé physique de la race, à rendre le cerveau humain plus aigu et plus subtil, à exploiter les ressources de la planète jusque-là inemployées et insoupçonnées, à prolonger la vie humaine et à développer tout autre moyen propre à stimuler la vie intellectuelle, morale et spirituelle de la race humaine tout entière. »

Dans les écrits bahá’ís, cette vision n’est pas seulement esquissée comme un espoir ou un appel, elle est plutôt considérée en termes de processus historique inévitable, comme faisant partie d’un plan divin.

Quelle que soit l’issue des conflits et des révolutions qui font rage à travers le monde, les bahá’ís pensent que l’humanité créera finalement un nouvel ordre mondial comme celui décrit par Bahá’u’lláh. Avec chaque jour qui passe, se révèle plus évident le fait qu’il n’existe pas d’autre choix.



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Dernière mise à jour le 22/09/2017